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    September 06

    Ma rentrée (ou pas)

    Voilà, on y est, j'ai décuvé de Madrid.

    Non pas que mes papilles gustatives étaient inondées de sangria et autre tinto de verano (quoique), ni que mon estomac était squatté par un système parallèle qui l'empêchait de digérer autre chose que du jambon serrano et autres tapas (quoique), ni que mon foi était devenu hostile à tout élément non estampillé "Patrie d'Almodovar" (quoique), mais plutôt que mes yeux recherchaient sans cesse une rue colorée (par autre chose que la pisse alcoolisée montpelliéraine, même si ce n'est pas, je vous l'accorde, l'intérêt majeur de ma ville), mon nez chassait sans arrêt le moindre fumet ibérique (autre que le chien de mon voisin baptisé Antonio) et mes oreilles espéraient sans trêve une chanson espagnole (autre que Porque te vas, c'est quand même fou ce réflexe français de croire qu'on est des champions en variété espagnole parce qu'on connait par coeur Porque te vas, et Un dos tres -immanquablement suivi par les mots qui n'en sont pas "oum papilo pakanté Maria"- tous les français sont bilingues espagnols c'est bien connu...).
     
    Bref, à trop vouloir entendre, mes oreilles ont entendu cette phrase qui revient chaque année, à la même période, quel que soit notre âge.
    Décembre a son joyeux noël, janvier sa bonne année, juin "tu pars où cet été ?" (parce que si tu pars pas t'es vraiment ringard) et septembre son "tu fais quoi cette année?".
     
    Alors voilà, j'ai entendu approximativement un milliard de fois cette question durant les dernières 48 heures (à moins qu'il ne s'agissait de minutes???).
     
    Je fais quoi cette année????
     
    Déjà, certaines hypothèses m'ont été généreusement ôtées par certaines personnes, comme par exemple libérer Ingrid Bétancourt. Je me suis donc rabattu sur quelques bribes d'idées qu'il me restait dans un coin de ma tête (c'est là que je me rends compte que je n'écris pas toujours comme je parle, j'avais une envie irrésistible de remplacer "dans un coin de ma tête" par "au fond de mon cul à droite, mais la poésie m'a rattrapé).
    Je voulais m'acheter une propriété en Corse, mais apparemment, de temps à autres, des sittings ont lieu dans les jardins privés, à croire que la Corse est une iiiiiiiiiiiimmense fac de lettres (okayyyy non pardon, j'étais obligé).
    Je voulais envoyer un mail à Bernard (Tapie) pour lui emprun.... pardon pour lui prêter des sous, mais apparemment plus besoin, donc je vais lui demander si, vu que j'avais l'intention d'être généreux vis à vis de lui, il ne voudrait pas me renvoyer l'ascenceur. Mais bon, je crois avoir cru comprendre que les impôts allaient malheureusement rien lui laisser, alors qu'on devrait pas s'enflammer à son sujet...
     
    Donc n'éludons pas plus la question, je fais quoi cette année ???
     
    J'ai regardé mon agenda, je suis au Maroc début octobre, je vais voir Francis le 7 novembre, j'ai prévu un déplacement en Espagne entre mars-avril-mai (tout dépendra de la date d'accouchement de Rachida Dati... non je déconne je tiens ici à préciser que je ne suis pas le père).
    Petite parenthèse, j'adore les "people" (nouveau terme tréééééééééés à la mode) genre Arthur qui s'empresse de nier une information à laquelle personne n'avait songé, non il n'est pas le père du futur enfant de Rachida Dati. Merci Arthur pour cette humilité. Moi je tiens également à préciser  que je ne couche pas avec Scarlett Johnson, ni avec Pierre Palmade ni même avec Jeanne Moreau (pourtant elle voulait). Fin de la parenthèse.
    Je prévois un petit déplacement cet été mais rien n'est encore défini.
    A caser entre tout ça des rendez-vous dentistiques, mettre de l'essence, acheter mes cadeaux de Noël, passer l'aspirateur, lire mes mails, aller bosser, aller voir des films, lire, regarder la télé, écouter un peu de musique pour adoucir mes moeurs, voir des amis (j'ai bien mis "des" amis, pas tous attention...) etc...
     
