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October 29 J'aurai voulu être un... magicienMes chers amis bonsoir...
Je viens de découvrir une chose qui me hante depuis ma plus tendre enfance, un aspect de moi même que j'avais laissé de côté, de peur de paraître trop abstrait et surnaturel à vos yeux, de peur de perdre cette confiance que vous me faisiez parce que j'avais les pieds sur terre, la tête sur les épaules et les idées bien en place...
Pourtant, je viens maintenant vous avouez une chose incroyable, inadmissible même pour les plus terre à terre, quasiment impardonable pour les puristes de ce lieu... Je rêve de magie...
D'où me vient ce subit changement sur la métaphysique et le paranormal, comment puis-je me vautrer dans cette fange qu'est l'irréel, l'inaccessible, l'incroyable, UMBELIEVABLE comme dirait le grand David Copperfield...
Je sors tout droit de l'excellentissime Stardust que je vous conseille de ne pas rater tant ce film est génial. Vous le savez, je ne parle plus de film ici, pour celà il faut se rendre sur mon blog à cet effet. Mais je suis obligé de vous expliquer la cause de mon tourment. Ce film est un conte qui m'a replongé dans mes rêves d'enfant, ceux qui me permettaient de voler dans les airs, de courrir sur des nuages, d'attraper des étoiles, de rencontrer des tonnes de gens merveilleux, de découvrir le monde. Bref, de rêver...
Alors oui, je veux être un magicien, mais attention, pas à la Sylvain Mirouf. Non... Malheureux. Moi je veux de la vraie magie, celle qui ne s'enseigne pas, celle qui ne triche pas, celle qui fait peur. Je veux transformer, détruire, créer, démolir, foisonner...
Je veux des éclairs, de la fumée, des potions, des formules, des irréversibilités.
Non, je ne suis pas le futur Harry Potter, moi je veux entendre des incantations, je veux faire revenir les esprits, que l'on m'apprenent les produits des fioles, les formules magiques, les philtres d'amour. Qu'on me dise qu'un regard peut inciter, obliger, déstabiliser...
Que l'on m'enseigne les tarots les osselets et les runes, que l'on fasse de moi un incontournable de la magie noire. Les Merlin, Willow et autres enchanteurs de pacotille n'ont qu'à bien se tenir.
Je vais enchanter vos esprits, vous rendre fanatiques, sans même que vous n'ayez compris ce qui se passe dans vos têtes...
Maintenant fermez les yeux, vos paupières sont lourdes, lourdes, LOURDES, TREEEEEEEEEEES LOURDES...............................
EH OH je déconnais rouvrez les yeux, je vous promets que trés bientôt un vrai billet viendra prendre place ici, mais pour l'heure j'y suis pour rien, je rêvasse, je flemmardise, je vis à la méridionale, et je me repose sur mes lauriers.
J'ai besoin d'un petit electrochoc, et ce sera reparti, je reviens la tête fraîche trés prochainement, promis juré, mais pour l'heure, laissez moi à mes expériences, et si vous aviez par hasard un petit tuyau à me refiler... je prends...
Laissez-vous tenter.... March 08 Les TémoinsIl y a une chose dont je me suis rendu compte récemment.
On est tous témoin de quelque chose. Et grâce à cette fabuleuse émission offerte par M6 en raison de ses 20 ans, je me suis rendu compte que nous avons été bien plus souvent témoins de choses affreuses que de moments de joie.
Quelle belle émission d'ailleurs. Les 20 moments préférés des français...
Je ne savais pas la France aussi lugubre. Entre le 11 septembre 2001 (pour ceux qui n'aiment pas les chiffres, WTC, et pour ceux qui n'aiment pas les initiales, les attentats de New-York), le tsunami, la mort de Lady Diana, la mort de Marie Trintignant, la canicule et la grande tempête de l'an 2000, heureusement qu'il ya avait le 3-0 de 1998 sinon je me serai pendu à la fin du programme (d'autant plus que l'émission suivante était le rendez-vous hebdomadaire de Fogiel).
Ce qui est sûr, c'est que malgré tout, j'étais scotché devant toutes ces images, me demandant encore comment de telles choses étaient possibles.
Alors je me suis dit, à être témoin de quelquechose, autant aller au cinéma voir un film qui s'apelle à juste titre "Les Témoins".
Le film est génial, Emmanuelle Béart repasse devant Cécile de France dans mon top 564 des plus grandes actrices françaises, Michel Blanc je suis fan, et André Téchiné réussi ici un coup de maître.
Alors j'hésite à vous raconter l'histoire, parce que j'aurai préféré allé voir ce film sans savoir de quoi il s'agissait. Mais entre les promos, les bandes annonces et autres publicités mesquines via la radio, le spitch avait atteri dans mes oreilles malgré moi.
Alors ceux qui n'en veulent pas plus savoir, STOP.
Les autres voici en gros l'histoire du film.... Comment ça il ne reste plus personne....
Michel Blanc, médecin homosexuel dans le Paris des années 80 s'entiche d'un jeune homosexuel de la campagne qui lui en fera voir des vertes et des pas mûres, en toute sincérité cependant.
Michel Blanc est un ami fidèle d'Emmanuelle Béart, mariée librement à Sami Bouajila qui vient de lui faire un enfant.
A noter la bouffée délirante de Julie Depardieu, elle aussi dans mon classement des 564.
Et tout ce petit monde, dans un premier temps, va vivre le genre d'histoires que l'on vit généralement, l'amour, les tromperies, les coups de foudre, les découvertes de l'autre... jusqu'à découvrir quelque chose qui les dépasse complètement et dont ils ne savent rien, un nouveau virus qui sévit dans la communauté homosexuelle New Yorkaise, et qui peu à peu se répand dans le microcosme parisien.
Ces gens là vont être témoin d'un des bouleversements majeurs de notre époque, et leur sincérité et touchante.
Je vous invite donc à aller voir ce film, qui effectivement, n'est pas des plus gais (sans mauvais jeu de mot) mais a le mérite de nous émouvoir.
Bonne séance. December 08 Etre un agent secret ou pas...C'était quasi impossible de bosser dans un cinéma et de ne pas aller voir le dernier James Bond.
Si, c'était faisable vous avez raison... Mais bon, on ne résiste que trés rarement à la tentation. Surtout que les critiques étaient plutôt positives.
Alors Daniel Craig en 007 ça donne quoi????
Avant tout, petite précision importante, je ne suis pas un fana des services secrets de Sa Majesté, et j'ai pas dû en voir tant que ça des James Bond. Mais celui là, je l'ai vu, et j'ai plutôt bien aimé.
Je me suis trés vite imaginé en agent secret. Qu'est ce que j'aimerai ça.
Bon j'avoue, pas tellement pour les courses poursuites sur les grues à 300m du sol, ni pour les affrontements sur le toit des immeubles, ou les poursuites à la nage sous des profondeurs terribles (toujours cette peur affreuse de l'eau, et mon manque d'entrainement évident au poissonage (c'est plus joli que nage je trouve...).
Non, moi je veux être James Bond pour les voitures, les costumes, les femmes, les joujous (oh oui, le stylo qui fait aussi four micro-onde et les chaussures qui permettent de marcher sur l'eau...). Une sorte d'inspecteur Gadget dans les normes. Un qui réussit...
Et puis les voyages, toujours dans des hôtels luxueux, des suites de folie avec petit déjeuner au champagne (non en fait ça me tente moyen, je le mettrai au frais pour le soir).
Et surtout, un kit oreillette qui te permet de rester en contact avec ton patron 24h sur 24... Le rêve non ???
Finalement être James Bond, c'est peut-être pas la vie idéale.
Croire que tous les chinois qu'on croise sont dans la mafia des fameuses triades, que tous les russes sont venus empoisonner les espions étrangers (tiens ça me rappelle quelque chose cette histoire...), que les mexicains sont des fous furieux du poignard, que les africains sont membres d'une milice qui vise à mettre des bombes partout sur la planète...
Se méfier de toutes les personnes qui nous saluent dans la rue, de toutes les filles qui viennent nous charmer, de tous les boulangers qui nous vendent du pain (c'est vrai, c'est suspect un boulanger qui vend du pain), de tous les élèves de la star ac qui chanteraient bien...
Et marcher dans la rue l'air de rien, habillé comme si tous les jours étaient un 31 décembre, un doigt sur l'oreille, une main dans la poche prête à dégainer. Pas facile pour faire ses courses à Carrefour (ni à Auchan d'ailleurs).
Et rentrer le soir se connecter en direct de son dernier PC dernier cri qui a même pas besoin de Google pour trouver ce que tu cherches, parce que de toute façon, ton disque dur interne contient TOUTES les informations secrètes ou pas, dont tu peux avoir besoin.
Si j'étais agent secret, je saurai tout sur tout le monde... Ce serait bien ça.
Qui a tué Kennedy, Marylin Monroe a-t-elle été assassinée, où se trouve l'île qui héberge Elvis, Bob Marley, Curt Cobain et les Worlds Aparts...
Je saurai pourquoi la terre est ronde, pourquoi le ciel est bleu, pourquoi Arlette Laguillier prend pas sa retraite, pourquoi je suis toujours aussi con, et pourquoi vous êtes encore en train de lire ce billet alors que j'ai toujours pas parlé du film en lui même (je suis pas le seul à être con on dirait...).
