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日志


10月5日

Final

Mes chers amis...
 
J'ai beaucoup réfléchi avant de prendre cette décision, j'ai apellé un ami, pris le 50 50, je n'ai pas demandé, il est vrai, l'avis du public.
J'ai lu mon horoscope, envoyé un mail à Elisabeth Teissier (qui ne m'a toujours pas répondu), j'ai tiré mes cartes (n'ayant que des cartes routières ce fut un brin compliqué), j'ai lu dans mon marc de café, détripé un poulet pour voir dans ses entrailles, bref, usé de toute la magie noire possible et imaginable...
Une seule idée m'est apparue.
Aprés plus de trois ans de bons et loyaux services, j'ai décidé de fermer ce blog.
Bon, pas fermer dans le sens strict du terme, pas de rabais, pas de solde ni de liquidation totale.
Il reste ouvert pour les nostalgiques qui voudront lire et relire les bêtises que j'ai laissées ça et là, pour les assoiffés de ma prose, pour les fans invétérés.
Mais je ne viendrai plus laisser mes pensées dériver au gré de mon clavier, je ne viendrai plus critiquer qui que ce soit, j'arrête de me plaindre, de dire que la vie est belle, que Vincent Delerm doit arrêter de chanter etc...
 
Je pars vers d'autres horizons.
 
Je reviendrai sur le net, trés certainement, mais pas à cette adresse, et pas immédiatement. Ailleurs, avec d'autres objectifs.
 
En y réfléchissant, ce blog a été pour moi essentiel ces dernières années. Il m'a permis de rencontrer des gens de tout horizon, extraordinaires, sympathiques, et plein de goût (puisqu'ils venaient ici régulièrement).
Il m'a permis de livrer mes états d'âmes pendant mes années facs post rupture.
Il m'a permis de me découvrir, d'apprendre à me connaître un peu plus.
Il m'a permis de me faire découvrir aussi parfois.
 
Merci à tous ceux et celles qui pendant ces années m'ont gratifiés d'un mot gentil à l'égard de cet espace, à ceux qui timidement m'ont avoué au bout de trois ans qu'ils venaient ici régulièrement (sans que je ne m'en doute), à ceux qui m'envoyaient des mails précieux d'encouragement, à ceux qui au détour d'une soirée, d'un voyage, d'une dispute laissaient transparaître leur favoris bloguesque.
Merci du fond du coeur pour tous les compliments auxquels j'ai eu droit au cours de ces articles, ils ont toujours été un moteur pour la suite, une envie de continuer, l'idée que je ne faisais pas ça que pour moi. Je ne sais pas recevoir les compliments, mais je sais les apprécier à leur juste valeur.
 
A trés bientôt, quelque part sur la toile, pour d'autres aventures aussi intimes, passionées et plaisantes.
 
Et vraiment merci de votre fidélité!!!!!!!!!!!!!!
 
 
8月9日

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille... Encore heureux

J'ai tendance à répéter à qui veut bien l'entendre, que mon exigence pharaonique quant à mes amis (certains apellent celà intransigeance) relève d'une petite théorie personnelle selon laquelle, les amis sont les seules personnes que l'on choisit soi même.
On a assez à faire avec ceux qu'on nous impose, famille, voisins, collègues de boulot, et j'en passe.
 
Sauf que chez moi, le choix familial n'aurait jamais été plus luxuriant et plus heureux qu'il ne l'a été réalisé par le hasard. J'ai une famille fomidable, encore mieux que la série TV.
Sauf que, avec ma façon tarabiscotée de voir les choses , c'est bientôt plus un désavantage qu'une joie profonde.
 
Je m'explique, rengainez vos baïonettes.
 
Ce soir, samedi soir sur la terre, alors que tout le monde devait être en train d'élire la boîte de nuit qui abriterait leur folie estivale, j'étais tranquilement en train de manger chez mes grands parents, et de partager avec eux quelques moments importants de ma vie.
Et là je me suis rendu compte de quelque chose.
Ils avaient vieillis.
Non pas qu'ils soient grabataires ou incontinents, loin de là, ils pètent carrément la forme, au contraire. Mais quelque chose en moi s'est réveillé, une idée, une vision.
Mon grand père ne serait pas toute ma vie sur cette chaise en train de regarder mes photos de Californie ou d'écouter la dernière chanson en date de son petit fils.
 
Je me suis rendu compte que finalement, sur terre, le seul Dieu ou la seule puissance existante était le temps. Celui qui passait. Celui qui me faisait grandir et qui les faisait vieillir.
Moi qui serai à Madrid dans une semaine avait envie de tout plaquer pour rester encore avec eux, de prendre une valise et de m'installer dans leur salon.
Pourtant, j'en ai pas mal profiter de mes grands parents. J'ai déjà la chance exceptionnelle d'en avoir 4 extraordinaires. La chance de les avoir à portée de main. La chance de partager pleins de moments avec eux.
 
Mais cette chance là, c'est un poignard planté dans mon coeur, qui, une fois qu'il sera ôté, entrainera avec lui une bonne partie de moi et laissera place à la plus grande hémorragie que ce monde ait connu. Un tsunami de tristesse et de mélancolie.
Cette chance, je le sais, m'a souvent empêché de faire certaines choses. Je dis empêcher, mais au final, je suis bien plus heureux d'avoir choisi un moment familial.
Je me souviens de cette fille qui se plaignait parfois de manger peut-être trop souvent chez eux... Notre relation a décliné à partir de cette réflexion...
 
Et puis, il y a aussi une sorte de reconnaissance. L'envie de les remercier pour m'avoir fait tel que je suis. L'envie de leur prouver qu'ils ont fait du bon boulot, avant qu'il ne soit trop tard pour qu'ils s'en rendent compte.
 
Ce sentiment, je l'ai ressenti une fois, avec mes parents. Le jour où j'ai emménagé.
Je me souviens qu'une semaine loin d'eux les avait vieillis de quelques années. J'étais décontenancé. J'avais envie de revenir en arrière, de tout plaquer et de réintégrer le cocon familial pour ne plus perdre une seule miette de leur existence.
La raison est vite revenue à moi, et la fierté a elle aussi joué son rôle pour me permettre de commencer à vivre ma vie.
 
C'est un peu ce même sentiment ce soir, mais vis à vis de mes grands parents.
Je n'en profiterai, de toute façon, jamais assez, jamais trop.
 
Alors oui, il est vrai que quoi qu'il arrive dans cette vie, ma famille passera avant tout.
Il est vrai que j'aurai peut-être pu faire mes bagages et changer de ville, parcourir le monde ou conquérir Paris.
J'aurai pu m'enticher d'une belle demoiselle et me cloîtrer dans notre nid douillet pour le restant de mes jours.
J'aurai pu vivre en ermite au fin fonds de montagnes andalouses, avec une guitare pour toute compagne, et la musique pour toute maîtresse (ou l'inverse).
Mais au final, tout le bonheur du monde, ou plutôt tous les bonheurs de mon monde résident dans mes moments privilégiés, entre eux et moi.
Je n'échangerai jamais la richesse de Bernard Tapie, le talent de Francis cabrel, les conquêtes de mon pote Michel (et Dieu sait qu'il y en a, et pas des dégueulasses, petit clin d'oeil perso), contre ma famille.
 
On a coutume de distinguer les familles de sang et les familles de coeur, je peux vous dire que quand les deux fusionnent c'est un petit paradis...
 
 
 
 
 
 
5月30日

Suite de fantasmes...

Ceci n'est pas un rabâchage du précédent article, loin de là. Une suite, ni plus ni moins.
Un peu parce qu'il m'a fait réfléchir.
Un peu parce que j'ai eu l'impression de le rater, de ne pas faire sentir ce que je ressentais vraiment.
 
Petite session de rattrapage, dans la mesure où le besoin s'en ferait ressentir.
Nul besoin de reparler fantasmes. Je n'en pense ni plus ni moins. J'ai dit ce que j'avais à dire sur le sujet.
Laissons de côté les multiples turpitudes de l'âme, nous emmenant trés souvent à vouloir des choses inaccessibles, soit pour s'enfuir de son quotidien tristounet, soit pour viser une lune bien trop haute pour nos pauvres petits bras humains, tendant la main plus par désarroi que par croyance, vers ce ciel trop muet.
 
Mon fantasme à moi, c'est juste un rêve, une envie soudaine de retrouver mes rendez-vous d'antan. Ceux qui me faisaient frissoner d'avance, rien qu'à l'idée de voir courir le temps, me menant inévitablement vers l'heure H, heure à laquelle je devais retrouver cette charmante demoiselle que je ne connaissais que depuis un jour, une semaine, un mois, un an, une éternité.
 
Je me préparerai, minutieusement, comme si la belle pouvait percevoir l'intime imperfection de mon être dans mon apparence. Suite à l'excitation du jour, l'angoisse de l'apparat, de l'habit, car même si l'habit ne fait pas le moine, il est le symbôle de l'âme, reflet improbable de l'humeur, de l'envie, et de mon moi profond.
Quid du rasage, rajeunir implacablement avec un rasage de prés, ou laisser transparaître une "cool attitude" tout à fait calculée avec une barbe de trois jours travaillée pour l'occasion.
Il y aurait aussi la touche finale parfumée, le fluide contemporain, l'effluve qui capterait l'attention, qui éveillerait les sens, qui enlasserait sur le moment la jeune fille, et, peut-être,  lui permettrait à jamais d'assimiler l'odeur à ce moment là.
 