    Autrement dit, je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit cette année...
     
    Repassez l'an prochain on verra!!!!!!!!!
     
     
    July 04

    Libertad...

    Trés chers bloggeurs, je vous salue bien bas.
    Un peu d'attente pour ce nouveau billet tant attendu par une majorité d'entre vous (je m'adresse ici à deux personnes).
     
    Le problème est que je ne veux pas parler d'Ingrid Bétancourt. Et qu'en ce moment, l'éviter serait une erreur journalistique extrême. J'avais réussi pendant des années (six ans exactement) à éviter le sujet, toujours tentant de faire comme si je ne savais pas qui était cette femme affichée sur le devant de ma mairie.
    Pendant longtemps, j'ai cru qu'il s'agissait de la femme du maire, mais quand le maire est devenue LA maire, je me suis posée des questions.
     
    Et puis j'ai su. Une femme à qui on dit "n'allez pas dans la jungle, c'est dangereux, il y a des guerilleros armés de fourches qui sont pas trés contents" et qui s'est dit "guerilleros avec des fourches... j'y vais ça me fait pas peur".
    Six ans de captivité...
    Ouais, y en a qui meurent dans la minute aprés leur première rencontre avec ces gens là...
     
    Bref, six ans à rattraper. Tous mes billets du blog à lire, je luis souhaite bien du courage.
    Le pire dans cette histoire c'est que cette femme trés honorable, je n'en doute pas, est persuadée que Nicolas Sarkozy est quelqu'un de bien...
     
    Par contre va falloir lui expliquer pourquoi Bernard Kouchner est ministre alors qu'on est même pas en période de cohabitation.
     
    Faudra aussi lui expliquer pourquoi le Président sort avec une ancienne top model qui sort bientôt un album vantant les mérites de la coke colombiennes (Ingrid pourra d'ailleurs confirmer ou infirmer, faut pas me faire croire que six ans dans la jungle colombienne lui ont pas permis d'y goûter...).
     
    Faudra lui dire pourquoi c'est pas PPDA qui la recevra au JT de 20h. Le pauvre homme obligé de prendre sa retraite à 61 ans va trés certainement finir sans abri.
     
    Faudra d'ailleurs lui expliquer si la chanson de l'été "Assis par terre" n'est pas un hommage à ce même PPDA, et pourquoi une chanson qui parle de sans abri a des rythmes si entrainants, et un clip qui se passe sous le soleil avec une demoiselle qui sourit jusqu'aux oreilles quand elle chante "Assis par terre, et n'avoir pour domicile qu'un bout de trottoir".
     
    Faudra aussi lui dire qu'Yves Duteil s'est battu pour sa libération (et là va falloir assumer...).
     
    Faudra lui faire écouter la chanson de Renaud dans la jungle, version espagnole, et l'empêcher de rire.
     
    Faudra lui dire que Pascal Sevran est mort.
     
    Faudra lui demander comment elle fait pour prendre du poids en seulement quelques jours, dans une jungle colombienne.
     
    Faudra surtout l'empêcher de participer à Secret Story, parce que tout le monde saura que son secret c'est d'avoir été otage.
     
    Et puis faudra la remercier de son sens politique extrème à son arrivée. "No mas secuestros". Plus d'otages séquestrés... C'est quand même LA phrase qu'on attendait.
    Je propose aussi "No mas Guerra", "No mas catastrofes", "No mas penas", "No mas dolores" ou autre "No mas tristeza".
     
    Bref, je suis trés heureux pour elle et sa famille, mais je suis pas tellement empli d'empathie. Je vais faire le démago de base, mais il y a dans notre pays, des gens qui souffrent vraiment et qui ne l'ont pas cherché.
     