Bon aller, parlons du film. En un mot, il est bon, trés bon, James bon.... (oui ben vous l'avez cherché).
Pas trop de gadget, pas trop d'irréalisme sauf au tout début, ou quand même, faudrait pas nous prendre pour des billes.
Bref, un grand moment de ciné malgré les 2h28 du film.
Je laisse sur la page d'accueil la musique officielle du film. "You Know My Name".
Bien sûr que tu know my name, c'est en gros là haut, là, la boîte de Guillermo.... November 25 BabelEt voilà le film du moment, celui qu'il ne faudra rater sous aucun pretexte.
Alejandro Gonzalez Iñarritu a encore une fois frappé. Aprés 21 grammes (trés grand film à voir également de toute urgence) et surtout le fameux Amores Perros, le réalisateur nous montre qu'il n'y a pas de hasard, et que son talent est bien présent.
Pour ce qui est du thème du film, c'est une réccurence plutôt bien traitée ici. L'enchevêtrement des événements, le fait qu'une action à l'autre bout du monde peut se répercuter aux quatre coins du monde, ou comment un coup de feu tiré par deux enfants sur une montagne désertique du Maroc peut amener une Mexicaine à passer la frontière avec deux enfants américains...
Le film dure 2h26 et je peux vous assurer que je n'ai pas regardé ma montre une seule fois, ni même cligné des yeux, ce qui m'arrive assez souvent au cinéma en ce moment vu la fatigue latente.
Donc bien evidemment, je recommande vivement ce film à tout un chacun qui voudrait passer un bon moment au cinéma.
Et puis, et c'est assez rare pour le souligner, le film est en VO.
Mais l'action se déroulant partout dans le globe, on comprend assez, pourquoi on passe de l'anglais à l'espagnol, et de l'arabe au japonais. On en oublie les sous-titres parce qu'ils font partie intégrante du film et sont tout à fait justifiés.
Et puis il y a Brad Pitt. Brad Pitt qui au delà de ses frasques amoureuses a toujours bien choisi ses films. Encore une fois, il joue impecablement bien et le beau blond est décidemment un grand acteur.
Je vous laisse découvrir ce film magique le plus vite possible... November 01 Les coups de coeur ciné du momentEnfin de grands films reviennent sur nos écrans en ce mercredi de la Toussaint.
J'en profite pour porter un toast à tous nos morts qui attendent avec impatience cette journée indispensable à nous autres mortels, pour nous souvenirs de notre caractère éphémère...
C'est d'ailleurs de mort que nous allons parler en seconde partie de ce billet avec un film énorme.
Mais commençons d'abord par la comédie du moment. "Prête-moi ta main", l'excellent film d'Eric Lartigau que j'ai eu la chance de voir en avant première.
C'est une comédie plutôt bien réussie avec l'humour inégalable d'Alain Chabat.
Charlotte Gainsbourg y est tordante, et les répliques sont vraiment trés drôles. J'allais vous en donner un exemple quand je me suis dit que la surprise de ces répliques en faisait le charme. Je me tais donc, et vous laisse vous rendre dans les salles de cinéma.
Luis vit dans un univers de femmes entre sa mère et ses soeurs nombreuses, qui par un bel aprés midi, ont décidé de trouver une femme à marier à l'homme de la maison. Mission quasi impossible pour un célibataire endurci qui a plus d'un tour dans son sac pour s'en sortir...
Mais, si vous ne deviez choisir qu'un seul film en cette semaine mortuaire, il s'agirait alors du nouvel opus de Guillaume Canet, "Ne le dis à personne" adapté du best seller américain.
Alors certes, l'action est retranscrite en France, mais le casting est assez épatant, et le scénario à couper le souffle.
Par un soir de pleine lune, Alexandre et sa femme sont au bord d'un lac, et cette dernière se fait agresser sans qu'il ne puisse rien faire, assommé à sont tour.
Huit ans plus tard, il n'a toujours rien oublié, et un mail va venir hanter ses souvenirs lointains.
Je n'en dis pas plus mais courrez, volez, précipitez-vous vers ce thriller halletant.
Voici mes derniers conseils cinématographiques du moment, bons films...
October 12 IndigènesLe voici le voilà, le coup de coeur ciné du moment.
Bon c'est facile, tout le monde le crie sur tous les toits (d'ailleurs paraît que y a un américain qui l'a crié sur un toit à New-York aujourd'hui, tout le monde a cru que le 11 septembre avait lieu en octobre cette année...), le film de Rachid Bouchareb est un chef d'oeuvre.
Pour une fois que le festival de Cannes remet des prix valables. Finis les films intellos que personne ne comprenait, et que l'on décorait au cas où l'on aurait raté l'émotion rare...
Je récapitule, palme d'or féminine pour le collectif de Volver (j'en pleure encore tellement c'est émouvant), palme d'or masculine le collectif d'Indigènes (on y vient on y vient) et palme d'or tout court, Le Vent se Lève, tout simplement génial.
Me voici donc reparti sur les traces de ce cher festival de Cannes, arpenté par mes chères pattes le temps de trois jours de rêves au milieu du faste monde jet setteur et compagnie.
Tiens je vais vous raconter une petite anecote d'ailleurs, aucun rapport avec la choucroute, mais bon, j'ai pas pu la caser avant.
Nous étions donc trois compères à nous premener sur la croisette, quand soudain la fatigue se fit sentir, et nous décidâmes de rentrer à l'hôtel. Nous avions garer la voiture au Hilton (l'hôtel de l'autre blonde qui passe sa vie à traire des vaches devant des caméras, au fin fond de villes paumées américaines).
Et en allant vers la voiture, il y avait dans un couloir du Hilton, un piano qui gisait, sans maître.
Et moi, le juriste averti (à cette époque j'étais encore juriste), un objet sans maître n'appartient à personne, donc m'appartient potentiellement. Je me suis assis devant ce piano et j'ai commencé à entonner une chanson de sorte que c'est officiel, j'ai fait un concert dans le Hilton à Cannes (et mes comparses sont témoins, ils ont filmés...).
Bon j'en reviens à mon film pour ceux qui ont résisté à la petite histoire non intéressante du moment. Je suis désolé, je ne congèle pas ma progéniture, autrement j'aurai eu des choses à raconter sur ma petite vie...
Bref, Indigènes...
Une petite merveille qui remet l'histoire à sa juste place et à sa juste valeur. Il fallait ce film en tout cas pour faire bouger les gouvernements.
C'est fou d'ailleurs ce genre de choses. Nos chers gouvernants ont fait des tas d'études et passent leur temps à nous inculquer "Liberté, Egalité, Fraternité" et si un film de leur montre pas où l'égalité doit exister, ils sont pas foutus de la voir d'eux mêmes...
Enfin bref, ce film retrace la seconde guerre mondiale du point de vue de ceux qu'on appellait "indigènes" c'est à dire ces français qui n'en étaient pas vraiment, parce qu'ils avaient eu le malheur de naître ailleurs que dans la métropole.
Mais ces "faux" français, quand il s'agit d'aller se battre pour la patrie, bizarrement, ils arrivent plus facilement à être acceptés, plus en tout cas qu'en étant parqués dans un gymnase, à faire des grèves de la faim en tout genre, pour tenter de sauver leurs enfants de la misère. parce que dans le fonds c'est un peu ça le combat de ces gens, pas seulement avoir des papiers français, mais sauver leurs enfants de la vie merdique qu'ils ont vécu eux mêmes.
Et donc les Indigènes du film sont assez français pour aller se battre en première ligne, dans des endroits quasiment perdus d'avance.
Bref, il convient quand même de préciser, ce que ne fait pas le film, que ces gens là ont défilé deux fois sur les Champs-Elysées, mais que, effectivement, De Gaulle n'a pas accepté leur volonté d'indépendance, et a gelé leur pension militaire (un peu comme si on gelait le salaire de Zizou parce qu'il a foutu un coup de tête à Materazzi et qu'il nous a fait perdre la coupe du monde... Ah ben pourquoi pas finalement...).
Et puis, avec le temps, finalement, personne n'a réparé cette ignominie politique.
Et là patatra, Jamel Debbouze arrive avec un film renversant et parvient à remettre les pendules à l'heure.
Et ce film n'est pas du tout politique et c'est là sa force.
Il est émouvant, touchant, parfois drôle.
Bref le coup de coeur ciné du moment.
Bonne séance... (parce que oui évidemment vous allez courrir le voir... c'est moi qui conseille). September 10 Je vais bien ne t'en fais pas...Oui je sais, les critiques cinés s'enchaînent en ce moment, et celà peut devenir lassant.
Alors établissons dés à présent une petite règle, vu que je vais voir quasiment tous les films du moment, je ne parlerai que de ceux qui valent vraiment le coup.
Et si jamais vous souhaitez que je parle d'un film en particulier, alors une opération commentaire me permettra d'être votre envoyé spécial dans les salles obscures (comme je le disais à une amie à l'instant, j'ai peur de devenir le nouveau Pierre Tchernia).
Et là, chers lecteurs, le film qui suit est un petit chef d'oeuvre. Je suis désolé Jennifer, mais encore une fois le cinéma français a frappé fort.