Elle, elle m'attendrait, l'air de rien, ayant passé autant de temps sinon plus, à faire en sorte de me plaire au premier regard. Sa touche de parfum à elle m'ennivrerait dés les premiers instants.
Moi je serai juste heureux qu'une fille ait pris tant de précaution pour me plaire. Pour faire en sorte que mon esprit soit chamboulé. Mes sens sans dessus dessous.
 
Une bise chaste saluerait notre rencontre. Sa toilette serait parfaite.
On irait à travers les rues de la ville, fiers l'un et l'autre d'être vus en si charmante compagnie.
Et puis, on choisirait un petit resto, toujours l'air de rien, mais pas n'importe lequel.
On mangerait, on discuterait à travers deux trois regards qui en diraient long sans vraiment le dire, parfois un sourire témoignerait d'une osmose parfaite.
Et le temps fuirait, trop vite, pas assez, anormalement.
Le vin nous permettrait de s'avouer des choses que l'on n'aurait pas avouer autrement.
 
Puis le temps se figerait à nouveau pour nous accompagner dans une ultime promenade.
On promettrait de se revoir, plus tard, demain, dans une semaine.
Et la nuit nous reprendrait, laissant la lune sur sa fin, seule spectatrice de ce moment si particulier qu'est un premier rendez-vous...
 
 
 
2月19日

Effacée... Oubliée ?

Une nuit tout ce qu'il y a de plus normal. Une succesion de rêves complètement fous (en ce moment j'ai le chic pour ne pas comprendre de quoi je rêve).
 
Un réveil tout ce qu'il y a de plus habituel, 10h30, RTL2 se met en route, laissant ma journée commencer sous les meilleurs auspices grâce à mon Francis national et sa corrida grandiose (je tiens à signaler la sortie d'un tout nouvel album intitulée "Des roses et des Orties" pour le 31 mars...).
 
Un petit déjeuner tout ce qu'il y a de plus diététique, un bol de céréales flottantes dans du chocolat au lait (je viens d'apprendre il y a quelques mois que le café au lait c'est cancérigène, alors j'ai rayé ma boisson préférée de mes matins, de mes aprés-midi, et de mes soirées, dégustant avec une conscience énorme, mon dernier café au lait, le 12 décembre 2007, c'est rare de savoir que c'est la dernière fois qu'on boit de quelque chose... fin de la pensée philosophico-culinaire).
 
Et puis, patatra, c'est le drame. Ce qui sans doute devait finir par arriver arriva...
Je ne me souviens plus de son visage... ce visage que j'ai caressé tant de fois de mes yeux, de mes mains, de mes doigts (bon et de ma langue aussi, mais c'est pas tellement romantique finalement).
Ce visage qui m'a plu, m'a rassuré, m'a rendu différent, m'a appris la vie, m'a regardé avec les yeux de l'amour, comme personne ne l'avait jamais fait auparavant, et peut-être, sans doute, trés certainement, inévitablement comme personne ne le fera jamais plu.
Ce visage qui au final m'a terrorisé, tant j'avais peur de le croiser dans mes virées tant diurnes que nocturnes.
Ce visage s'est effacée de ma mémoire, le visage de la fille que j'ai le plus aimé dans ma (petite) vie.
 
J'ai pensé à cette trés belle chanson de Christophe (oui je cite Christophe dans mon blog, c'est beaucoup mieux que de citer Peter et Sloane si on y réfléchit bien), Aline, dans laquelle il avait dessiné sur le sable son doux visage qui lui souriait. Et ben, sur cette plage, d'un coup, il a plu, et dans cette orage, elle a disparu.
Bon Christophe, lui, il a crié Aline pour qu'elle revienne, et même que tellement qu'il avait de la peine il a pleuré.
 
Moi, comme j'étais pas à la plage et que je pouvais pas creuser le sable pour la retrouver, j'ai allumé mon ordi et je l'ai cherché sur facebook (parce que je me suis dit avec mon "perfect english" que facebook c'était littéralement le livre des visages...)
Mais elle y était pas.
Aprés j'ai réfléchi, quand on était ensemble, c'était une quiche en informatique, je vois pas pourquoi ça aurait changé...
Remarquez elle pourrait coucher avec un informaticien, mais elle était plus portée sur les avocats...
Et puis j'ai éteint facebook parce que j'ai eu peur de tomber sur les visages des enfants de la Shoah par rapport au devoir de mémoire, on sait jamais, notre cher ami le Président de la République française aurait pu obliger le site internet à publier ces visages que l'on ne doit pas oublier.
Parce qu'apparemment, quand on est au CM2, lire le "journal d'Anne Franck", "Le sac de billes" et "Si c'est un homme" ça ne suffit plus forcément, et que ces pauvres enfants français surchoyés, faut un peu les secouer avec des pensées lugubres et funestes.
 
Donc je suis allé voir Google qui ne m'a sorti aucun résultat valable, mais ce n'est pas pour autant que j'ai cliqué sur un site proposé, comme le font ceux et celles qui tombent sur cette page aprés des recherches folles.
J'ai arpenté toutes les pages web possibles et imaginables pour essayer de trouver un visage que j'ai perdu quelque part dans mon subconscient.
 
Et puis je me suis mis à penser à des gens que je n'avais pas vu depuis trés longtemps, et, bizarrement, leurs visages apparaissaient inmanquablement à ma mémoire, mais pas le sien...
 
Alors je me suis résolu.
Peut-être que je l'avais trop ressassé.
Peut-être que je l'avais trop enfoui dans mon passé.
Peut-être que je l'ai effacé pour en garder d'autres plus importants (quoique j'en suis pas certain parce que le nom de mon premier dentiste, celui qui m'avait fait trés trés mal avec ses grandes mains qui n'entraient pas dans ma petite bouche, et qui m'avait arraché plein de dents de lait, m'est revenu en mémoire et son visage avec...)
Bref je l'ai oublié je l'ai oublié, on va pas en faire tout un fromage non plus, c'est pas comme si j'avais oublié son nom...
 
 
Comment elle s'appelait déjà?
 
 
 
1月24日

Hstoire d'un clown...

Euréka, ce soir j'ai compris...
Il m'aura fallu 24 ans pour réaliser, mais ça y est, ce soir j'ai compris...
Quoi donc, me demanderiez-vous avec impatience, et vous auriez tort (ce que je vais vous livrer maintenant est loin d'être de la plus haute importance) ?
Et bien je viens de comprendre le sens de ma vie.
 
Je viens surtout de me rendre compte que mes rêves d'enfant ne se réaliseront certainement jamais, parce qu'ils sont justement des rêves, que je n'aurai jamais l'occasion de faire les choses les plus folles dont j'ai toujours eu envie. Et, comme c'est quelque chose que je comprends ce soir, je n'en tire ni peine ni déception. Peut-être même de la fierté, celle d'être enfin descendue de mon petit nuage, et de remettre mes pieds sur terre.
 
J'étais tranquilement en train de regarder quelques photos qu'une amie vient de m'envoyer, retraçant par la même occasion les dernières soirées délurées passées entre amis, et j'attaquai les vidéos d'un concert plus que privé que j'avais fait devant une poignée d'amis réunis, là encore, pour l'occasion, quand soudain tout s'est éclairé...
 
Mesdames mesdemoiselles messieurs, je suis un clown.
Mais pas un clown dans le sens pas sérieux, instable, incohérent et inapte à la confiance.
Non non non, un clown dans le sens amuseur de la galerie, déconneur à temps partiel et rieur de bon coeur.
Ma mission est de détendre l'atmosphère, séduire par des jeux de mots, plaire par une imitation, etc...
Je suis là pour faire tomber la tension quand elle est trop élevée...
 
J'en vois déjà qui se moquent, qui se disent "ben il était temps qu'il s'en rende compte...".
C'est vrai, je le savais déjà, je m'en rendais bien compte que je faisais rire les gens, mais je me disais toujours qu'il y avait autre chose en moi, que je n'étais pas QUE ça.
Et bien si, je ne suis QUE ça mais c'est déjà pas si mal.
 
Et comme tous les clowns, j'ai un côté clown triste, ou tendre ou ce que vous voulez, qui me permet aussi parfois de toucher ou d'émouvoir.
 
Je regardais donc ces vidéos, témoins de mes délires persos quand tout d'un coup, et pour la première fois de ma vie, je me suis vu à travers les yeux des autres. J'ai détaché l'image devant moi du garçon que j'étais, et j'ai compris.
Mon rôle, mes amis, mes affinités, mes qualités, mes défauts...
 
Je pensai qu'être un clown était quelque chose de réducteur, que ça empêchait trés souvent de voir des sentiments cachés au fonds. Je viens d'ouvrir les yeux, et de découvrir que c'est tout l'inverse, qu'être clown est une tâche noble qui implique, au contraire, une grande gamme de sentiment, et une sensibilité extrême.
 
J'ai un aveu à faire, l'instant d'une minute, je me suis aimé...
 
Alors c'est décidé, je suis un clown, et je le reste!!!
11月4日

Impromptu selon Guillermo

Par ces belles journées de printemps (en novembre oui et alors???), j'adore me promener à vélo (pas celui qu'on m'a emprunté en fin d'été, je l'ai toujours pas retrouvé), arpenter les rues de ma ville et faire mille choses intéressantes du style aller chercher ma nouvelle carte bleue à la banque...
Oui, c'est un scoop, finie la Visa Electron qui me permettait de passer des heures devant une vendeuse le temps que ma carte envoie un recommandé, soit disant express, à ma banque pour savoir si oui ou non j'avais le droit d'acquerrir une paire de chaussures pour une somme modique... Désormais je rentre dans la catégorie de ceux qui lapident les détenteurs de carte electron... Capitalisme Bonsoir!!!
 