    Pour le reste, je tiens à signaler que je vais bien, parce que bon nombres d'entre vous ont cru à une dépression avec le dernier article, qui pourtant n'avait pas pour but de faire larmoyer la France entière (je laisse cette tâche à la personne suscitée).
    Je vais bien, je vous en remercie, et je remercie particulièrement la personne qui m'a laissé bon nombres de commentaires sur mon blog.
     
    Je vous conseille pour l'été un petit livre "J'aurai préféré vivre" de Thierry Cohen, qui n'a rien à voir avec la captivité d'Ingrid Bétancourt.
     
    Et encore une fois, c'est quand même génial que cette femme soit libre, mais faut pas non plus exagérer...
     
    May 15

    Un peu de temps...

    Il se trouvait devant moi, quelques jours de repos. Deux et demie pour être précis.
    J'avais le choix quant à l'occupation choisie pour les combler.
     
    Remplir ma feuille d'impôt et m'apercevoir que je ne l'ai toujours pas reçu, que c'est normal parce que c'est ma première à moi tout seul (sauf si mes parents se rendent compte dans la foulée que je leur rapporte une réduction non négligeable avec mon statut d'étudiant salarié, étudiant que je suis de moins en moins par ailleurs) et que donc c'est à moi d'aller quémander ladite feuille à mon agence d'impôt aux heures de bureaux.
     
    Aller poster ma nouvelle réclamation pour l'hôtel de police, qui me permettra, sans doute, d'éviter de payer le PV reçu il y a presque un mois (et donc qu'il serait temps de dénoncer), émis par un agent qui n'a pas su différencier ma citroën d'une peugeot, et a déclaré sans vergogne que je possédais une "peugeot saxo". Donc mon PV de 11 euros ne devrait me coûter que 4 euros 45, prix du recommandé avec accusé de réception.
    Je viens d'ailleurs de découvrir un site génial qui vous permet de dénoncer presque tous vos PV (www.aallopv.com).
     
    Partir dans la jungle colombienne et mettre fin à la Farc académy d'Ingrid Bétancourt, bien qu'en y réfléchissant bien, si bernard Kouchner n'y arrive pas, c'est pas certain que moi, humble citoyen français lambda, je parvienne à ma tâche. Ce qui est énervant quand on sait que tant qu'elle ne reviendra pas, on en entendra parler...
     
    Partir faire du tourisme en Autriche, en prenant soin d'éviter les caves et autres recoins sordides de ce pays qui, quoiqu'on en dise, n'a rien à envier à la France qui de son côté, décide de ressortir la même histoire d'inceste, et, au miracle du hasard, parvient même à en sortir un livre...
     
    Partir en Birmanie, enfin essayer d'entrer dans ce pays qui a fermé ses frontières. C'est balo, parce qu'en lieu et place d'une colonisation ou croisade quelconque, on aurait bien aimé leur proposer notre aide...
     
    M'acheter une console de jeu, ce qui parviendrait à parachever mon associabilité due à mes horaires décalés du fait de mon travail d'agent cinématographique.
     
    Envoyer une lettre à Francis Cabrel pour lui dire que je suis encore plus fan qu'avant, que le dernier album est excellent, et que je serai encore parmi le public de sa prochaine tournée.
     
    Faire un peu de ménage chez moi, et trier mes papiers qui s'entassent de façon inquiétant sur la table de mon salon. Au final si j'attends un peu, je mettrai tout à la poubelle, ce sera plus simple.
     
    M'inscrire pour aller aux JO de Pékin, catégorie boycott, parce que moi je suis pas sportif, alors je peux me permettre de dire tout plein de mal, et de m'insurger face à ceux qui décident de faire leur métier et de respecter leur engagement professionel, oh les vilains!!!
     
    Partir à la recherche de mon voisin, qui, aprés un mois d'absence ne me manque pas plus que ça, mais me fait perdre énormément d'argent et de visites sur son blog, qui se voit amputé de ses péripéties et autres phrases fantasques.
     