Et pour le coup, je revoie mes objectifs à la baisse et vous encourage à n'aller voir qu'un seul film, celui là!!!!!
"Je vais bien ne t'en fais pas..."
Drôle de titre je vous l'accorde, mais c'est exactement ce que l'on a envie de dire aux gens qui nous regardent horrifiés à la sortie du film.
Oui, c'est bon, on gère, une émotion comme ça, ça se prend, et ça se garde pendant un petit moment. Du coup, moi qui voulait aller voir deux films à la suite me suis contenté de la pellicule en or massif.
Un boeing en pleine gueule m'aurait fait moins d'effet, c'est dire (petit clin d'oeil anniversaire, vous apprécierez, ou pas...).
Je passe à la petite histoire du film.
Lili a 19 ans, et une belle gueule il faut le dire, de faux airs de Marion Cotillard, et part un été à Barcelone, afin d'apprendre l'espagnol dans la ville la moins castillane de toute l'Espagne (c'est un choix, me direz-vous, elle m'aurait demandé je l'aurai envoyé en Andalousie, mais enfin, on ne pas tout contrôler dans ce bas monde).
Là-bas, elle se lie d'amitié avec une fille, et son retour se fait dans la joie, la bonne humeur, et le souvenir d'un été resplendissant.
Sauf que tout va se foutre en l'air quand elle va apprendre que Loïc, son jumeau, a claqué la porte de chez lui aprés une grosse engueulade avec papa, qui voulait lui faire ranger sa chambre (mais quel horrible père!!!!!), papa joué à la perfection par Kad, il faut le dire.
Et Lili, ben elle est triste de pas avoir de nouvelles de son frère, et elle dépérit, jsuqu'à perdre connaissance en cours de droit (bon moi, je dirai que le cours de droit sur la responsabilité civile a pas dû beaucoup l'arranger la pauvre fille mais bon, paraitrait que ce soit surtout l'histoire de son frère qui la traumatisait...).
Et puis un jour, elle reçoit une carte postale de son frère....
Voilà tout, ce film est surprenant, renversant, tonitruant. Il ne faut surtout pas le rater. La bande son en elle même est super émouvante c'est dire.
Je vous envoie donc vers les salles obscures afin de trancher un débat existenciel...
Suis-je vraiment niais ou ce film est une merveille ???? September 08 Quand j'étais chanteurQuand j'étais chanteur.
En résumé de ce film, il serait judicieux de dire que c'est La belle et la Bête du XXIème siècle.
Dans le rôle de la belle, Cécile De France.
Dans le rôle de la bête Gérard Depardieu.
Alors entrons dans l'histoire sans plus attendre.
Gérard est un chanteur de bal. Bal musette s'il vous plait. Son but au final, c'est de faire un métier qu'il aime, chanter, en sachant éperdumment que personne ne fait attention à son art.
Mais il s'en fout, tant qu'il chante.
Et un jour, pendant qu'il est en train de chanter "J'ai dit bonjour à ma coiffeuse" (c'est presque ça) il croise du regard une blonde pétillante, Cécile De france, dont il tombe immédiatement sous le charme.
Et cette histoire donne lieu à un film super méga sympathique. Jamais la comédie romantique n'avait si bien porté son nom.
On rit, et on est parfois ému.
Mais finalement pas tellement ému. On croit difficilement au couple Depardieu, De France, mais dans l'histoire elle même, les personnages n'y croient pas vraiment non plus. En revanche, coup de chapeau aux deux acteurs qui jouent remarquablement bien.
Depardieu, on savait, Cécile confirme.
Personnellement, j'ai adoré, ça sort mercredi, c'est le coup de coeur de la semaine, alors faites moi plaisir, dite moi que vous irez hein ???
Et puis pour finir, je dois vous avouez que j'ai appris grâce au film que j'étais ringard. Gérard porte les mêmes bottes que moi, et écoute des chansons qui me plaisent bien parfois.
Bon ben voilà, c'est dit, je suis ringard.
Et tant pis pour vous, je vous laisse en page d'accueil la bande audio du film, LA chanson qui remue en quelque sorte.
Bon film!!!
August 29 La jeune fille de l'eau ou comment prendre sa place dans le trafic ?La voici la voilà, la dernière critique cinéma de votre humble serviteur.
Et comme elles sont nombreuses en ce moment, celle-ci va s'intéresser à un certain message véhiculé par le film, qui me fait réfléchir (et rien que ça c'est déjà fort) sur ma situation actuelle.
Mais avant d'entrer dans ce débat, parlons quand même un peu de ce film qui m'a beaucoup plu.
Nous avions décortiqué le cinéma français, et malgré les réticences fortes de Jennifer, je continue à affirmer à quel point il est en force en ce moment (voir les billets précédents).
Passons maintenant au cinéma américain, celui qui vise le plus grand nombre, le cinéma des blockbusters (et pas Ghostbusters, ça n'a rien à voir).
Le dernier film de Night Shyamalan est toujours un évènement (Sixième sens, Incassable, Le village, Signes).
Bref, La jeune fille de l'eau était un évènement ciné à côté duquel je ne pouvais passer.
Et pourtant, un flop aux Etats-Unis qui lui a préféré le film Des serpents dans l'avion, film dont je vous livrerai tout trés trés trés prochainement (décidemment un travail de pro ce blog).
L'histoire du film est assez simple, Mr Heep est gardien d'une résidence avec piscine, et comme tout bon gardien, entretient avec chaque résident une relation à la fois distante et intime, de celles que l'on entretient avec son gardien d'immeuble (si tant est que ce job existe toujours dans nos contrées). Et donc Mr Heep, connaît ses voisins plus que quiconque, et mine de rien ce détail va lui permettre de mener à bien une mission délicate.
Un soir, Mr Heep découvre que quelqu'une hante sa piscine. Et alors qu'il pense être face à une enfant des alentours venue tenter un bain de minuit en toute intimité, il se retrouve face à une destinée tout autre.
La jeune fille de l'eau est une narve venue propager la bonne parole et le bon sens à l'Homme.
Je n'en dis pas plus, ce film est en fait un conte réunissant le schéma traditionnel du conte.
De la poésie, des personnages parfois attachants, et une dose d'humour, qui permet au film de ne pas être raté en mon sens.
Et, voilà-t-il pas que ce film m'a fait réfléchir... Je vous le disais en entame de ce billet.
En effet, afin d'aider la jeune nymphe, Mr Heep doit découvrir quel rôle chacun de ses résidents se doit de jouer.
Et grand questionnement intérieur, sait-on toujours pourquoi nous sommes ici ?
Savons-nous exactement ce à quoi sert notre passage dans ce monde ?
Comment faire pour trouver ou, comme le dit si bien le fabuleux Francis, prendre sa place dans le trafic ?
Et je dois dire qu'en ce moment c'est une grande question pour moi.
A l'aube de cette rentrée, chacun autour de moi a plus ou moins un projet, une direction à mener. Et moi, je me retrouve pour la première fois de ma vie sans rien devant moi. Ni lumière, ni chemin, ni même sentier qui me permettrait de faire les premiers pas d'une route plaisante ou pas.
La plupart des gens que je côtoie commence leur carrière, leur métier, leur début de vie à proprement parler. Et je me demande bien ce que j'attends pour me décider.
Pour tous ceux qui souhaiteraient encore une fois me poser la question
"Alors tu fais quoi ?" "Et les études ? " "Et tu comptes faire quoi plus tard?".
Je voudrais simplement vous demander de m'aider à trouver ses solutions qui sont sans doute trés simples mais que je ne trouve pas par moi même.
Malgré tout, si je voulais faire une introspection de moi même, je dirai que je sais exactement ce dont je pourrais rêver dans mon futur plus ou moins proche, mais que je ne pourrais jamais avoir le courage de telles ambitions.
Je dirai également que ces derniers temps, face au succés indiscutable de tous, je me sens comme qui dirait le cul merdeux (non c'est pas du tout vulgaire) et que j'aimerai moi aussi prouver que je suis capable de me bouger.
Malheureusement, on reste toujours tributaire de quelqu'un ou de quelquechose, et c'est aussi ce que l'on retient de ce film.
Je resterai donc tributaire pour l'instant, en attendant de prendre ma vie à deux mains, et de faire milles et une choses exceptionnelles...
C'est pas demain la veille ceci dit...
August 27 Selon CharlieJ'annonce une grande salve de critiques cinéma pendant quelques semaines. Attention attention, et encore je ne parle pas de TOUS les films de peur de devenir le nouveau critique à la mode et de finir comme Daniela Lumbroso, le mardi soir, autour d'une piscine. Ceci dit, à travail égal salaire égal why not ????
Donc, je ne vous parlerai pas de Miami Vice, bien qu'étant un bon film sympathique, mais finalement attrayant de par son titre même, mais d'un autre film dont on peut hésiter avant d'acheter sa place (si vous voulez néanmoins une critique de Miami, envoyez un mail et un petit chèque, et je verrai ce que je peux faire).
Revenons en à Selon Charlie, puisque c'est ce qui m'amène ici. Je précise de suite, si vous n 'aimez pas le cinéma français en tant que tel (et le cinéma français dont je parle ici, c'est pas Camping ou les bronzés 3 hein???) n'y allez pas.