Et donc, je pédalais à allure régulière quand soudain, au détour d'une rue que je connaissais bien, un bâtiment s'est imposé à moi. En un instant, des images passées me sont revenues en nombre, et des mélodies chantantes se sont fracassées dans mes oreilles. Je venais de retrouver le chemin de mon ancienne prof de piano.
Il faut absolument que je vous parle de cette dame.
Son âge est de ceux que l'on qualifie de beaux, d'aussi loin que je me souvienne, je ne l'ai pas connue jeune. Et pourtant...
De la joie, de la vivacité, de l'envie et de la passion elle en a toujours eu. Elle me fait penser à ces vieilles dames qui, le moment venu, remplacent de façon solennelle une vie personnelle quasi vide, par une multitudes de miaulements dans chaque pièce de la maison. En guise de miaulements, la "dame du piano" comme on l'apellait chez moi, avait, je vous le donne en mille, des pianos.
 
Celà faisait bien trois ans que je ne l'avais pas revue, alors forcément quand je sonne en bas de l'immeuble et qu'elle voit ma grosse tête dans sa mini caméra sophistiquée qui lui évite la descente infernale de ses escaliers à chaque tintinement, elle ne me reconnait pas. Mais quand je m'annonce, un peu fébrile, elle ouvre la porte d'un seul coup, m'offrant alors des souvenirs impérissables.
Quand la porte s'est ouverte, c'est le parfum de mes jeunes années, le parfum du début de ma passion musicale, le début de mes pas d'artistes (si tant est que j'en sois un dans ce domaine). Et vous savez aussi bien que moi, que trés souvent, une odeur rapelle bien plus de choses qu'une longue conversation.
 
Et puis je suis entré dans la pièce. Tout était à sa place. La petite table en bois sur laquelle j'apprenais mon solfège, ces lignes d'écriture musicales qu'elle me corrigeait sans relâche, base de mon éducation.
Il y avait les deux pianos, témoins de tant de ripages, de tant de fautes, mais aussi de belles réussites, de belles fiertés...
Pianos qui avec le temps ont leurs caractéristiques personnelles, celui là qui a des touches usées qui parfois faisaient mal aux doigts, ce Do à l'ivoire vieillissant, ce Mi au son si lourd, cette sonorité d'antan que j'adore par dessus tout, et ce brin de mimosa impérissable...
 
Je me suis revu le jour de mes six ans, accompagné de mes parents, témoins toujours fidèles des instants de ma vie, une petite sacoche à la main, un crayon à papier rouge et noir, et une gomme rose et bleu. Je me revois m'asseoir, tout tremblant, et tellement anxieux de toucher les notes. Et cette dame qui me vouvoie alors que je ne suis qu'un petit garçon.
 
Et puis tout a défilé, ce lien qui s'est tissé entre elle et moi malgré tout, et malgré nous, nos conversations, nos fous rires, nos partages musicaux, nos déchiffrages laborieux, et ceux qui l'étaient beaucoup moins, nos concours de musique, nos auditions, ses aveux qu'elle me glisse, elle écoute parfois les cassettes audio que l'on enregistrait à l'époque...
 
Et au fil de ces retrouvailles, elle s'est levée. Sans rien dire, elle s'est levée. Elle s'est dirigée vers ce meuble que je connaissais comme gardien de tous ses trésors, partitions en nombre à mille chiffres, elle en a cherché une, l'a posée sur le piano, et m'a demandé de m'asseoir à ses côtés pour un quatre mains improvisé.
 
Touchant, émouvant, détonnant, inoubliable. Un moment de vie que je ne peux décrire autrement que comme je tente de le faire ici. Avoir une passion trés grande pour quelque chose, rencontrer celle qui nous a inculqué les bases (et beaucoup plus) de cette passion, et revivre un moment de partage avec cette personne.
 
Elle n'a pas changé, la "dame du piano", toujours avec ses couleurs de cheveux excentriques, ses anecdotes d'un autre temps, ses remarques sur la modernité à faire pâlir les mômes d'aujourd'hui.
Son rire, ses photos, sa passion, et sa fidélité.
Car autant j'étais content, heureux, joyeux de la retrouver, autant je peux dire sans trop me tromper qu'elle aussi était, le temps d'une marche turque, revenue quelques années auparavant, et la joie qui se lisait dans ses yeux quand elle jouait, le sourire qu'elle affichait à chaque note sortie (ce qui d'ailleurs me faisait imanquablement jouer comme un pied, je la regardais elle et pas la partition, mes doigts tremblaient c'était affreux) témoignait d'une émotion partagée.
Du coup j'ai eu envie, je me suis donné le temps, j'ai décidé de ramener chez moi ce 4 mains et de l'apprendre trés vite pour aller le jouer avec elle sur ce piano que je connais tant...
7月11日

Le livre du temps

Je ne serai pas l'homme le plus imaginatif de l'année si je venais devant vous en comparant ma vie à un grand livre. Livre duquel il est assez difficile parfois de tourner les pages. Un livre qu'on ne peut lire en sautant ni ligne ni page. Un livre dont le seul sens est tourné vers l'avenir. Difficile de revenir en arrière pour lire les pages antérieures. Ou alors de façon différente, avec des mots et des sentiments diférents.
 
Ce livre, nous en avons tous un exemplaire personnel et unique que l'on feuillette à tout instant. Parfois nos histoires se chevauchent, se lient, se rapprochent, se superposent. Et puis il y a celles qui se détachent, qui s'éloignent, qui se brouillent.
 
Et puis il y a les pages difficiles à tourner, les chapitres douloureux à clotûrer pour maintes et maintes raisons. Ceux qui en annoncent de nombreux autres mais tellement différents, tellement à mille lieux de ce que l'on a vécu jusqu'à présent qu'ils nous font peur. Il y a ces chapitres qui terminent un pan de vie si idéal, si joyeux et si paisible que l'on renonce à y apposer un point final.
Mais il semblerait que ce livre, nous ne soyons pas seul à en décider de la teneur, et quoi que l'on fasse, ces chapitres finissent bel et bien par avoir une fin. Alors on tente par tous les moyens d'en reculer la date, on se fatigue de façon vaine, et au final on se retrouve au pied du mur avec cette page qui, irrémédiablement, se tourne.
 
Et puis la page d'aprés nous prouve que finalement, il a bien fait de se terminer ce chaptire, et quand ce n'est pas la page qui suit directement, c'est celle d'aprés, ou celle d'encore aprés.
 
Et parfois, sans que l'on sache vraiment pourquoi ni comment, une bourasque vient bouleverser l'ordre de lecture et nous fait replonger dans des chapitres antérieurs que l'on avait enfouis trés loin dans son cerveau. Des souvenirs qui justement ne sont plus que ça, des odeurs, des mots, des visages que l'on avait laissés fermenter derrière nous, telle la vase marine, sans penser qu'un jour ils allaient refaire surface et nous asperger de leur odeur nauséabonde et poussièreuse de vieux souvenirs.
 
Et puis ces souvenirs s'incrustent quelque temps dans les nouvelles pages encore vierges de notre livre, tel un virus dont on ne peut se débarasser sans installer le parefeu dernier cri, dernière génération.
 
Tout ça pour finalement avouer que je pense que je suis virussé, et ce depuis longtemps.
Je suis un vieil ordinateur touché en plein dans la carte mémoire.
Je recherche d'urgence l'antivirus qui me permettra de palier à cette défaillance.
Pour ceux qui voudraient plus de renseignement sur ce virus déjà connu de mon système, il s'agit de celui là même que j'essayais de combattre en envoyant une bouteille à la mer. Lettre qui n'a connu ni réponse ni réaction, ni tsunami oriental.
 
Dans le fonds peut-être, sans doute, sûrement est-ce mieux ainsi...
J'attends maintenant cette page suivante qui me fera apprécier la clotûre de mon chapitre....
6月27日

Amitiés et autres petits désastres...

Je me souviens d'une chanson de mon enfance qui disait
 
"Tant qu'on a des amis, ça peut changer la vie
Ca peut repeindre en bleu tous nos jours malheureux
Tant qu'on a des copains, pour vous tenir la main
On a jamais peur de rien..."
 
 
Quelques mots faciles presque simplistes pour parler du sentiment le plus fort qui puisse, à mon avis, exister. Laissons de côté les quelques considérations sur l'amour que j'ai pu faire ici et là sur ce blog, vous savez ce que j'en pense.
 
Ces derniers jours ont été assez éprouvants sentimentalement parlant, non pas qu'il y ait eu dans ma vie un gros cratère creusé par je ne sais quelle mauvaise nouvelle, mais plutôt que les déclarations d'amitié en tout genre ont foisonné.
Alors sincères ou pas, toujours est-il que celà m'a touché, et ce à différents niveaux.
 
Tout d'abord à quel moment peut-on dire qu'on est ami avec quelqu'un?
A quel moment peut-on avoir cette prétention de penser qu'une place nous est réservée dans un coeur ou dans une vie?
C'est assez aléatoire finalement.
 
Il y a ceux qui accordent leur amitié à quasi tout le monde, et à quasi personne en même temps, car au final, cette amitié est galvaudée et ne représente rien de trés sincère, en tout cas rien de trés profond.
 
Il y a ceux qui l'offrent à petite goutte, tel un robinet qui continue de couler à cause de ce foutu joint que le propriétaire ne veut pas nous changer parce qu'il estime qu'il est pas responsable de l'usure ambiante. Et bien ce petit filet d'eau qui subsiste malgré le serrage intempestif du robinet pourrait s'aparenter à cet accord d'amitié chez certains.
 