    Et finalement, parce que tout celà ne me convenait pas outre mesure, je me suis dit qu'un petit tour sur la croisette, en plein festival, ne devrait pas me faire de mal.
    Avec la chance qui me caractérise ces derniers temps, je viens de voir qu'il risque de pleuvoir pendant mes deux jours et demis...
    Qu'importe, je vais essayer d'en profiter et de ramener quelques photos, si possible aussi sympa qu'il y a deux ans (la preuve dans la catégorie photo de cet espace!!!).
     
    A noter que dans les mois prochains, une envie de voyage s'empare de moi, et que si tout se passe comme prévu, il est fort probable que l'été habituel soit aux couleurs Madrilènes, et que l'été indien ait des odeurs maghrébines.
    Je vous dis à trés bientôt!!!
     
     
     
    May 06

    Epilogue...

    Depuis mon retour d'outre Atlantique, je sentais bien que quelquechose d'anormal régnait dans mon petit immeuble.
    Un calme trop parfait, un respect incensé de mes heures de sommeil, bref, un truc de louche j'en étais sûr.
    Au départ, j'ai cru que le décalage horaire était responsable de tout cela, qu'elle me manquait ma petite Amérique, que mes Starbucks matinaux se faisaient languir...
    Mais c'était toute autre chose.
     
    Mon voisin était parti!!!
     
    Mon voisin, on peut se l'imaginer à travers deux posts que vous relirez (ou pas) ici et .
    On peut dire qu'il a le sens des apparitions et disparitions.
    Le premier jour de mon aménagement, il avait fait une entrée fracassante dans ma vie, insultant au passage toute ma petite famille, et venant s'excuser quelques minutes plus tard, m'expliquant que c'était la faute de sa copine qui était partie avec "les bagues". Et depuis ce jour là, bon nombre d'histoires avaient ponctué notre petite communauté (peu entretenue il est vrai).
     
    Aprés deux semaines de silence radio (ce qui est vraiment inquiétant quand on connait le personnage), je me suis inquiété.
    Non plutôt interrogé. Selon moi, il était soit mort, soit en prison (oui j'ai une idée perso de son destin qui n'est pas trés enviable ni trés positive). Mais quand même, je voulais savoir. Une curiosité malsaine pour régaler les lecteurs de ce blog (et pour me régaler moi par la même occasion).
    Alors j'ai attendu, et un soir, de retour d'une journée harassante de boulot (tu parles!) je découvris que son nom avait disparu de la boîte aux lettres.
    Pour le coup, j'en étais sûr, il se passait quelquechose.
     
    Deux jours plus tard, alors que j'étais sur mon balcon, regrettant le climat californien, je vis un homme qui ressemblait étrangement à mon voisin, mais beaucoup plus vieux que lui.
    Mon intuition masculine me fit conclure que j'avais à faire au père. Conclusion qui se révéla correcte lorsque l'homme débarassa de son immobilier le petit appartement du dessous.
    Mais aucune trace de mon voisin...
     
    Le lendemain, mon intuition et moi-même nous apprétions à aller déjeuner en ville lorsque je croisai sa mère dans les escaliers.
    Sa mère je la connaissai déjà puisque je l'avais eu au téléphone un jour où il était venu en pleur chez moi parce qu'il voulait déménager et que maman voulait pas (oui c'est bizarre de voir le gars qui battait sa copine de l'autre côté du mur, pleurer parce que maman ne voulait pas payer de caution).
    Alors j'avais appellé sa mère parce que dans le fonds, ça m'arrangeait bien qu'il quitte ma mitoyenneté.
    Donc, je croisai sa mère par une belle journée de printemps qui me raconta qu'il avait foutu le camp "pour de bon". J'ai eu peur que la mort soit responsable de ce "pour de bon", mais non.
     