Mais moi j'adore ça, et j'ai bien aimé ce film de Nicole garcia.
C'est sûr qu'étant trés fan d'acteurs comme JP Bacri, V Lindon, ou encore B Poelvorde, il aurait fallu un vide intersidéral dans le scénario pour que je désavoue ce film.
Et on est pas passé loin du vide (mais si j'ai aimé je vous ai dit, mais bon, un vrai critique, vous savez ce que c'est...). Heureusement que ce n'était pas Samuel Le Bihan, Julien Courbey (l'acteur) et Jean Reno en acteurs principaux, parce que sinon, pauvre film...
Mais Nicole, elle a réfléchi avant, et elle a pris que des pointes. j'ai redécouvert un Benoît Magimel touchant (enfin!!!).
Parlons peu parlons bien, parlons de l'histoire. Si, y en a une. Mais le problème est qu'on ne peut en parler sans dévoiler le film, or j'ai horreur de dévoiler le film aux gens avant qu'ils ne soient allés eux même jeter un coup d'oeil (et j'ai horreur qu'on me raconte un film avant que j'y sois allé).
JP Bacri est maire d'une petite commune habitée par V Lindon, mari infidèle et père du petit Charlie (celui du titre), B magimel, prof de math un poil frustré de sa vie, et B poelvorde repris de justice et un peu perdu.
Ce qui est intéressant dans ce film, et j'adore les films dans le genre, c'est que ces personnages qui n'ont quasiment rien à voir les uns avec les autres, aucun ne sont amis, parents ou autre, vont voir leur destin se croiser pour une heure, une nuit, une semaine...
Moi j'ai marché à fond, c'est fin, c'est léger, parfois drôle, touchant.
Le leitmotiv du film, est que chaque homme, au moins une fois dans sa vie, rencontre son pire cauchemar, sa phobie. C'est dire qu'au moins une fois dans sa vie, on se retrouve face à son destin (parce que finalement, le pire cauchemar de chacun, n'est ce pas autre chose que sa propre vie ???).
Chaque vie retracée dans le film est une vie tout ce qu'il y a de plus simple. Ce pourrait être soi même, son père, son voisin, son maire, son facteur, son prof de math, bref n'importe qui.
Pour vous dire, en rentrant chez moi en voiture, j'avais l'impression que Nicole garcia me filmait en train de conduire....
Voilà tout pour ce film que je vous conseille, bien evidemment, sauf si votre film culte est Rocky 3, Piège de cristal ou Le bon la brute et le truand.
Bon film!!! August 17 La tourneuse de Pages, ou Adieu Cuba, à vous de choisir...Amis des salles obscures bonjour.
Je m'en vais aujourd'hui vous parler de deux films géniaux que j'ai découvert ces derniers temps.
Mon premier est un film français réalisé par le sieur Dercourt, avec à l'affiche Catherine Frot et Déborah François (révélation féminine de l'année selon moi-même, mais je suis pas encore habilité à remettre des prix, c'est comme tout, ça viendra). Ce film s'intitule "La Tourneuse de Pages".
Alors oui forcément, allez-vous me dire moqueurs, il est normal pour moi d'apprécier un film qui parle de piano (non pas de tourneuse, ceux qui ont osé penser ça sont exclus de mon blog, et perdent leur carte de membre).
Mais en fait ce film est bien plus que l'histoire d'une tourneuse de pages, ce qui je vous l'accorde, aurait été d'un ennui mortel, et malgré les quatre étoiles téléramesques habituelles d'un film ennuyeux, ne m'aurait pas poussé à écrire un petit billet.
Non la tourneuse de pages, c'est pile pour moi. De la manipulation à souhait, de la tension, du mal à tout saisir parfois, jusqu'au dénouement final...
Je vous livre l'histoire sans plus tarder. Mélanie est une petite fille fan de piano, dés qu'elle a un moment, elle s'assoit sur son tabouret et joue sonates, ländler, et autres mouvements enchantés et enchantants.
Sauf que le jour J de sa vie (on a tous un jour J de sa vie, son mariage, la naissance de ses enfants, son divorce, sa rencontre avec Sébastien Follain...), le jour de son audition pour entrer au conservatoire (de piano, pas de théâtre, essayez de suivre c'est lassant), une membre du jury, trés grande pianiste s'il en est, la déstabilise atrocement et la fait chuter gravement (pas de son tabouret hein).
Folle de rage, de haine, et de tristesse, Mélanie ferme son piano à clef (et oui on peut fermer un piano à clef), et abandonne sa plus grande passion.
Quelques années plus tard, Mélanie fait des études, et lors d'un stage (oui elle fait aussi un stage) elle est recrutée dans un cabinet d'avocat, et l'avocat n'est autre que le mari de la pianiste célèbre, celle là même qui l'a faite échouer. Et par le plus grand des hasards, ou la plus grande des manipulations cérébrales jamais inventée, Mélanie va se retrouver devenir la tourneuse de pages de madame la pianiste.
STOP!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
La suite au cinéma....
Mon deuxième film est un film d'Andy Garcia, qui pour ma part ressemble beaucoup à Nicolas Cage, et parle de tout autre chose, l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro.
Je vais donc vous parler d'"Adieu Cuba".
Alors un casting assez détonnant, Andy Garcia, Bill Murray, Dustin Hoffman en guest.
Et une histoire assez simple, nous sommes à Cuba en 1958 (mon père n'avait que -1 an), et une riche famille vit dans le faste. Elle ne croit plus aux nombreuses révolutions qui sont coutumières au pays, et ne sont pas plus inquiètes de ça de ces fidélistes qui vandalisent et terrorisent le pays.
Sauf que petit à petit, le phénomène prend de l'ampleur et la famille est touchée de l'intérieur par ces rebelles.
Je ne peux en dire plus.
Le film est assez long, 2h30, mais il est bien foutu (ça c'est de la critique). La musique cubaine en fond m'a ravi au plus haut point, la vie insouciante avant les rebelles est trés reposante.
En revanche, pour tous ceux qui auraient une vision idyllique de notre ami Castro (qui en ce moment même est sans doute mort sans que personne ne soit au courant) et de son fidèle écuyer el Comandante Che Guevara, et bien ce film remet les pendules à l'heure en quelque sorte, et démontre de façon brillante je dois dire, qu'un dictateur, qu'il soit de droite ou de gauche, reste un dictateur qui torture, tue, massacre et censure.
Je n'aurai qu'une seule phrase, VIVA CUBA LIBRE (et pas la boisson!!!). August 05 A L'Abordage!!!!!!A tribord toute, dressez pavillon noir.
Nous allons faire trembler les mers et les océans, nous allons hanter les esprits des meilleurs capitaines du monde entier.
A présent, le corsaire Laguiche est parmi vous.
Enfant, je rêvais d'être un pirate. Un bandana sur le crâne en guise de couvre-chef, une jambe en bois en guise de jambe en os, et les plus beaux trésors dans les cales de mon navire. Et du rhum, les amis, "du rhum des femmes et de la bière nom de Dieu, que le vent nous emporte on a rien trouvé de mieux !!!!".
Je m'imaginais arpentant les contrées maritimes, pillant les rafiots les plus clinquants. Je voulais redonner de la couleur au mot PIRATE. Créer un syndicat de la piraterie.
Et j'en aurai fait du remue ménage là dedans.
Capitaine Crochet, radié de mes tablettes. Non mais imaginez-vous donc, un pauvre clochard qui se laisse avoir par un jeune garnement, sous prétexte que ce dernier a de la poudre magique. Un scandale!!! Et son crochet, même pas gagné lors d'un pillage fracassant. Pensez-vous, une main perdue contre un crocodile affamé. Nous les crocodiles, monsieur Crochet, ce sont nos animaux de compagnie!!!!
Prenons maintenant les pirates les plus malchanceux de l'univers "bédéistique", qui voguent contre vents et marées et qui ont peur des gaugau, des gaugau, (non pas de toi Gauthier) des gaulois. Ne sont-ils pas la honte de notre métier ??? Combien de navires coulés sous prétexte d'une potion magique dont on ne sait rien ? Et même pire, un auto-sabordage dans les couloirs du Nil!!!!
Enfin, pour les plus enfants d'entre nous, rappelons-nous les Mondes engloutis, et leurs pirates de pacotilles.
Nous devons immédiatement réagir face à cette hécatombe de la piraterie.
Heureusement pour nous, le capitaine Jack Sparrow est de retour!!!
Mon maître.
Mon idole.
Sans foi, ni loi, ni roi. Ce pirate là, il est terrible (entre deux Johnny...).
Alors courrez vous abandonner dans les salles, vivre ses dernières aventures trépidantes, en proie à un coffre maudit.
Jack Sparrow n'a pas fini de faire trembler le monde avec son Black Pearl. Parce que même si son bateau et ses occupants sont des pieds nicquelés de la piraterie, ils restent de grands hommes entièrement voués à la mer.
Je les prend directement avec moi dans mon syndicat.
Alors virons de bord, cap sur les salles de cinéma, et à l'abordage!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(pas trop de pop corn par terre quand même... merci d'avance).
May 27 VolverVolver...