Et puis il y a ceux qui vont qui viennent, et qui au final ont beaucoup d'amis sans trop savoir qu'en faire.
 
Le but pour moi était de me caser dans une de ces catégories. Et finalement, bienheureux celui qui réussit dans cette tâche. parce que, on en revient au début, comment savoir qui est ami avec qui...
 
Il y a bien ceux qui sont là depuis trés trés trés longtemps, quasi indispensables, ancrés à tout jamais dans nos souvenirs quoiqu'il advienne de nous et de notre amitié. Certains sont toujours là, d'autres ont décidé de voguer ailleurs et avec d'autres. Mais contrairement à l'amour, le sentiment d'amitié subsiste toujours.
 
Il y a ceux que l'on côtoie souvent, qui deviennent des "réguliers", des gens à qui on fait confiance, et qu'on commence à connaître par coeur. On se dit qu'ils se pourraient bien qu'ils soient des amis, mais le temps nous en apportera la preuve ou pas.
 
Il y a ceux qui interviennent sans trop qu'on s'y attende. Les surprises du moment avec qui ont va passer des soirées de folies pendant quelques mois, et que la dure réalité de la vie ramènera dans leur société, leur famille, leur petite vie trés éloignée de la notre.
 
Et puis il y a ceux sur qui l'on mise beaucoup. Les petits nouveaux, les meilleurs espoirs.
Ceux qui nous offrent tant, alors qu'on a l'impression d'être encore si peu de chose à leur égard.
Ceux qui finalement vous prouvent qu'ils tiennent à vous sans vraiment vous connaître et sans que l'on ne comprenne trop pourquoi.
 
Et puis parfois, il y a ceux qui partent sans que jamais on se soit aperçu que c'étaient des amis. Peut-être pas au sens fort du terme, au sens vulgaire de tous pour un, un pour tous. Mais il y a ceux qu'il est difficile de quitter alors même que les souvenirs en commun sont plutôt maigres. Ceux que l'on regrettera malgré la futilité de nos relations.
 
Finalement, il y a juste des personnes qui passent du bon temps ensemble, avec une intensité plus ou moins forte, une sincérité plus ou moins exacerbée, des personnes heureuses de se revoir le soir au coin du feu, autour d'un verre, ou aprés quelques mois de séparation, ceux que la vie nous remet sur notre chemin sans qu'on s'y attende mais que quoiqu'il arrive, on sera toujours heureux de retrouver.
Il ne faut surtout rien prévoir, exagérer ou organiser, ne rien prédire, ne rien espérer. Juste profiter des bons moments lorsqu'ils se présentent.
 
Il y a des soirées qui construisent les souvenirs, et celles qui servent à s'en souvenir.
Ces derniers temps, j'ai vécu un mélange de tout celà, je me suis rendu compte que la vie s'en allait gaiement sans s'arrêter, que les minutes filaient sans qu'on puisse rien y faire et que les gens passaient.
Je me suis rendu compte que rien n'est vraiment acquis, rien n'est vraiment éternel, mais au final ce n'est pas forcément négatif.
Oui c'est émouvant, oui c'est parfois frustrant, mais c'est aussi tout autant excitant d'imaginer un renouveau pour les gens que l'on apprécie.
 
Ce qui est certain, c'est que durant ma courte vie, j'ai vu beaucoup d'amitiés se créer, se défaire, se reconstruire, se déliter, s'envoler, s'éclater, se transformer, se muer, se surpasser... et je sais que malgré le temps, la distance, les personnes, et ce qu'il a pu se passer, je n'oublie rien de tous ces moments.
 
Et c'est peut-être un peu ce que j'espère de tous ceux que je connais et que j'apprécie, à quelque degré que ce soit, c'est que dans le fonds, quoiqu'il advienne de nous et de notre foutue amitié, ils ne m'oublient pas et gardent un merveilleux souvenirs du temps passé ensemble....
 
4月12日

Je vais bien tout va bien

Il y a des instants dans la vie où l'on a envie d'appuyer sur la touche "pause", de faire un arrêt sur image. 
Rester coincés entre deux instants magiques, parce qu'on sait que dans quelques temps, tout celà ne sera qu'un lointain souvenir, que déjà il faudra se préoccuper du futur, de sa vie, de ses amours, de son boulot, des factures, du chien, de la ménopause de sa femme, de la dernière défaite de l'équipe de France, de ses enfants, de la pollution, de la couche d'ozone, du réchauffement de la planète, des manifs, d'aller faire les courses à Carrefour, de prendre un parapluie parce qu'il pleut, de se boucher les oreilles pour pas entendre le dernier Vincent Delerm qui fait un tabac...
 
Bref, tout simplement parce que la vie n'est pas toujours joyeuse, quand tout va à peu prés, on aimerait en profiter.
Et là, je ne sais que vous dire sinon que je vais bien. Bien entendu, ça pourrait aller cent fois mieux et de mille manières possibles, mais je suis bien.
Je pars Fluncher dans un instant avec mes amis, j'ai un petit boulot d'appoint qui me convient parfaitement, je suis diplômé et même si ça ne me sert que trés peu pour l'instant c'est cool, il y a certaines personnes qui me font penser que je suis peut-être meilleur que je ne le croyais, j'ai mon petit appart bien sympa, et mon portable sonne bien plus souvent ces temps ci, toujours pour de bonnes raisons...
 
Oui mais pour le coup, ma verve s'est envolée, mon cynisme a disparu, et les articles sur son blog menacent d'être sirupeux et politiquement correct.
Je n'ai plus d'inspiration, je me perds dans des niaiseries d'un autre âge, limite je vous poste une liste de mes préférences dans la vie, je vous explique la recette de la tarte tatin de ma mère et je vous raconte comment Pierre il s'est vachement foutu de la gueule de Patricia hier soir, et que même que je lui ai dit, à Patricia, qu'elle devrait le quitter, parce qu'elle le mérite pas....
 
Je crois même que je serai beaucoup plus performant à l'écriture d'un nouvel épisode de "Plus belle la vie" voir des "Feux de L'amour" si les portes d'Hollywood s'ouvraient à moi.
 
Bref, vivement la fin des élections pour que l'on entende parler d'autre chose un petit peu, que l'on se souvienne qu'ailleurs y a des gens qui meurent, que c'est bientôt l'été et sans doute le retour de la crème dépilatoire (http://guillaumegomez.spaces.live.com/blog/cns!67FC2AFAC28AA84B!693.entry), que Jean Luc Delarue a mordu un stewart, bref, la vie quoi....
 
3月12日

Claude François est revenu...

Attention, les quelques lignes qui suivent risquent de vous choquer, de vous interpeller, vous aller me prendre pour un fou, un fada, un barjot, un déjanté, mais je vais vous livrer une expérience digne du surnaturel.
Mesdames et messieurs, je crois que Claude François est passé par chez moi hier soir...
 
Je vous plante le décor, mais avant tout, je le répète, je suis sain d'esprit.
Hier soir, alors que je prenais ma pause légitime au boulot, j'exposais une théorie cinématographique à mes chers collègues.
 
Imaginez un scénario, qui nous ferait revenir une star de la chanson, genre Claude François, devant nos yeux ébahis. Enfin pas nos yeux à nous tous. Juste une personne qui serait chez elle et qui reverrait notre cher Cloclo, venu délivrer un message à la terre entière (bon on va dire la France c'est déjà pas si mal...). Dans le film, le héros trouverait ça presque normal, il inviterait Claude à s'asseoir dans son fauteuil, et à lui raconter son histoire, il lui demanderait pourquoi il est revenu, et en quoi il pourrait l'aider. Et je disais que moi ça m'arriverait, j'aurai la trouille. En plein milieu de la nuit, un vieux monsieur (ben oui serait pas tout jeune cloclo) cheveux blonds délavés, qui me chanterait alexandrie alexandra au bord de mon lit, j'apelle les flics moi.
 
Donc, je mettais à plat mes derniers ressentis face au surnaturel, ne pensant pas un instant que la nuit suivante, j'allais être témoin d'une chose trés étrange... (j'ai pris des cours sur complèment d'enquête de M6 pour la mise en suspens...).
 
La scène se passe dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 mars.
Comme tous les dimanches matins, mon réveil se met à sonner, m'annonçant fièrement la fin de mon sommeil dominical afin d'aller vendre du plaisir à des gens entassés devant les portes du cinéma.
Une chose cloche toutefois... Tous les matins, quand j'ouvre les yeux, une radio de l'information me tient au courant des derniers rebondissements mondiaux. Mais là, la voix du présentateur m'est inconnue, et à la fin de son speech, le jingle NOOOOOOOSTAAAAAAAAALGIIIIIIIE retentit.
Mais que se passe-t-il? Qui est allé tourner mon bouton de 103.9 à 94.8 ????
Serai-je somnambule???
J'étais là, allongé, reflechissant à ce phénomène étrange quand soudain le présentateur annonce fièrement, Dimanche 11 mars, bonjour.
Et là ça fait tilt... 11 mars... Ne serait ce pas la date d'anniversaire de la mort de Cloclo? Etrange...
Je me dis dans mon for intérieur, si une chanson de Claude François passe immédiatement à l'antenne, ce sera un signe.
Ni une ni deux, la voix métallique de Claude résonne dans mon transistor.
 