    Sa folie l'a encore une fois frappé, et le voilà maintenant qui sillone les routes françaises, et  peut-être d'ailleurs.
    Toujours est-il qu'une page se tourne dans mon petit univers.
    Je n'aurai plus le droit à ses théories extraordinaires sur tout et tout le monde.
    La dernière en date un peu salasse étant que, comme son ex, lors d'une réconciliation sexuelle qui ne dura pas plus de 24 heures, avait avalé son sperme, elle devait sans aucun doute être amoureuse de lui...
     
    C'est le genre de phrases qui vont me manquer, je crains.
     
    Le calme est donc revenu dans mon petit immeuble. Gare à vous si vous le croisez, cet homme est quand même bien entamé!!!
    Et si jamais l'envie vous prenez d'habiter pas loin de chez moi, la place est libre.
     
    Bloguesquement...
     
    April 10

    Goodbye America... Welcome in France

    Hello everybody,
     
    Je suis de retour dans notre bon vieux pays, emplis de gens heureux de vivre, enjoués, honnêtes, et le coeur sur la main.
    Non, je déconne, j'habite bien en France...
     
    Alors, que dire, que dire quand il y a tant à raconter ?
     
    Déjà, chose trés importante, mon périple a été beaucoup moins épique que celui de la flamme olympique, à croire que mon arrivée à San Francisco était beaucoup moins attendue et adulée que celle de cette vulgaire lampe torche. Aucun signe sur le Golden Gate quant à ma présence dans cette magnifique ville Californienne.
    Peut-être aurai-je dû débarquer de Pékin, cette fabuleuse ville, capitale du pays le plus merveilleux du monde (j'ai reçu des menaces asiatiques récemment alors je prends mes précautions).
    Bref, pays qui est en tout point convenable au sport, loisir qui prône un respect sans faille de l'adversaire (confer Zidane en finale de la coupe du monde... ça faisait longtemps que je l'avais pas ressortie celle là), qui prône également un fair play à toute épreuve (confer le PSG qui laisse gagner ses adversaires depuis des mois et des mois juste par gentillesse) et qui prône surtout que le principal c'est de participer (confer encore une fois le PSG qui participe... ou pas). 
     
    Donc les JO en Chine je dis oui, surtout qu'avec la liberté que connaît la presse locale, on est certain de suivre une actualité dénuée de toute fioriture...
    On oublie peut-être qu'il ne s'agit que de sport, de jeux olympiques, et non pas de G8 ultramondial sur la question des bombes nucléaires et des droits de l'homme.
    C'est un peu comme si on rayait Paris de la carte parce que Sarkozy était (ah non pardon est toujours, malheureusement) Président de la République, comme si on boycottait le prochain album de Carla Bru... pardon Sarkozy, parce qu'elle se serait marié avec la personne sus-citée (ah bon? c'est pas un canular de Jean Yves Lafesse ou Gerald Dahan ? ILS SONT VRAIMENT ENSEMBLE???????).
    Bref, remettons les choses à leur place, un sportif est un sportif, un politique est un politique et Alain Delon est Alain Delon.
     
    Sur ces quelques mots je tiens à vous préciser que suivront prochainement quelques infos sur mon voyage en Californie, avec un rapport détaillé des trois villes que j'ai visité. San Francisco, Los Angeles et Las Vegas, peut-être quelques photos mais pas trop parce que les photos c'est perso, et peut-être quelques anecdotes croustillantes qui sait...
     
    Je vous laisse patienter encore quelques jours, je précise que le dernier Cabrel est une petite merveille et que mon retour en France n'a été égayé que par la réception de ce colis (et aussi parce que la première info que j'ai eu c'est qu'Eve Angeli s'était planté avec son GPS, c'est fort quand même).
     
    Je vous embrasse portez-vous bien, et arrêtez d'aller voir les CHTIS!!!!
    March 11

    En vacances...