Ce verbe résonne comme une évidence aujourd'hui. Tout d'abord, il s'agit du chef d'oeuvre du moment signé Almodovar (forcément quand on parle de chef d'oeuvre). Et puis volver, c'est revenir. D'où ? Comment ? Pourquoi ?
Je reviens tout juste du festival de Cannes (photos sur ce blog à l'appui). Différent c'est sûr. Comment ne pas être changé par tout ce qui nous envahit là-bas ? Là-bas, c'est sur la croisette, au bord d'une Méditerrannée plus bleu que de nature (surtout quand on regarde les plages autour de Montpellier...).
Là-bas c'est une sorte de monde parallèle, de strass, de paillettes, et de choses dont il faut faire le tri.
Là-bas c'est un monde de cinéma.
Revenons-en d'abord à ce film, qui fait l'évènement aussi bien "là-bas" qu'ici.
J'ai vu ce film, oui, oui, oui, et j'ai beaucoup aimé, oui, oui, oui.
Difficile d'en parler, parce que j'étais trés heureux pendant le film de justement, ne rien connaître de cette histoire.
Situons juste l'action. Comme toujours au coeur de l'Espagne, des jeunes femmes vont se dévoiler sous nos yeux. Pour une fois, pas d'homme en proie à des souvenirs enfouis au plus profond de son être, ou à des psychologies troublantes et troublées. Non là, nous avons juste des femmes dont l'une est Pénélope Cruz (sublime!!!!), qui doit gérer sa fille de 14 ans, sa tante qui prend de l'âge, et sa soeur qui sentimentalement parlant connaît sa traversée du désert.
Et parmi elles, une autre va faire son retour.
Troublant, touchant, coulant, ce film est à voir avant tout autre (je pense aux grosses machines Hollywoodiennes qui à grand renfort de pubs et de panneaux publicitaires pourraient faire chavirer vos coeurs pour des spectacles moins réfléchis et donc moins profonds).
Si je devais énoncer un avis négatif pour ce film, je dirai seulement que la fin et l'histoire en elle-même ne m'ont pas véritablement surpris, et que je connaissais le fin mot avant qu'il ne soit énoncé.
Mais peut-être mon esprit de déduction était-il aiguisé comme jamais...
Quoiqu'il en soit, si, comme on l'entend ici ou là, Penelope recevait sa palme d'or, elle serait amplement méritée. Mais quand on connaît trop longtemps les résultats à l'avance, on est bien souvent déçu, et je crains que Pénélope ne reparte les mains vides de Cannes. Enfin pas tout à fait, puisqu'elle aura eu la chance de m'apercevoir prés de sa voiture.
Car oui, j'y étais!!!! La Guiche on the Croisette!!!!
Et bien evidemment c'était génial. Imaginez-vous une avenue en bord de mer, façade du cinéma mondial, avec des affiches cinématographiques à tous les coins de rues, sur tous les hôtels, devant chaque plage.
Imaginez les stars mondiales passer à deux centimètres de votre petit être de rien du tout.
Et du soleil....
Il y a plusieurs Cannes. Le Cannes, le vrai, avec des stars immenses, qu'on ne pourrait croiser ailleurs en aussi peu d'espace.
Puis le Cannes un peu moins glamour, avec des stars un peu moins stars, des célébrités comme on dit, là pour se faire plaisir et croire qu'elles font partie de ce monde là.
Et puis le Cannes touristique, celui qui permet à des hordes de fans d'arpenter ses rues et ses rivages à la recherche de la signature et de la photo qu'ils attendent tant.
Je reviens donc de ce lieu, haut en couleur avec différentes sensations.
La première est d'avoir vécu un moment magique, vraiment irréel, une sorte de parc d'attraction où la seule attraction présente est de vivre, mais vivre avec une évacuation instantanée de tout ce qui nous entoure.
Et puis un sentiment de gêne.
Ce monde là, il est bien beau, c'est formidable de voir passer des jolies filles (oui il faut savoir qu'à Cannes, les filles moches sont déjà des canons de beauté, alors les canons de beauté, comme dirait un jeune croisé sur place "OUECH, les Meufs ici c'est des missiles"), c'est merveilleux les palaces, le luxe, les grosses voitures, les soirées VIP dans le sable avec alcool à volonté.
Mais ce monde là, ce n'est pas mon monde, et je n'ai pas vraiment envie d'y entrer.
Monter les marches à Cannes, devant un parterre de photographes qui s'insultent qui se poussent et se bousculent (et ne se réveillent pas.. comme d'habitude... et voilà, la blague à trois francs du post est ici), à la limite.
Mais alors, se confondre avec une jeunesse qui ne sait pas ce que travailler veut dire, qui passe son temps à gaspiller l'argent de papa pour s'acheter voitures, habits, et autres accessoirées luxueux, et se retrouver aux quatre coins du monde avec d'autres jeunes pourris gatés pour faire la fête sur les plages, en regardant des filles à moitié nues danser sur une barre de fer (je précise que c'est quelquechose que j'ai vu de mes yeux, je n'invente rien). Et bien dans le fonds, je ne suis pas envieux.
Et je dois dire que revenir dans mon petit village, avec ma petite vie sans prétention, et quelque part sans grand intérêt, c'est reposant.
Et c'est surtout rassurant de revenir sans vraiment avoir changé, mais avec une vision approfondie des choses.
Revenir en s'améliorant, en se trouvant soi même.
Un peu comme Pedro Almodovar revient avec ses films toujours plus loin, toujours plus haut, et surtout toujours plus surprenant.
VOLVER... May 20 Da Vinci Code ou le film du livreToujours au coeur de l'action, au coeur du débat pourrais-je dire, je n'ai pas hésité une seconde pour me ruer sur un siège rouge immaculé de la lettre G étoilée (et non ni Guillaume ni Guiche symbolisé) afin d'assister à la projection tant attendue du Da Vinci Code (petite dédicace aux ruelles de Mexico et à la mine témoin d'Ales, association qui se reconnaitra tant bien que mal).
Qu'est ce donc que cette bête ?????
Face à l'absence totale de publicité, promotion ou autre information sur la sortie de ce film je suis presque obligé d'en raconter l'histoire.
Alors Da Vinci Code, c'est l'histoire de Léonard De Vinci qui, envoyé dans le XXIème siècle doit absolument se rappeller de son code pour pouvoir rentrer chez lui. Et comme il sait même pas ce que c'est qu'un digicode, il erre dans les rues, mais heureusement pour lui, il tombe sur les deux personnes les plus gentilles de tout le cinéma, j'ai nommé Forrest Gump et Amélie Poulain. Et pour ne pas être totalement désorienté, Godefroy le Hardi qui a vécu plusieurs voyages dans le temps, lui donne deux trois conseils pour s'en sortir dans le futur. On regrette dans ce film l'absence remarquée du Doc et de Marty....
Mais NONONONNOOONONONONNONNNNNNNNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
RIEN A VOIR!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Qui y a cru?? QUI??? Je veux des noms!!!!
Non Da Vinci Code c'est bien plus que ça. Un livre avant tout. Que j'avais lu par dessus le zouk (le marché en langage d'immigrés, je le rappelle parce qu'apparement c'est une espèce en voie de disparition). Donc, j'avais lu le Da Vinci Code, et j'avais été déçu. Un roman policier qui flirte avec des théories vieilles comme le monde que personne ne pourra jamais prouver et qui donc laissent toujours un doute inestimable dans la foi des gens. Alors pour moi, quant il s'agit d'ôter aux gens le seul fil qui parfois les retient à la vie, à leurs espoirs, à leur destinée, j'aime moyen.
Mais la grande question du livre, LE débat soulevé par Dan Brown (heureux fils de James... non plus c'était encore une fausse piste), c'est la véritable histoire de la religion chrétienne, des secrets gardés depuis des siècles et des siècles (amen?), Jesus et les siens, sa véritable histoire...
Alors voici mon avis sur tout celà (et maintenant on rit plus).
Le Da vinci Code est un ROMAN, qui plus est un ROMAN POLICIER. Donc par définition une FICTION. Et comme toute fiction, il faut une idée de départ, que l'on invente, que l'on crée, que l'on reprend des légendes anciennes entendues au coin du feu quand on avait 4 ou 5 ans et que l'on écoutait patiemment les histoires de nos grands parents (bon j'avoue j'ai pas connu ça mais l'image me plaisait, belle preuve de ce qu'est la fiction...)
Je me vois quand même dans l'obligation de rappeller quelque peu ce que nous révèle le Da Vinci Code pour tout ceux qui n'auraient pas eu vent de cette histoire, on ne sait jamais, peut-être qu'Ingrid Bétancourt n'a le droit que de lire mon blog...
"Y é té préviens, tou n'a pa lé droit dé lire lé actoualité, lé nouvéla, mé tou peu solémen alé sour lé blog dé la Guiche, paqué nou, dan la foré on l'aime bocou..."
Oui oh c'est bon, si on peut pas se faire des films et atteindre un second degré limite, où va le monde.