Alors, pure coïncidence? Hasard? Surnaturel? Paranormal? Parapharmacie?
Je crois que Claude françois est venu me prouver que j'avais tort. Qu'il pouvait aisément s'introduire dans mon appart, laisser quelques signes de sa venue, et repartir, sans que je ne me réveille ni sois effrayé de son vieux brushing des seventies...
 
Bravo Cloclo, t'es vraiment le meilleur...
 
(La semaine prochaine je vous expliquerai comment Molière se fait passer pour un SDF dans les rues de Montpellier... Je l'ai rencontré).
2月20日

Le respect

Papon est mort, Britney s'est rasée la tête, la bataille politique bat son plein, et moi je suis venu vous parler de respect. Bonsoir...
 
Attention, je vous préviens, ce post risque de ressembler vaguement à une mauvaise rédaction du genre de celles que je faisais en cinquième, quand Madame Delors, avec sa voix qui tirait dans les aiguës, nous lançait le sujet.
"Le Respect, vous avez deux heures, et n'oubliez pas les citations et les exemples dans votre argumentation!!!".
 
Alors en premier, Mme Delors voulait que l'on définisse notre sujet.
Qu'est ce que le respect?
Moi j'aurai écrit, que la meilleure définition du respect est donnée dans une phrase trés célèbre (je n'aurai pas pu dire qu'elle est présente dans la Déclaration Des Droits de l'Homme), "La liberté des uns s'arrête quand elle entrave celle des autres".
 
Et ensuite j'aurai développé avec mes arguments de petit collégien, qui n'a lu que "Le Petit Prince" ou l'ensemble de la bibliothèque rose.
 
Aujourd'hui, j'ai l'impression que notre pays qui se vante depuis des millénaires d'avoir une farandole de libertées, "le pays des Droits de l'Homme" comme on a tendance à l'appeler, se barricade derrière de plus en plus de contraintes, justement parce que beaucoup abusent de cette farandole.
 
Attention, arguments suprêmes de ceux qui bafouent la liberté des autres par soif d'agrandir la leur :
1) Je paye mes impôts (et apparemment ils croient bien être les seuls à le faire, pourtant nous ne sommes pas tous en Suisse...)
 
2)Je paye mon loyer (et ça c'est l'argument de mon voisin par exemple quand il retourne son appart à 5h30 du matin un lundi soir).
 
3)On est en démocratie et donc je fais ce que je veux, et donc je t'emmerde...
 
Mais justement non, t'as le droit à tout sauf à m'emmerder.
 
T'as le droit de te promener tout nu chez toi, regarder TF1 en mangeant des cacahuètes, écouter Nostalgie à fonds les manettes pendant la journée, tapisser ton salon en rose bonbon, boire du jus de betterave tous les matins, aller voir Star Ac en concert, acheter le dernier single des Musclés, mettre le site de Francis Lalanne en page d'accueil de ton ordi...
 
Mais quand tu déconnes faut le reconnaître et faire profil bas. Quand tu gênes les autres, faut savoir s'excuser et vivre en communauté.
Et je commence à en avoir marre de tous ceux qui justement croient que tout leur est permis, et qui, en guise de toute forme de dialogue, préfèrent s'énerver, crier et menacer celui qui a la grande audace de dire qu'il est géné par un comportement.
 
"Excusez-moi monsieur, mais je crois que vous êtes assis sur ma veste...
-Hein quoi? Mais ta gueule, tu crois quoi, que tu peux mettre ta veste sous mon cul comme ça, sans qu'il t'arrive rien??? Je vais t'éclater, éloigne toi parce que sérieux je te tue..."
 
Voilà, sans doute un billet qui sert à rien si ce n'est me décharger de toute cette violence qui m'entoure, de ces gens qui s'énervent pour tout, et surtout quand il n'y a pas lieu de le faire, de ceux qui vivent de façon égoïste sans se rendre compte qu'à côté d'eux d'autres personnes vivent également, et que ces dernières n'ont pas forcément envie de subir leur manière de vivre.
 
Bon ben ça fait du bien....
 
1月3日

2007

Voilà, c'est parti, nous sommes en 2007...
Les fêtes de fin d'année, c'est terminé. On a tous ingurgité des tonnes de mets de toute sorte, qui nous ont tous rendu un poil patraque ces derniers jours. A ce propos j'ai goûté pour la première fois de ma vie les huïtres...
Comme chaque année, la course aux cadeaux, les préparatifs pour le réveillon...
 
Et comme chaque année, les célèbres douze coups de minuit. Les célèbres textos reçus d'on ne sait plus qui. Les fameux envois groupés qui nous remettent face à notre passé relationnel.
 
"Tiens, je l'avais oublié celui là... Ah tiens c'est marrant, elle a encore mon numéro elle..."
 
Et puis du coup on répond, on montre qu'on est toujours vivant "Faudra essayer de se voir cette année". Et puis 2008 arrivera avec son lot de festivités, et encore une fois peut-être, si depuis le temps les numéros n'ont toujours pas été effacés, nous remettrons ça.
 
Et la honte. The Shame. On reçoit un sympathique texto non signé, d'une personne dont on a malheureusement effacé le numéro. Quelqu'un dont on a pas eu la présence d'esprit de classer dans les personnes les plus importantes pour moi en 2006. Le fameux tri de numéro qui arrive tous les six mois.
Et là, je ne sais pas quoi faire. Je réponds "merci toi aussi"???
 
Et si c'est quelqu'un à qui j'ai déjà envoyé un mail (les fameux mails groupés) et à qui je réponds une seconde fois bonne année, va-t-il se rendre compte que j'ai effacé son numéro, que du coup je ne sais même pas à qui je réponds...
 
Alors on laisse courir, de toute façon, cette personne là a elle aussi effectué un envoi groupé (pour le coup on espère) et ne se rendra même pas compte qui a répondu ou pas...
 
Une seule résolution pour cette année 2007, ne pas prendre de résolution. Comme ça, au final, comme chaque année, je n'aurai même pas respecté la résolution de ne pas en prendre, puisque j'en aurai pris une...
Oui toujours aussi tordu en 2007...
 
Pour le reste, pas mal de projets qui se succéderont sous vos yeux ébahis (ou pas), pas mal de doutes aussi (qui se dévoileront beaucoup moins evidemment devant vos yeux pas du tout ébahis pour le coup).
Environ 564 personnes à revoir de toute urgence (dixit les textos, les mails et autres cartes reçues pour le nouvel an).
 
Mais le principal sera de rester tel quel. Continuer cet espace de discussion sur lequel, de temps à autre, vous avez la bonté de vous arrêter, voir même de réagir.
 
Et avant de refermer ce petit post de la nouvelle année, je tiens à remercier particulièrement et publiquement une personne qui se reconnaitra. Elle m'a envoyé un mail suite au dernier post, un mail particulièrement touchant, et je voudrais qu'elle ne se sente pas concernée par les 564 personnes qu'il faut absolument revoir et qu'on ne reverra finalement pas!!!
 
Et touche finale, remercier ceux qui arrivent sur cette page sans trop savoir pourquoi.
La dernière folie googlesque en date, une personne a tapé dans la barre recherche "Amanda Lear et son copain à qui veut gagner des millions" et a atteri sur mon espace.
 
Merci google pour ce partenariat de longue haleine....
 
Bonne année à vous tous
 
12月24日

A la recherche de mon âme d'enfant...

Bonsoir à toutes et à tous, et Joyeux Noël 2006!!!!!
 
Pas de post pour Noël, pas de lettre ouverte au gros barbu (déjà fait l'an dernier, alors pour les nostalgiques, cliquez sur les archives de décembre), pas non plus de flocons et de décorations sur le blog, cette année je vais bouder Noël jusqu'à Pâques...
 
Je n'ai pas de raison particulière, si ce n'est que la magie de Noël m'a quitté. Il me reste 24h pour retrouver mon âme d'enfant, alors je lance un appel.
S'il vous plait, toi qui me lis, si vous avez vu, aperçu, cru voir, eu l'impression de deviner l'ombre de mon âme d'enfant, appelez moi.
Pour la description rapide, j'étais un petit graçon plutôt mignon...
 
Et là j'ouvre une gigantesque parenthèse. Pourquoi les beaux petits garçons deviennent si laids, et les petits garçons immondes des stars des podiums????
Non mais attendez. On m'avait prédit un avenir doré, avec ma petite bouille d'enfant...
Malheureusement, mes petites bouclettes se sont raidies, mes joues se sont enfoncées, mes yeux (ouf ils sont restés tels quels) et ma voix de merde, trés crispante.... elle est restée!!! (oui je vous jure, soyez heureux de me lire et non pas de m'entendre j'ai une sale voix nasillarde... Cette année pour Noël je casse le mythe...).
 
Deuxième question, comment deux personne super mignonnes, peuvent donner naissance à un petit aussi laid (je parle pas forcément de moi là). Non mais c'est vrai, je connais des parents supers canons, qui ont un bébé super moche. C'est dur à gérer non? C'est comme si le fils de Johnny c'était Jean Pascal (ex élève de la star ac, décédé actuellement... Enfin il réapparait sur une emission de la première de temps à autre, mais c'est tout comme).
 
Troisième et dernière question, ou plutôt explication pour tous ceux qui en auraient à foison ( des questions), si je suis moche je l'ai choisi...
Je m'explique.
 
Quand je suis né, j'ai rencontré un ange. Pas un comme on l'imagine tout blanc avec des ailes et tout et tout. Non, moi c'était un ange fonctionnaire, déjà, qui bossait pour le bureau administratif du Maître. Comprenez ce que vous voulez bien comprendre, je suis pas là pour dévoiler le scoop de l'existence du Transcendant.
Et cet ange en costard cravate, ipod sur les oreilles (limite il m'écoutait ce con) et un organizer dans les mains, me posa une question trés brusque...
 