    Chers bloggeurs,
     
    Non, je n'ai rien à dire, peu d'inspiration, peu d'histoires croustillantes, peu de débats, peu de polèmiques.
    Je pars pour 3 semaines en Californie, tenter d'y trouver une nouvelle vague inspiratrice, me permettant de déferler ici ma verve habituelle.
    Je dois être quelque peu usé par tout ce tintamare que fait la vie, trés souvent pour rien.
    je vous laisse vos Nico et Carla, vos Jennifer et Obispo, vos Pekin Express truqués, vos municipales prévisibles, vos miss France décadentes (ou pas d'ailleurs, je suis plutôt anti Geneviève qu'anti Valérie dans cette histoire), vos Ingrid Bétancourt en mauvaise posture (je ne sais pas trop quoi penser de tout ça à vrai dire), vos Victoires de la musique désagréables (pourquoi nommer Thomas Dutronc dans la catégorie artiste de l'année alors que personne ne peut sifller un de ces airs, et ommettre des gens de talents parce que fâchés avec la production...), vos sorties ciné nullissimes (ne soyez pas tenté par Disco, par pitié), vos professeurs impuissants et vos jeunes irrespectueux (remarquez je vais dans un pays où les lycées sont le lieu de fusillades fréquentes c'est pas mieux).
     
    Bref, je quitte la France, certainement pas pour mieux, mais pour différent.
    Une semaine à San Francisco durant laquelle je vais visiter la prison d'Alcatraz, Union Street, et tous ces quartiers que j'ai parcouru à travers les fameuses "Chroniques de San Francisco", livre que je vous recommande si vous aimez lire!!!
     
    Une semaine à Los Angeles, parce que quand même, Marion Cotillard l'a dit, c'est la cité des anges... Les studios Hollywood, les studios Warner, la baie de Malibu, Santa Monica, Beverly Hills, peut-être Britney au détour d'un carrefour...
     
    Une semaine à Las Vegas pour parcourir les casinos mythiques (pas forcément jouer mon salaire), le Grand Canyon et les grands espaces désertiques.
     
    Bref je pars pour le dépaysement le plus complet, et compte bien en revenir plein de rêves, et l'envie de repartir trés vite, dans un autre lieu (j'ai déjà ma petite idée pour cet été, mais tout reste à faire).
    Des photos plein les malles, et des souvenirs à partager avec vous (si vous le voulez bien).
     
    Gardez-moi un exemplaire du prochain CD de Francis qui sort le 31 mars.
    Portez-vous bien.
    Et si je meurs dans un accident d'avion (aprés tout restons pragmatique, Ben Laden n'est pas mort...) reportez-vous à ces quelques pages (ici) pour la marche à suivre!!!!
     
    Je vous embrasse.
    Bloguesquement.
     
    PS: Y a un connard qui m'a pété la vitre arrière de ma voiture, j'aimerai savoir si c'était un simple acte gratuit, s'il a tenté de me prendre la voiture, mais qu'il est pas trés doué et qu'il a pas réussi, ou si il a été dérangé.
    C'est juste pour info personnelle...
    (il a même pas piqué le cd de Manu Chao qui était dans la boîte à gant...)
    January 28

    Une fan

    Depuis tout ce temps que j'écris des billets sur ce blog, je n'avais jamais été confronté à la dure réalité du succés.
    Oui, il y a quelques personnes qui prennent plaisir à se promener sur cette page pour lire les dernières péripéties de votre humble serviteur.
    Il y a des gens de toutes les origines, de toutes les religions, de toutes les tailles, de tous les régimes alimentaires, et de toutes les sexualités avouables ou pas.
    Et puis il y a une fille...
     
    Il y a quelques soirs, en fermant mes volets, je l'ai aperçue au coin de ma rue, sur le trottoir d'en face. Elle faisait, l'air de rien, des allées et venues, en prenant soin de rester bien sous le réverbère, histoire que je l'aperçoive.
    Elle était vêtue d'une petite jupe affriolante, et tenait à sa main un sac qu'elle balançait légèrement de gauche à droite.
    Quand j'ai ouvert la fenêtre, elle a fait mine de ne pas faire attention à moi et a continué son manège. Elle est même allée à un homme qui passait par là, histoire de me rendre un peu jaloux.
    Le stratagème n'a pas marché et j'ai refermé mes volets.
     