Parce que second degré il peut y avoir dans ce livre-film. Le livre donc, nous révèle un grand secret que l'Eglise tenterait de cacher depuis toujours, mais que les Templiers garderaient farouchement pour ne pas qu'il se perde. Et le débat est lancé, l'Eglise crie au blasphème, les théologies en tout genre font foison, les livres explicatifs du Da Vinci Code pullulent (j'ai cherché un livre explicatif pour l'oeuvre de Loana "Miette" mais je n'ai pas trouvé, tant pis pour nous, nous ne connaitrons jamais cette face cachée, ceci dit, nous avions déjà connue la fesse cachée... je sors j'ai honte, mais là je sais que l'un d'entre vous a ri, je ne le dénoncerai pas il le fera tout seul).
Donc messieurs dames, je répète ce que je disais plus haut, Dan Brown est juste un écrivain, il n'a pas étudié les religions en séminaire, ni n'a rencontré les croisés du 13ème siècle, ni rien de tout celà.
Rendez-vous compte que quand Cabrel a écrit et composé la Corrida, il n'est pas devenu un taureau pour autant (enfin je crois pas, j'ai des photos des Enfoirés à l'appui, ou alors sacré maquillage le show bizzz).
Pour le film, puisque c'est ce qui m'amène ici, c'est une copie fidèle et sans surprise du livre. Un film policier avec une intrigue religieuse. Au fait, le cinéma c'est pas forcément vrai non plus, il faudrait pas croire que parce que maintenant le cinéma s'y met, ça crédibilise la thèse de Dan.
Bref une pâle copie du livre selon moi, mais avec quelques atouts quand même. Les personnages, admirablement bien joués et interprétés, tellement que l'on sait de suite qui est qui, un peu tel qu'on les imaginait dans notre imaginaire créatif de la lecture.
En fait, le film est peut-être trop parfait, sans surprise, une retranscription du livre ligne par ligne, les histoires compliquées en moins. Plus de Franc Maçon, plus de longue haleine devant les énigmes, au cinéma les personnages sont beaucoup plus intelligents et découvrent beaucoup plus vite la signification des signes, mais heureusement parce que sinon, le film serait beaucoup trop long.
En résumé, le film est pas mal mais sans surprise, et aprés le gros tapage du livre, on est déçu que ce film n'en fasse pas autant en rajoutant quelques détails croustillants histoire de faire hérisser le clergé parce que ça quand même c'est assez drôle, ces gens tout d'or vétu qui s'insurgent d'un livre, d'un film qui nuirait passablement à leur statut, quand il y a dans leurs paroisses tant de personnes qui survivraient plus facilement avec la vente d'un seul de leur ornement corporel, mais s'insurger pour les pauvres, c'est plus tellement glamour....
May 03 V pour vendetta... Une révolution par vengeance ou par conviction ?Nouvelle page ciné.
Nouveau style.
Je me souviens d'un homme qui ne comprenait pas pourquoi on pouvait tant aimer le cinéma. Pour lui, il s'agissait d'un lieu de mensonge où l'on inventait tout, et où rien n'était vraiment réel. Ce n'est pas un raisonnement complètement faux quand on y réfléchit bien.
Moi, si j'aime le cinéma, c'est parce que parfois, au détour d'une salle obscure à l'odeur de pop corn, on découvre des bijoux que l'on ne soupçonnait pas. Ce fut le cas en voyant "V pour vendetta".
Si jamais vous devez aller au cinéma les jours prochains, alors ne réfléchissez pas plus et allez jeter un coup d'oeil à cette merveille. Il s'agit là de mon coup de coeur du mois sans doute, de l'année peut-être.
Je vous livre rapidement l'histoire sans trop vous en dévoiler.
V est un vengeur masqué, genre zorro. mais pas tout à fait. En guise de masque, V a une porcelaine de clown, en guise de cape, V a un long manteau noir rempli d'armes, en guise de grotte, V a un repère quelque part dans Londres dans les années 2030, en guise de Bernardo, V rencontre une belle jeune fille jouée admirablement par Nathalie Portman.
Donc ce n'est pas Zorro mais presque.
Et V, il a un but dans la vie, non pas devenir W (grande promotion s'il en est), mais mener à bien la Révolution.
Oui parce que Londres, dans quelques années, c'est pas beau à voir. L'ancienne dame de fer à côté du nouveau chancelier, c'est un bisounours, c'est pour vous dire.
Bon donc je résume, Londres est sous l'emprise d'un chancelier moustachu limite surexcité, qui souhaite éradiquer les sous races humaines (ça me fait penser à quelqu'un mais....), et V a décidé de mener un coup d'état.
Sauf que voilà, et c'est ainsi que j'arrive au titre de mon post, ce coup d'état est un poil mené par l'envie de vengeance personnelle de V. Mais pour en savoir plus il faudra aller voir le film.
Pour ma part, j'ai adoré. Dés les premiers instants j'étais scotché à mon siège, ne voyant pas les 2h20 défiler.
Les films retraçant les ignominies de la seconde guerre mondiale faisaient foison, et certains disaient même qu'il y en avaient trop. Nous avions eu droit à tout type d'histoire, l'histoire d'amour entre un juif et une allemande, et vice versa, l'histoire d'un jeune juif qui survit aux camps de concentration, l'histoire de résistants, de collabos, de slaves, d'homosexuels, d'Hitler, D'Eichmann, bref, il fallait changer le point de vue.
Et bien voilà, nous avons notre révolution ici. L'Allemagne devient l'Angleterre, on change de dictateur et on se projette dans le futur.
J'en reviens alors à mon titre. Dans le film, la Révolution est dictée par une vengeance purement personnelle et non pas par une volonté humaniste de sauver le monde (les londoniens en l'occurence).
La question que je me pose est alors la valeur d'une telle vengeance. V apparait comme un héros, alors qu'au fond, c'est juste quelqu'un de trés égoïste.
Et d'ailleurs, allons plus loin en cette nuit du mois de mai, est ce que la vengeance, la "vendetta" est quelque chose de bien?
C'est bon, je tiens mon sujet philosophique du moment, âmes sensibles éloignez-vous.
Moi perso, j'adore la vengeance. Ah oui, organiser la déchéance d'un connard qui s'est foutu de ma gueule.. j'adore.
Mais j'ai un truc encore plus pervers, encore plus vicieux, l'ignorance (bon j'avoue, dans le film, ça aurait pas beaucoup de poids mais dans la vie de tous les jours pourquoi pas).
Je m'en vais même vous conter une petite histoire. Je vais passer pour un salaud dans les lignes à venir mais tant pis. Je m'éloigne un peu de la vengeance pour arriver sur le thème du titillement. J'adore emmerder les autres. C'est presque un sacerdoce. Et je dois dire que quand j'étais en couple (et oui, le vieux loup solitaire a connu ça aussi, mais bon remarquez, je suis vite revenu à mes positions antérieures), il y a une chose que j'adorais par dessus tout, la dispute sur l'oreiller.
Amis de la psychologie bonsoir!!! Je vous jure, que de m'engueuler juste avant de m'endormir (et de me réconcilier... sur l'oreiller également) était une passion.
Depuis j'ai arrété (bizarrement en même temps que j'ai repris mes nuits solitaires).
Bon c'était la petite confession du soir. Bonsoir...
PS... Mes billets deviennent de plus en plus fouillis... Je suis en train de perdre le fil de ce blog... OH MON DIEU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! April 20 Pastis par temps bleu, pastis délicieuxLes aficionados auront reconnu la verve de notre national Franck Dubosc.
Et bien justement, c'est de lui dont il s'agit ici, ou plutôt de son dernier film que j'ai eu l'honneur et le privilège de voir en avant première hier soir, en présence dudit Franck.
Alors tout d'abord, avant d'être assailli de mail, non, je n'ai pas de photos des yeux bleus les plus connus de l'hexagone, puisque Franck (oui on s'appelle par nos prénoms depuis peu) a tout juste eu l'extrème amabilité de passer nous faire un petit coucou avant de monter sur scène au zénith le soir même.
Donc juste l'occasion pour nous de découvrir LE personnage Franck Dubosc avant de nous immiscer dans le film Camping.
Et bien chers bloggeurs, j'ai adoré, celà faisait longtemps qu'une comédie digne de ce nom ne s'était déroulée sous mes yeux. Il faut dire qu'aprés Jean-Philippe dont je n'ai même pas parlé ici (bon faut pas exagérer, c'est quand même pas la daube du siècle mais quand même...), mon esprit était sur la défensive quant aux comédies françaises.
Il faut tout d'abord saluer un casting détonnant, F Dubosc, G Lanvin, M Seigner, C Brasseur, F Bel (la blonde de la minute) et beaucoup d'autres comme A Duléry que l'on commence à apercevoir dans bon nombres de comédies.
Bref, l'histoire est trés simple, comme chaque année, le camping des flots bleus accueille ses réguliers, plus un parisien chicos qui a la mauvaise idée de tomber en panne à trois secondes de la tente de Patrick Chirac (qui ne voit pas pourquoi c'est lui qui devrait changer de nom).
Les vannes s'enchainent les unes aux autres, et c'est un pur moment de bonheur.
Sauf que si on est campeur, on en ressort avec les idées retournées. Pourra-t-on encore une fois participer à la course des coins coins sans se sentir un poil looser ?