"Bonjour Guillaume, alors tu as choisi, mignon ou drôle???
"-Pardon???
-Ben quoi c'est pas dur, tu préfères être l'amant idéal ou le meilleur ami idéal???
-Ah ben, euh... voyons voir.. Je sais pas, J'hésite...
-Bon écoute tu seras drôle j'ai déjà trop de gars mignon en bas..."
 
Et c'est ainsi que je fus envoyé entre les jambes de ma mère (oui trés poétique, mais jusque là, c'était pas moi dans son ventre, c'était une sorte de doublure. Je l'ai recroisée, elle avait pris l'option beaugosse, je l'ai eu en travers de la gorge mais bon, je l'ai pris avec humour... Forcément, j'étais DROLE...).
Alors, pendant quelques temps, je suis resté plutôt bel enfant, le temps que tous les formulaires soient envoyés là où il faut, et que l'autre fonctionnaire fasse son job correctement et me rende plutôt drôle que beau.
Et un beau jour c'est arrrivé. J'avais 13 ans. Jusque là une figure plutôt pas mal. Mais ce jour là, le formulaire me frappa en pleine gueule. Il fallait rattraper le temps perdu, un peu comme des impôts qu'on aurait pas payés pendant des années, et qu'on doit tout rembourser d'un coup (si j'avais su je serai aller en Suisse moi aussi...)
Des boutons de taille XXL sont apparus sur mes joues, ma voix s'est amusée à changer de ton, tel une flûte enchantée (ou plutôt ensorcelée), et des lunettes violettes ont du être déposées sur mon nez.
A partir de ce jour, j'ai su que pour me faire remarquer je devais faire rire. Et je suis devenu drôle.
J'avais pas le choix. Y en a qui entraient dans n'importe quel endroit, les regards se tournaient, les gens commençaient à parler à voix basse, on les saluait...
Moi, avide de succés et de reconnaissance, je devais trouver un paliatif. Ce fut le rire...
 
Je referme cette grande parenthèse, pour continuer la description de mon âme d'enfant que j'ai perdu...
 
Donc plutôt mignonne jusqu'à 13 ans, sans doute en train de chantonner quelques chose (sûrement du Dorothée, ou alors du Claude François... L'ange m'avait dit "Goût de chiotte ou raffiné???" et je ne savais pas quoi répondre non plus...)
Mon âme d'enfant doit être trés caline, attachante, bavarde, intelligente, pleine de rêves, d'illusions, d'amour... Elle doit porter une combinaison rayée verte et blanche (ohlalala les fameuses combinaisons de quand on était enfant) et des chaussures noires à trous et avec une boucle pour les mariages (qui n'a pas porté ces chaussures? Celles qui nous faisaient attraper des ampoules en moins de deux, sans doute une excuse parentale pour partir trés vite des soirées de merde..)
 
"Désolé on doit y aller, Guillaume a mal aux pieds, il hurle, il a des ampoules énormes...
-Non maman c'est bon, c'est pas grave on peut rester un peu je m'amuse...
-Ta gueule toi..."
 
Bref, voilà quelques bréves descriptions de mon âme d'enfant.
Je vous rappelle qu'il ne me reste que 24h pour la retrouver, sinon le bonhomme en rouge risque de contourner ma cheminée et de ne rien y laisser. Ou alors un reste de combinaison verte et blanche avec les chaussures adéquates...
 
 
12月4日

Le retour de la fable moderne

Il y a de celà quelques années, dans un pays lointain appelé la France, vivait un homme sans grande richesse.
Il avait élu domicile au coeur d'un parc, dans une sorte d'acropole qui le protégeait un tantinet soit peu des caprices du temps. Il était là, tous les jours de l'année, entouré de ses sacs plastiques, seuls restes de sa vie d'antan.
Cet homme avait vécu. Il était allé à l'école, il avait eu des amis, il les avait fait rire, ensemble ils avaient couru les filles, avaient connu les succés et les déroutes.
 
Peut-être avait-il connu l'Amour, le vrai, celui qui vous traverse de toute part et vous laisse un sourire béat sur le visage.
Peut-être avait-il eu des enfants.
Peut-être avait-il été directeur commercial d'une grande entreprise.
 
Toujours est-il qu'un jour sa vie s'est écroulée. D'une façon ou d'une autre, par choix ou par obligation, cet homme a vu le ciel tomber sur sa tête.
Un jour, il a tout perdu, ou tout laissé derrière lui pour rejoindre une vie plus simple et plus rude à la fois, au coeur d'un parc du sud de la France, au milieu des pigeons et des passants qui mis à part passer, ne faisaient pas grand chose d'autres...
 
Et, par un bel aprés-midi d'hiver (le seul indice étant le mois de décembre, autrement nous n'aurions pas réussi à situer clairement cette saison où il fait 20° dehors, alors que les feuilles des platanes tombent lourdement sur le sol), cet homme était assis au milieu de ses effets personnels (les sacs plastiques donc), et faisait son job journalier, appelant à droite à gauche les passants qui passaient sans rien faire d'autre, leur demandant avec beaucoup d'amabilité un bout de pain, une pièce ou une cigarette.
 
Au bout de quelques heures, il eut l'agréable surprise de voir arriver prés de lui un groupe de jeunes gens, armés de téléphones portables.
"Une équipe de journaliste" a-t-il alors pensé. "Ils viennent m'interviewer et montrer à la société mon malheur. Ils viennent faire bouger les choses".
Il s'apprétait à leur sourire lorsque le groupe s'arréta à quelques centimétres de l'homme, braquant leurs téléphones portables vers lui.
 
L'un deux lui cria alors "Vas-y, crie! Aller on te filme, vas y fais nous un cri là. OHHHHHHHHHHHH aller aller, tu sais tu cries des fois au milieu de tes sacs plastiques, avec tes gants troués et ton bonnet effiloché.... Aller je filme, putain tu fais chier..."
 
La scène dura quelques minutes, puis l'homme, énervé de toute cette affaire céda aux demandes du groupe.
Il rabaissa toute la fierté qui lui restait quelque part dans la tête, se travestissa en bête de foire, et se mit à crier au milieu de ses sacs plastiques, montrant à outrance ses gants effilochés et son bonnet troué.
"On sait jamais, peut-être me paieront-ils pour celà..." Une sorte de prostitution de l'intellect.
 
Mais une fois le cri enregistré, les jeunes redescendirent dans un grand éclat de rire les marches de l'espèce d'acropole qui n'était en fait que la scène de notre pauvre comédie humaine comme dirait Balzac, laissant encore plus seul qu'avant, le vieil homme et sa vie en plastique...
 
Le problème avec les fables modernes, c'est qu'elles n'ont même plus de morale...
11月16日

Je savais pas...

Ce n'est pas un scoop, la vie est faite de choix.
A chaque instant important, chaque bifurcation, chaque changement de route, d'état d'esprit, d'avenir, il faut y réfléchir et faire un choix. C'est fou d'ailleurs comme un avenir peut changer vite. Nos envies, nos espoirs, nos doutes, nos craintes.
Parfois c'est facile, c'est de l'ordre du "fromage ou dessert".
Parfois c'est plus compliqué "cosinus 4543 ou plutôt le tiers de la tangente qui coupe perpendiculairement l'aire du triangle en deux côtés, qui eux même sont adjacents au rayon de cercle C..."
 
Il y a quelques temps, j'étais libre comme l'air, je me voyais arpenter la vie en solitaire.
Pas en bateau, parce que j'ai peur de l'eau. Et alors si elle est salée c'est pire. J'ai appris à nager à 10 ans, et encore, juste la méthode rapide pour pas se noyer dans les piscines. je suis une brêle.
Je fais d'ailleurs une petite parenthèse pour vous raconter comment, lors de mon bac, la natation était une option, que bien evidemment je n'ai pas choisie, puisque quelques semaines auparavant j'étais resté coincé au milieu du bassin, une crampe à mon petit doigt de pied (et oui, ça arrive), et une envie de vomir toutes les tripes de mon corps, parce qu'au moment de sauter dans l'eau, j'ai cru que je m'étais réincarné en dauphin...
 
Bref, je voulais donc l'arpenter seul cette vie, parce que l'autre c'est dangereux.  L'autre, il a ses désirs, ses envies, ses doutes et ses craintes. Et tant que ce ne sont pas les notres, on les comprends, mais on ne les comprends pas.
 
L'autre il choisit sa route, son destin, son avenir, et parfois, on n'en fait pas partie. Parfois un peu, mais pas assez. Parfois trop.
 
Et je savais pas moi, qu'on était tributaire des choix des autres. Je savais pas qu'en plus de gérer ses propres choix, ses propres distances, ses propres allées et venues, il fallait gérer ceux des autres.
 
Je savais pas que quand on décide quelque chose quitte à remettre en cause toute cette putain de philosophie de vie qu'on respecte depuis la dernière fois, parce qu'on a plus envie de souffrir, de sourire bêtement, de chanter des chansons de Lara Fabian dans la rue (oui parce que sous la douche, on s'en fout personne nous entend), de s'arrêter chez le boulanger pour acheter deux pains au chocolat alors qu'on a horreur du chocolat, d'aller voir des films avec Hugh Grant alors qu'on les comprend même pas, de marcher de longues heures dans la campagne parce que ça fait du bien alors qu'on préférerait sauter sur les tables du bar d'en face avec les copains, ben je savais pas qu'à ce moment là l'autre pouvait sortir une carte magique, "le miroir", ou "le puit", ou je ne sais quelle autre connerie qui m'a toujours fait perdre au jeu de l'oie, une carte qui lui faisait prendre un choix qu'on aurait pas pris...
 