    Quelques jours plus tard, je l'ai revue, toujours en ayant l'air de rien, elle parlait au téléphone (de moi, je suppose, bien evidemment). Elle riait bien fort, pour que je l'entende, mais n'a pas levé les yeux vers moi quand j'ai refermé ma fenêtre.
     
    Et puis, il y a eu ce soir, où je rentrai d'une soirée festive entre amis, durant laquelle j'avais déjà relaté l'histoire de cette fan qui me harcellait devant chez moi, qui avait sûrement dû reconnaître mon talent littéraire grâce à ce blog, et qui désormais, voulait mon corps parce que mon esprit ne lui suffisait plus.
    Quand elle m'a vu dans la rue, elle a fait semblant de ne pas me reconnaître et a continué de machouiller son chewing gum (je reconnaitrai à son haleine les fameux Hollywood à la menthe), tout en attendant que je passe prés d'elle.
    Quand ce fut le cas, elle osa enfin me parler et le malaise qui devait l'habiter alors, rendit ses paroles un brin singulières :
     
    "-Salut beau brun...
    -Bonsoir mademoiselle...
    -Pour toi ce soir c'est le jackpot, 150 euros et tu fais ce que tu veux..."
    Elle me proposait de l'argent pour passer du temps avec moi.
    Honnête jusqu'au bout des ongles, je lui ai dit que c'était beaucoup trop, et comme elle refusait de diminuer ma valeur, je préférai monter chez moi plutôt que d'abuser de la candeur de cette fille.
     
    Pendant quelques temps, je ne l'ai plus revue dans mon quartier. Elle devait avoir honte, et surtout devait m'en vouloir de ne pas avoir accepter cette sorte d'offrande qu'elle me faisait.
    N'ayant jamais cautionné le Raëlisme, j'étais resté campé sur mes positions sans rien vouloir savoir de ces coutumes qui s'exerçaient entre idoles et fans.
     
    Et il y a deux jours, elle est réapparue. La jupe avait changé, elle était plus aguicheuse, sans doute avait-elle lu le dernier billet, et ma vivacité d'esprit l'avait rendue comme folle.
    J'étais bien décidé à lui donner sa chance, et peut-être accepter son offre, tout du moins tenterai-je de la dissuader de m'offrir tant d'argent. Je ne voulais pas frustrer cette fan et lui donner une fausse image de moi, de quelqu'un qui aurait attrapé la grosse tête et qui refusait tout contact avec ses fans...
     
    Je suis descendu pour lui parler, mais elle a feint de ne pas me connaître et en me voyant, est entrée dans une voiture avec un autre homme.
    Elle était décidemment dingue de moi, et passait par la phase, regarde ce que tu risques de perdre si tu me refuses.
     
    Et puis, sans doute rongée par les remords, elle est revenue le lendemain, sourire aux lèvres. Elle s'est remise là où je l'avais vu pour la première fois, sous le réverbère.
    Aucune pancarte stipulant "Guillaume je t'aime" comme dans les concerts de Patriiiiiiiiiiiiick n'était nécessaire, elle savait que je savais.
    Elle était revenue pour s'excuser.
     
    Malheureusement pour nous, une âme beaucoup moins charitable (je table sur une autre fan jalouse, qui pour l'instant ne s'est pas manifestée à moi) a dénoncé ses actes à la police, et ils sont venus la cueillir pour "Recollage passif".
     
    Il va sans dire qu'elle tentait de recoller les morceaux entre nous, mais qu'elle n'en a pas eu le temps.
    J'ai essayé d'aller parler à la police, mais ils ont voulu m'arrêter pour complicité, alors je me suis excusé et je suis parti.
     