Qui n'a jamais camper ne peut comprendre ce film. Qui n'a jamais eu à se promener dans les allées d'un camping, papier cul à la main ne peut se sentir concerné par le film (et encore pour les filles, le papier cul ne dénote d'aucun indice visant à faire plutôt pencher vers le pipi ou le popo).
Bref, c'est une comédie qu'il faudra se dépécher d'aller voir dans les salles obscures si l'on veut passer un bon moment. Les personnages sont super bien dessinés, et j'ajoute que ce n'est pas exactement une reprise du sketch de Dubosc, et que donc, c'est beaucoup plus fourni, et sans mauvaise surprise. C'est du travail de pro comme l'on pourrait dire (je me rend compte que j'ai attrappé un langage de campeur, je vais m'empresser de terminer ce blog).
Pour les plus vaillants, la page d'accueuil livre une magnifique chanson de camping que je vous laisse découvir. Sachez que de mon temps, quand je campais, j'entendais "lofteurs up and down, lofteurs move around ohohohohoh..." alors hein!!!!!!!
Pour terminer petit proverbe de campeur : "Quand deux tentes ne se touchent pas, ça fait une allée".
Ps : J'envisage un camping pour cet été, les inscriptions se font directement sur ce blog via commentaire libellé à vos noms prénoms adresse. Vous recevrez dans les prochains jours une carte de membre ... April 17 L'affaire Josey AimesAttention je préfère prévenir, c'est tellement peu souvent le cas, sujet grave à l'horizon.
Je viens de voir un film assez bouleversant, dans tous les cas passionnant.
L'affaire Josey Aimes
Alors oui, ce titre pue le film américain de seconde zone, genre procés à tout va contre une noble cause que personne ne reconnaît, mais celui là n'est sans doute pas comme les autres.
Josey Aimes est une femme qui n'a pas été trés gâtée par la vie. Elle a, à sa charge, deux enfants, et un mari violent. Mais elle a du courage, et un jour elle décide de partir et d'élever seule ses enfants. Pour celà, il faut des sous, et les sous c'est à la mine qu'elle va les chercher.
Elle est donc embauchée trés rapidement, mais là bas, les hommes estiment que les femmes qui travaillent le font en privant d'autres hommes d'avoir un job (un peu à la lumière de ce qu'on pense aujourd'hui de l'arrivée des machines, trés joli parallèle, j'en suis désolé, mais c'est vraiment l'idée que fait ressortir le film).
Et donc, à chaque apparition féminine dans la mine, ça équivaut à une apparition Bruelienne des années 80, sauf qu'au lieu de crier Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiick, les hommes de la mine (les mineurs donc) crient des noms d'oiseaux exotiques et migrateurs du genre"trainée" "salope" "poufiasse" etc...
Et cette femme, aprés maintes agressions et diverses déversions verbales sur sa personne, décide de porter plainte contre la compagnie pour harcellement.
Je n'en raconte pas plus parce que ce serait dommage d'amenuiser le côté haletant du film.
Vraiment, c'est un sujet de société qui peut paraître un peu racoleur, et pourtant je me suis laissé entraîné dans cette aventure avec beaucoup d'émotion, et beaucoup d'empathie pour les personnages.
Je parle de sujet racoleur, parce qu'à mes yeux, les femmes sont quasiment devenues égales aux hommes, et j'ai toujours beaucoup de mal à croire que ce n'est pas le cas.
Je travaille dans une société où les femmes sont trés importantes, et je n'ai jamais entendu aucune remarque désobligeante. Je suis dans une filière où il y a beaucoup plus de filles que de garçons et je ne fais ni coiffure, ni esthétique.
Enfin, une femme est en passe de se présenter à l'élection Présidentielle avec des chances d'être élue, ou au moins d'être présente au second tour (parce que les Arlette Laguillier, Corine Lepage ou autre Tobira, on ne peut pas dire que leur chance de gagner étaient visibles).
Bref, tout autour de moi semble prouver que la femme en plus d'être l'avenir de l'homme comme le chantait le poète, est devenue son égale.
Et pourtant, il existe encore des endroits, des groupes de personnes qui pensent que cette évolution est maléfique, qu'une femme est faite pour vivre cachée, pour ne pas parler, ne pas se montrer, rester à la maison, respecter et adorer les hommes.
Il existe des religions qui parviennent à faire croire ce genre de choses aux femmes qui les composent.
Il existe des manipulations mentales qui permettent à certains de faire penser à des femmes qu'elles ne valent rien en elles mêmes, seules.
On a tendance à croire que ce sont surtout les pays sous développés qui répandent ce genre d'idées. Mais je crois qu'il faut parfois ne pas regarder plus loin que le bout de son nez pour s'apercevoir que ce mal nous ronge de plus prés qu'on eut pu le croire.
Je ne veux pas m'embarquer ici dans des polémiques religieuses, sociales et associatives du genre "ni pute ni soumise". Mais je crois que la tendance est en train d'être renversée. Alors oui bien sûr, dans notre société civile modèle, les femmes n'ont plus rien à craindre du sexisme de certains, mais dans les coins reculés et moins privilégiés, les vieux a priori subsistent et de nouveaux apparaissent.
Maintenant que le monde du travail est sauvé de ce type de comportement, il faudra s'intérresser au monde en tant que tel, je pense sans mauvais jeu de mot, qu'il y a du boulot.
April 01 Le François Pignon nouveau est arrivé...Bonjour à toutes et à tous.
J'ai le plaisir de vous informer du rendu de mon mémoire.
Pour fêter celà, je me suis donc dirigé dans les salles obscures, histoire de me détendre un peu. Et j'ai choisi d'aller voir le dernier film de Francis Veber, "La Doublure".
Et bien je dois avouer que j'ai beaucoup aimé. J'avais un peu peur que le retour de François Pignon soit un retour sans grand intérêt et que la recette soit un peu épuisée, mais non, le talent de Francis Veber est toujours au rendez-vous, et ce pour notre plus grand plaisir.
L'histoire est assez simple, un riche homme d'affaires (Daniel Auteuil) dont la situation ne lui est due que par un mariage profitable, se fait prendre dans les bras de sa maitresse par un paparazzi. Mais la photo n'est pas des plus réussie, et au second plan, une tierce personne (Gad Elmaleh) se retrouve, à son insu, sur la couverture du magazine people du moment. Le but de D Auteuil va alors consister à faire croire à une romance entre sa maitresse et ce nouveau François Pignon, histoire de rester blanc comme neige aux yeux de sa femme, qui elle, voit rouge.
Et bien j'ai marché, j'ai couru, j'ai adoré. Les dialogues sont d'une finesse extrème, et j'applaudis des deux mains.
Oui mais non... Parce que ce François Pignon, autrement appellé Pierre Richard, Jacques Villeret, Daniel Auteuil... me ressemble un peu trop.
Laissez-moi revenir sur mon mémoire cinq secondes.
J'apprends en toute hâte, par une belle soirée du moi de mars, que mon mémoire est attendu pour le lendemain avant 14h, sachant que je ne l'avais ni imprimé ni relié. Une course poursuite effrontée s'est donc déroulée le lendemain matin pour avoir le temps de tout faire.
Première bonne nouvelle, mon imprimante n'est pas reliée à mon ordi (super!!!!!!!) et je dois donc refaire toute l'installation.... Puis j'imprime comme je peux aprés avoir juré tous les noms d'oiseau sur mon encre désséchée.
Enfin, je cours, je vole vers ma voiture, j'en prends pour une éternité de PV virtuels tellement j'ai été un délinquant routier, et j'arrive au stade de la reliure, j'ai nommé, le travail de ma mère... (oui ben tant qu'à faire c'est gratos....).
Je remonte dans ma voiture, redeviens le délinquant susnommé (que je parle bien!!!!) et arrive à bon port avec seulement quelques minutes de retard.
Sur ce, je pousse un grand ouf de soulagement J'AI RENDU MON MEMOIRE!!!!!!!!
Peu importe ce qu'il y avait dedans, je l'avais rendu, et c'était déjà énorme....
Sauf que voilà, le François Pignon qui est en moi s'est malheureusement réveillé, et je reçois le lendemain, un coup de fil de ma chargée de mémoire (trés patiente depuis le début), qui m'explique avec toute la gentillesse du monde, que mon mémoire ne comporte pas la première page de l'intro et que la reliure laisse à désirer, étant faite ainsi (34 42 35 36 41 33... ce sont les numéros des pages, et je n'exagère qu'à peine).
Bref, vous serez d'avis que comme dirait Villepin, ça la fout mal... Ah ben non, à la reflexion il a jamais rien dit de tel.... Ahhhhhhhh c'est peut-être pour ça que les gens sont dans la rue... Je croyais que c'était pour le retour du printemps...
Tiens ben justement, parlons-en de ces manifs. Je suis archi méga contre le CPE, je suis archi pour les manifs (mais si, grand mouvement initiatique pour tous les lycéens qui connaissent ainsi leur première infraction à la loi du Lycée .. MON DIEU J'AI SECHE UN COURS, JE SUIS TROP UN OUF!!!!!!!!!!!!)
Bref, je n'ai pas eu le temps de rejoindre ces déchaînements de passion (tiens au passage quelquechose m'a fait beaucoup rire, et je ne sais pas si je l'ai déjà raconté ici, mais les journalistes ont interrogé une personne en première année d'une licence art et spectacle, autrement dit ancien deug, et cette personne se disait contre le CPE parce qu'il était précaire... C'eut été sympa d'expliquer à cette demoiselle que sa propre filière était précaire, enfin bon....)