Non je savais pas...
 
 
10月25日

Dépression nocturne

Depuis toujours la nuit représente pour moi quelque chose d'attrayant, de dangereux, de grisant. Souvent, elle a été source d'inspiration.
Mais d'un autre côté, la nuit est aussi trés souvent ma pire ennemie.
C'est elle qui me plonge dans les pensées les plus lugubres, et dans les réflexions les plus inutiles qui me tiennent pourtant à coeur.
Ce soir ne fait pas exception à la règle.
Nuit et détresse.
Deux mots qui vont bien ensemble.
Cette détresse qui arrive sans prévenir, alors que l'on se croyait heureux, zen et plein de vie. Installé devant un bon film, emmitoufflé dans une couverture pour ne pas avoir froid, une petite lumière allumée, ambiance tamisée.
 
Et soudain, cette question qui survient de nulle part, qui nous fait douter, qui s'installe peu à peu dans notre soirée sublime, et qui finit par nous obséder totalement.
Cette question qui nous gâche complètement la nuit.
Parce que bien evidemment on va y réfléchir jusqu'à ce que sommeil s'en suive, et encore, dans ces cas là, le sommeil n'est jamais pressé de faire son apparition.
 
Dans ces moments là, et je sais que je vais dire une énormité que vous relèverez sans aucun doute dans vos commentaires, mais je la dirai quand même parce que je la ressens, j'ai envie de mourir.
Que tout s'arrête aussi simplement que celà a commencé.
Dans un souffle, en une seconde, sans que je ne sente rien.
Fermer les yeux et s'évader à jamais de ces problèmes qui, au fond, n'en sont pas vraiment.
Ces problèmes qui demain matin n'en seront plus, ou moins graves, ou en passe d'être résolus.
 
 
Mais voilà, dans cette nuit froide sans personne à qui parler, soit que la honte nous tenaille de déranger les gens pour des choses futiles, délicates ou sans intérêt, soit que les psys n'aient pas aménagé leurs horaires pour des patients de la nuit tels que moi, dépressifs nocturnes, dans cette nuit là, je me perds, et je perds pied.
Dans cette nuit là je stresse à m'en arracher le cerveau.
Je me demande ce que j'ai fait dans une vie antérieure pour mériter tout ça (parce que dans la vie actuelle je vois pas trop).
J'ai dû diriger la Gestapo, couper la tête à Louis XVI, voler le feu à l'homme de Néanderthal, ou abattre Marat dans sa baignoire.
Peut-être ai-je simplement maltraité la soeur de Zidane...
En tout cas je le paye cher, ce soir.
 
Et puis, les heures passent, les minutes avancent, et peu à peu le calme revient dans mon corps. La fatigue se fait sentir, les paupières sont lourdes et Morphée s'empare de moi.
 
Et demain, demain je serai heureux d'avoir survécu à cette tempête intérieure qui me tourmente, me ronge et me bouffe. Demain, je n'aurai peut-être plus de problème, et en tout cas, plus envie d'en parler.
 
Alors pour ne pas regretter de l'avoir fait, je n'irai pas plus loin dans mes explications.
Merci à toi, clavier, d'avoir épanché ma dépression nocturne...
 
 
9月23日

Une bouteille à la mer

J'y ai réfléchi à plusieurs fois. Aprés tout ce temps, ces jours, ces mois et ces années est ce que je pouvais faire mon retour mine de rien, comme si de rien n'était ?
 
Non, evidemment non, pas comme si de rien n'était, mais en mettant, pour une fois ma rancoeur de côté et ma bêtise entre parenthèse.
Alors je l'ai fait, j'ai sorti de belles phrases, pleines de sens, pas trop lourdes, et laissant entendre à une rédemption prochaine.
Et puis j'ai cliqué sur envoyer. Le mail s'en est allé dans la jungle virtuelle et les réseaux inaccessibles d'internet, pour moi pauvre profane.
Aucun message d'erreur. C'était bien son mail. Ou alors celui de quelqu'un qui laisse mes remords et mes excuses dans le vent.
Parce que oui, il y avait un paramètre que j'avais totalement occulté. Ce n'est pas parce que de mon côté je faisais un effort terrible pour renouer le contact et que j'avais vraiment envie de savoir ce qu'était devenue ces années passées sous silence, qu'elle en aurait aussi envie.
 
Et finalement, ce mail n'était-il pas une erreur ?
Pas de réponse.
L'a-t-elle seulement lue ?
Pas de réponse.
Réfléchit-elle à comment me répondre ?
Pas de réponse.
A-t-elle vu mon adresse et effacé sans même le lire mon mail tout gentillet ?
Aucune réponse.
 
Et me voilà replongé dans mes turpitudes profondes, à me poser ces éternelles questions qui s'étaient évaporées à tout jamais (je croyais), mais qui n'étaient que refoulées dans ma psychologie interne (merci Mr Freud).
J'ai jeté une bouteille à la mer et j'attends qu'elle plonge pour aller la récupérer.
Comme toujours j'en demande trop...
8月11日

Petite fable des temps modernes

Il était une fois, dans une contrée bien lointaine, au delà de nos mers et de nos terres, un grand château où vivait une belle princesse.
Tout le pays en était amoureux, et son père, Roi bien aimé, était fier de sa progéniture.
Malheureusement pour elle, sa trés chère mère avait rendu l'âme en lui donnant la vie, et son père, occupé par les soucis quotidiens d'un pays à gérer, avait pensé se remarier avec une dame qui ne voulait rien d'autre que sa fortune.
Notre princesse avait trés vite été mise à l'écart, étant un véritable obstacle à l'héritage de sa marâtre.
 
Quelques années aprés le mariage du Roi, celui-ci disparut de façon étrange, lors d'une chasse organisée par la nouvelle Reine, appellée la sorcière par beaucoup d'habitants du pays.
Trés vite, la contrée merveilleuse où régnait, joie, bonheur, soleil, petits oiseaux chanteurs, la compagnie créole et autres troubadours de l'étrange, fut transformée en un enfer indescriptible. Les arbres perdaient leurs feuilles, les nuages recouvraient le ciel, les cafards et les serpents arpentaient les chemins de terre, des ogres étaient venus hanter la forêt, et un concert de Vincent Delerm était organisé chaque soir sur la place du village, avec interdiction totale de le molester. L'enfer sur terre.
 
Seul un petit coin de paradis subsistait en cette contrée, dans la tour sud du château, derrière la petite fenêtre de la chambre de la princesse. Ici, les oiseaux venaient encore de temps à autre faire entendre leurs jolis chants, et la douce voix de la princesse les accompagnait parfois. Une lumière blanche et pure sortait de la chambre, permettant à des fleurs exotiques de grandir sur la façade du chateau, tout autour de la fenêtre.
On disait même aux alentours, que la princesse connaissait l'amour, avec un jeune prince du continent voisin, et que leurs lettres étaient des plus enflammées.
 
Bien evidemment, tout celà n'était pas du goût de la marâtre, qui décida de faire bouger les choses, et de mettre fin à cet affront quotidien.
Aussi appela-t-elle sa demi-soeur, déjà bien entamée elle aussi au niveau cervellistique, pour défier à jamais la princesse.
Ainsi, par un laid matin d'hiver, nous vîmes arriver par les airs, un dragon des plus féroces, les écailles écorchées et saignantes, la langue fourchue et pendante, les oreilles dressées pour tout entendre.
Le dragon se dirigea tout droit vers la fenêtre de la princesse, tel un avion détourné par Al Qaïda. La demi soeur, surnommée Benne Ladine par les habitants du pays, ordonna à son animal domestique de s'emparer de la princesse et de l'emmener loin, loin, loin, trés loin, au delà de la forêt pour la torturer et la tuer.... Muahahahahahahahahahahaa...
 
La princesse, aussitôt, se demanda que faire en cette situation critique, et immédiatement pensa à son beau prince charmant qui attendait une de ses nombreuses lettres.
Mais la princesse avait un défaut, elle n'aimait pas dépenser. Elle n'aimait pas gaspiller, elle aimait surtout être désirée.
Ainsi, elle prit sa plume, mais n'écrivit seulement, "Mon Prince...", faisant ainsi, ce que l'on appellait à l'époque, un appel en absence, afin que l'interlocuteur vous réponde et utilise à votre place sa belle encre de chine.
 
Le prince, peu coutumier de la chose, ne comprit rien de ce qu'il se tramait, et partit avec ses compagnons du club de gym de St Jean de la compostelle, histoire de se bourrer la gueule et d'aller taquiner du goujot, sa belle étant un peu trop coincée à son goût parfois.
 
Bien evidemment, la princesse mourut dans d'atroces souffrances, brûlée vive sous les flammes du dragon qui auparavant l'avait violamment mordue, et sous les attaques de Benne Ladine, qui l'avait recouverte d'essence pour qu'elle prenne mieux... Muahahahahahahaha.
 
La morale de cette histoire est : Vous faites chier avec vos appels en absence!!!!!
7月20日

Quand l'été faisait tourner les têtes

Rien ne va plus.
Voilà que je m'apprète depuis trois jours à vous livrer mes sentiments profonds pour un livre que j'ai adoré, Bubble Gum de Lolita Pille, et mon billet est refusé parce qu'il contient un langage interdit. Et j'ai beau lire et relire le billet, je ne vois rien qui puisse heurter la sensibilité des plus jeunes. Serait-ce la chaleur qui rend mon blog inadéquat avec mes sautes d'humeur, qui me censure ???
Oui je suis censuré par mon propre blog. C'est à en perdre la tête...
Bon et bien chers lecteurs, ce livre est énorme, mais je ne peux rien en dire de peur de faire un résumé non valable, non acceptable par mon blog. Alors quoi ??? Je me tais????
 