Bon j'en reviens à mes moutons (bientôt avalés par les futurs ours que l'on réimplante en Pyrénées, si si je vous jure, dans quelques années, on réimplante la bête du Gévaudan dans nos campagnes...), je ne suis pas allé manifester parce que je bossais, 25h par semaine, j'avais un partiel tous les week-ends (pourquoi ai je la seule fac en france qui ne ferme pas ses portes????), et un mémoire à faire (je l'ai rendu au fait je vous ai pas dit???).
Et pourtant, pourtant, en tentant d'essayer de fuir son destin, ce dernier nous rattrappe inexorablement.
Hier soir, j'étais convié à une petite fête (pendant laquelle je n'ai pu replacer aucune indication culturelle de Jennifer, vu que ma trés chère amie m'a oublié sur ce coup là, et ne m'a pas permis de briller en société).
Trés bonne soirée, chez une amie que j'apprécie, avec des gens que j'apprécie, bref le bonheur. Quand soudain, vers les minuit moins dix (non en fait j'en sais rien), la tension a commencé à monter avec un jeune homme, au demeurant trés sympathique malgré un mode vestimentaire assez original (un charmant jogging blanc inséré dans l'antre de ses chaussettes, petit survet' de marque sur les épaules), qui avait décidé de venir frapper des gens, n'importe qui.
Je fus la cible pendant quelques instants, mais voyant mon peu d'entrain, ou ne comprenannt pas ma langue, il s'est dirigé vers quelqu'un d'autre.
Sans savoir pourquoi, moi, le gars sage, bête et discipliné, qui ne dit jamais rien, je me suis levé vers lui, histoire de voir ce qui se passait.
Et là, sans bien comprendre ce qui se passait, le charmant jeune homme des banlieux (non, pas d'amalgame, c'est pas ma faute, c'est son descriptif) a sorti une bombe lacrymo qu'il a projeté à travers l'appart, et accesoirement à travers ma gueule....
Résultat, tous les invités qui pleurent pendant trois quarts d'heure, de la fumée impossible à traverser pendant tout le reste de la soirée, mais des souvenirs à raconter sur ce blog. Et rien que pour ça c'était une bonne soirée.
Bon au final, je ne suis pas allé manifester contre le CPE, mais je m'en suis pris plein la gueule quand même. Mon avis, c'est que le CPE c'est vraiment de la merde. Ou alors, ce qui n'est pas à exclure non plus, je suis le futur François Pignon de Francis Veber.
Francis si tu m'entends, JE LE VEUX !!!!!!!!!!!!! J'ACCEPTE!!!!! TON PRIX SERA LE MIEN... January 24 Toute la beauté du mondeJe suis sous le charme!!!!
Qui? Quoi? Comment? Où?
Hier soir, grande avant première au ciné. "Toute la beauté du monde", le dernier Marc Esposito avec Marc Lavoine et Zoé Felix. Vous savez, le réalisateur du "coeur des hommes", le petit chef d'oeuvre...
Ben je crois que Marc E a trouvé la recette pour les chefs d'oeuvres, et du coup, il a recommencé. Ce film est une petite merveille. Oui je sais, je sais, ça ne sort que le 1O février, mais tant pis, je livre déjà mes premières impressions, et vous me direz le moment venu ce que vous en avez pensé.
Bon l'histoire est trés simple (d'ailleurs y en a ptet qui ont lu le livre de Marc E dont est tiré le film, parce que oui, Marc E, il fait le film de son livre, au moins il est pas déçu de son histoire, c'est pas con hein???).
Bref, un accident d'avion plonge une jeune femme dans la solitude et le veuvage (joliment dit tout ça dites moi), et son frère ne sait que faire pour la sortir de sa dépression. Du coup, il a l'idée de demander à Marc Lavoine d'organiser un petit voyage sympa pour sa soeur, histoire de lui faire oublier la France. Et Marc, il est trés fort, il a LA solution, il l'envoie à Bali.... Mais le truc c'est que Marc, il tombe amoureux de la fille, mais la fille, elle veut pas de lui parce qu'elle est en dépression.... Cercle vicieux quand tu nous tiens.
Pour la suite je vous laisse aller au cinéma. Mais de grâce allez-y, parce qu'un film comme celui là, ça ne se regarde pas en dvd, divx ou autre machine à petite lucarne. Non, les paysages de Bali méritent d'être appréciés sur grand écran, un minimum. Le décor est sublime, et on comprend vite que toute la beauté du monde est à Bali... Je conçois que ça fait cher la dépression, et qu'il faut en avoir les moyens, mais bon, au pire, on va rêver à travers le film, parce que même si la place de ciné a augmenté (et oui, capitalisme quand tu nous tiens, bientôt on paiera même pour sortir du cinéma, pour s'asseoir dans la salle, pour poser son manteau...) c'est toujours moins cher qu'une guérison chez le psy ou qu'un voyage à Bali.
Bref, un chef d'oeuvre je vous dit, surtout en ces temps de déprime nationale (si si JP Pernaut l'a dit ce midi, "la France déprime", en même temps, la France elle regarde son treize heure donc forcément...).
Et puis je vous dit pas tout.... A la fin du film y avait les deux Marc qui étaient là pour nous faire un petit coucou. Ben on aime ou on aime pas, mais pour la sympathie naturelle des deux hommes, le film mérite de marcher. Alors forcément, aprés, débat pas du tout houleux vu comment la salle était déjà conquise par cette histoire trés ambiguë, entre la beauté du monde extérieur, et les turpitudes intérieures qui contrastent évidemment. Et en plus c'est bien écrit, et en plus c'est parfois drôle, touchant....
J'en reviens à nos Marc, j'ai été bien obligé de descendre dans la fosse aux lions pour tenter d'approcher de prés ces pointures, parce que oui, j'ai eu mon instant de bofitude profonde, mon moment fanatique, l'envie de me faire gribouiller ma place de ciné. Et je peux vous dire que je n'étais pas seul. Et je dirai même que j'ai réussi.
J'ai même réussi à glisser à Marc Lavoine (qui je dois l'avouer en hétéro profond que je suis, oui je sais mon coming in fait toujours des déçus, mais ainsi va la vie, sentait extrèmement bon) que je le remerciais pour son duo impressionnant avec Souad Massi. Duo que je vous laisse donc déguster avant de retrouver le chanteur en acteur dés le 10 février.
Mais surtout, surtout, allez voir Bali sur vos écrans... Le 10 février!!!!! January 14 Je vous trouve trés beau...Première critique ciné de l'année 2006, premier coup de coeur, premier cri du coeur pour vous emmener, vous pousser vous OBLIGER à aller voir ce film.
C'est la première émotion de l'année, le premier bouleversement. Je vous livre trés rapidement le synopsis:
Un vieil agriculteur (Michel Blanc) perd sa femme, et avec elle, son coexploitant agricole qui faisait, sans qu'il s'en rende vraiment compte, des tâches méga supra importantes, et méga supra difficiles pour un mec, genre faire la lessive. Du coup, il est déprimé pépère, il est perdu, non pas que sa femme lui manque mais plutôt qu'il est débordé de travail à la ferme. Il décide alors d'aller dans une agence matrimoniale pour rencontrer une femme qui accepterait en quelque sorte un contrat de travail. Face à ses exigences délicates, il est trés vite rabattu vers des filles roumaines qui attendent n'importe quelle occasion pour échapper de leur condition et venir en France. La suite, sur vos écrans....
Pour ma part, je vous l'ai dit, j'ai été chamboulé par ce film qui allie le rire, les larmes, la colère, bref un vrai bijou.
A noter qu'il s'agit ici du premier film d'Isabelle Mergault qu'il convient de féliciter d'autant plus qu'elle l'a réalisé et écrit.
Vous l'aurez deviné, le thème central est celui de l'amour artificiel, et du fait d'aller chercher à l'étranger, des femmes prêtes à tout pour obtenir une nationalité française et de l'argent.
Je me pose alors une question. Dans ce rapport ambiguë et pour le moins original entre cet homme et cette femme, y a-t-il vraiment des sentiments profonds ? Même si, évidemment celà doit arriver parfois, la plupart des cas montrent une sorte de pacte, qui serait pour l'homme d'aider la femme à acquerrir un statut en france et pour la femme, de s'occuper de l'homme comme si elle était amoureuse de lui.
Je vous avoue que je trouve ce genre de concept assez détestable, tant d'un côté que de l'autre. Et au delà de ce film qui est je le répète extraordinaire, la question reste ouverte sur ces réseaux internationaux qui, au final, tendent à rabaisser ces femmes au rang d'objet tributaires du besoin plus ou moins urgents, d'hommes désabusés de l'amour et de la vie.
C'est pour moi, une sorte de prostitution déguisée parce que beaucoup moins raccoleuse mais tout aussi choquante je pense.
Je laisse à présent place à vos commentaires sur le sujet si vous le souhaitez.
Quoiqu'il en soit:
COURREZ VOIR LE FILM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'oubliais..... Je vous trouve trés beaux... |
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