Heureusement, la chaleur ne s'abat pas que sur les épaules de mon blog. Le monde entier est en train de perdre la tête.
 
Si, je vous assure.
Je reviens deux secondes sur l'affaire de ce début de mois de juillet, Zidane. Pour les esquimaux, cet homme est un joueur de football professionnel qui est arrivé en finale de coupe du monde et qui avait toutes les chances de remporter ladite coupe. Sauf que l'homme, échauffé par quelques paroles malabiles, racistes, méchantes, trés trés vilaines, bref ce que vous voulez, a asséné un méchant coup de tête à l'auteur de ses mots, se prenant pour un taureau madrilène (fallait quitter l'Espagne avant Zizou).
Bref, cet homme est salué par tout le monde d'avoir ainsi réagi, et comme c'était un demi Dieu avant, il en devient Dieu.
Mais où va-t-on???? N'importe qui agirait de la sorte, il serait radié, hué, injurié, oui mais voilà, c'est Zidane. Alors on n'y touche pas.
 
Voyageons un peu, et nous nous retrouvons en Orient, au coeur du Liban. Il y a encore quelques mois, ce pays recevait régulièrement de grands artistes français pour jouer de la musique, dans un cadre magnifique. Aujourd'hui, ce pays est victime d'attaques quasi injustifiées (bon on va dire autant que les attaques américaines en Irak) par un pays qui, au départ, n'est pas vraiment chez lui. Pardon d'être un poil historien, mais une résolution de l'ONU des années 60 demande expréssément à l'Israël de déguerpir (je n'avais pas utiliser ce mot depuis mon enfance) de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. Et ne voilà-t-il pas que ce pays là à qui personne n'ose rien dire de peur de passer pour antisémite (oui c'est la nouvelle maladie du moment, tu dis à un juif con qu'il est con, t'es antisémite, tu dis à un arabe con qu'il est con, tu passes pour un raciste, tu dis à un noir con qu'il est con, tu passes pour un colon, tu dis que Materazzi est un con tu passes à la télé et les gens t'applaudissent) se met à attaquer son voisin, parce que peut -être, il se pourrait qu'un jour, le Liban l'attaque. C'est de la légitime défense a priori. Enfin bref....
 
Calmons nous, plus que quelques jours de chaleur et certains d'entre vous iront skier sur les pentes neigeuses. Sauf si Nicolas Hulot a raison. Parce que monsieur est le nouveau corbeau du moment. Il nous annonce catastrophe sur catastrophe.
Il fait chaud, c'est la fin du monde, il fait froid, c'est le bouleversement climatique, la terre tremble, c'est la faute à Mr Untel qui n'a pas recyclé ses ordures (pas bien il faut recycler) un volcan s'éveille, c'est parce que Jeannot laisse couler son robinet pendant qu'il se lave les dents (à ce propos, j'aimerai rappeller que c'est pas mal de se laver les dents avant d'aller au cinéma et de demander un billet en se penchant vers les narines de l'agent d'accueil), un tsunami arrive, c'est la faute à la mère Michel qui a perdu son chat. Bref, tout ça m'emmerde (j'espère que c'est pas du langage interdit).
 
Donc, il fait chaud, oui, on est en été faut dire. Demandez à ceux qui ont vécu 78 étés, ils vous diront. Ah ben non, ils sont en train de mourir. Pourtant ils devraient avoir l'habitude. C'est bizarre la vie des fois.
 
Bref je vous laisse avec ce coup de sang, ce coup de chaud contre tout et n'importe quoi.
3 conseils culturels Bubble Gum de Lolita Pille
Slevin, un film énorme
Transamerica, un autre film énorme.
Je n'en dis pas plus, la chaleur m'a coupé l'imagination.
 
Essayer de tenir le coup je reviendrai en forme en automne!!!
 
 
7月3日

Quand le passé s'en mêle (s'emmèle???)

Il y a de ces soirées dont on n'attend rien de particulier, si ce n'est la qualification en demi-finale de notre bonne vieille équipe de France de football, que tout le monde soutient, à partir du moment où elle est la meilleure (oui en ce moment se déroule le championnat d'un jeu vulgaire de ballon rond, mais ça n'intéresse personne, et personne n'en parle).
Je ne ferai donc pas ici état de cette compétition.
 
Toujours est-il que je me trouvais prêt à célébrer ledit évènement de qualification, entouré d'un homme que je ne connaissaîs pas, légèrement débraillé, sentant la bonne haleine vinifié d'une fin de soirée arrosée, et chantant à deux milimètres de mon nez, remplissant malheureusement sa fonction olfactive à 300% ce soir là, "on est en demi, on est en demi, on est, on est, on est en demi!!!!" (et toi connard, t'en es à combien de demis là???).
 
Bref, j'en étais là lorsqu'un autre personnage arriva vers moi, hilare...
 
VICTOR!!!!! J'AI REVU VICTOR!!!!
 
Alors non, Victor n'est pas une passion postado-homo que je tentais de cacher toutes ces années. Victor n'est pas non plus LE Victor des Feux de l'amour, non Victor, c'est Victor!!!
 
En un instant, mon passé de Lycéen boutonneux a ressurgi. Et ce qui fait plaisir, c'est que malgré tout ce temps écoulé, lui non plus n'avait pas oublié. Rien.
 
Je me suis revu, à 12h12, attendant devant la porte de la cantine, la carte magnétique à la main, et le sac à dos de 3432 kilos (environ), discutant de mon futur, mes attentes, mes amours, cette fille qui me plait et qui me regarde même pas, et Victor, qui rit de mes discussions.
 
Du coup, réflexion sur l'amitié oblige.
Aprés cinq ans de vie l'un sans l'autre, on a retrouvé en cinq secondes nos fous rires d'antan, nos échanges verbaux et notre verve. Et pourtant, rien n'était comme avant. D'ailleurs il s'en est allé sans que nous ne nous soyons échangés nos numéros, comme une parenthèse dans nos présents, histoire de se dire, que non, nous n'avions pas oublié. De toute façon il ne m'aurait pas appellé, et je ne l'aurai pas contacté non plus. Nous le savions.
 
J'ai connu Victor, je n'avais jamais touché de voiture, ni de femme d'ailleurs (alors là le parallèle est totalement hasardeux, et non souhaité).
Je pensais que l'amour était le sentiment le plus noble sur terre, que l'amour c'était beau, c'était rose, c'était bleu, bref c'était le nirvana.
Mais peu à peu j'ai changé, jusqu'à devenir ce que je suis aujourd'hui, La Guiche. Et ça Victor le sait peut-être pas. Parce qu'en quelques secondes, on était tous les deux revenus en arrière, à se demander si on était prêt pour la dissertation de philosophie sur la force de l'amitié entrave-t-elle celle de l'amour.
 
Alors j'ai réfléchi sur le sujet.
Cette année, j'ai assisté en direct à une amitié qui peu à peu se délite.
Il y a un garçon sur cette terre que je n'oublierai sans doute jamais. Il fait partie de mes meilleurs souvenirs, mes meilleurs fous rires, mes plus beaux voyages même. Et pourtant, cette amitié si solide s'est défaite suite à une banalité à faire pleurer la palice. Même pas à cause d'une fille. C'est navrant, et peu romanesque, j'en ai honte.
Au départ j'ai beaucoup souffert de ce fossé qui se creusait chaque jour un peu plus, et parfois de ma main. Je me suis demandé si l'on pouvait mettre de côté le présent tant le passé était fort.
Et bien, je ne pense pas.
 
L'amitié comme l'amour sont peut-être des sentiments éphèmères. Avec les années passent les amis, qui font leur bout de chemin et évitent parfois de nous emmener avec eux.
J'ai eu ce réflexe là, lorsque je faisais ma route avec une autre personne. Il faut croire que nous étions en tandem, et qu'aucune place ne pouvait être faite pour un quelconque passager. Bien sûr, quand le tandem crève au bord de la route et qu'on est obligé de pousser, ou de continuer l'un sans l'autre, on regrette de pas avoir été suivi.
 
Je me suis souvent demandé si Victor (qui pourrait s'appeller Mathieu, Sébastien, Gaëlle, Karine, Aurélie...) m'avait oublié, ou si de temps en temps il se rappellait de notre amitié lycéenne.
Et bien ce soir j'ai eu ma réponse. Non il ne m'avait pas oublié.
Et au final, ce qui est grisant, n'est pas de l'avoir vu trente secondes, et d'avoir palabré de choses idiotes. Non, l'important, c'était de se dire, que ses souvenirs là nous appartenaient, et qu'ils continuaient de vivre aussi loins que nous nous trouvions l'un de l'autre.
 
Combien d'amis sont partis du jour au lendemain, sans que l'on s'en rende compte? Les coups de fils s'espacent jusqu'à devenir exceptionnels. Chacun a sa vie à vivre, et les chemins se séparent.
Mais malgré tout, il reste la conscience de ce que l'on a parcouru.
Savoir d'où l'on vient, c'est comprendre pourquoi on est ce que l'on est.
Alors Victor, tu ne liras peut-être jamais ces lignes, nos regards ne se recroiseront peut-être jamais, mais je te dis merci pour m'avoir fait revivre ces années passées!!!