    Il n'y a pas un jour durant lequel je ne pense pas à elle.
    Je suis presque sûr qu'elle ne lira jamais ces lignes, elle doit m'en vouloir à mort, voir même penser que je l'ai moi même dénoncé à la police.
    Il était important pour moi de rétablir la vérité...
    December 02

    DItes le avec des fleurs...

    Continuons dans la série des expériences personnelles, je vais aujourd'hui vous conter une rencontre qui m'a valu une profonde réflexion philosophique voir sociale, bref, une colère de cerveau terrible. Une sorte de choléra intellectuel contre lequel je ne pouvais rien, et qui m'a gangréné le moral.
     
    Il y a de celà quelques jours, mon fleuriste a fait une opération coup de poing, et s'est mis à offrir des roses à tout le voisinage, laissant tout un chacun se procurer des fleurs à prix ultra réduit. Il n'y avait pas un seul jour durant lequel ma voiture (et en particulier mon pare-brise) n'hébergeait pas le fameux tract promotionnel.
    Alors forcément, au bout d'un moment, je me suis dit qu'embaumer mon appartement de rose ne serait pas une idée trés désagréable, que celà me ferait économiser quelques bâtons d'encens, et visuellement, créerait une touche féminine à mon habitat trés masculinisé.
     
    Je me suis donc dirigé vers mon fleuriste préféré afin d'acquérir les roses tant convoitées. J'ai choisi trés finement la couleur de mon bouquet, et, comme tous ces nostalgiques de l'Europe de l'Est des années de guerre froide, j'ai fait la queue pour avoir droit de repartir avec mes roses (et la file d'attente n'était pas celle d'un concert d'Eve Angeli, il fallait les vouloir ces roses).
     
    Une fois le bouquet emballé, je rentrai donc chez moi, anxieux à l'idée de devenir un homme de maison parfait, me voyant déjà parler à mes fleurs histoire de les embellir psychologiquement.
    Et, au feu rouge, alors que j'attendais guilleret de traverser sans me faire renverser, un homme au lourd accent britannique m'apostropha.
     
    "-Monsieur, pourquoi acheter des roses alors qu'on est pas en février???
    (entre nous, quelle entame, et quelle question intelligente)
     
    -Mais parce qu'il n'y a pas de saison pour offrir des fleurs, il faut le faire toute l'année, sans attendre d'occasions particulières
    (oui j'avoue, j'ai pas assumé le fait de les avoir acheter pour moi-même)
     
    -Ohhhh oui, mais moi, je n'achète des fleurs que quand je vais dans les endroits où on met les morts... Les cimetières c'est ça?
     
    -Oui, effectivement c'est beaucoup moins gai
    (et là je commence à me demander ce qu'il me veut, le feu étant passé vert pour moi, et ayant déjà traversé la rue, marché 500 mètres avec un bouquet de roses et un anglais à mes trousses)
     
    -Je le fais parce que je crois qu'il y a une vie aprés la mort
    (mon dieu mon dieu mon dieu, il essaye de me recruter dans une secte)
     
    -Ah oui, ben pourquoi pas, ça permet à nos tombes de sentir autre chose que le pourissement physique...
     
    -Vous ne croyez pas à la vie aprés la mort
     
    -Si si...
    (pensif, je me mets à penser à Hervé Vilard et Hugues Aufray, qui ont eu une vie aprés leur mort... Ah bon ils sont pas morts? Je dois confondre avec Allan Théo alors)
     
    -Et bien si vous le souhaiter, je peux venir vous chercher samedi pour aller à la paroisse?
     
    -Non, malheureusement, samedi je ne suis pas là... C'est balo!!!
     
    -Je peux vous apeller?
     
    -Je n'ai pas de portable.
    (et vous ne pouvez pas savoir combien j'ai prié pour qu'il ne sonne pas à ce moment là).
     
    -Une adresse?
     
    -Je n'habite pas chez moi.
     
    -Vous n'habitez pas chez vous???
    (et seulement à ce moment là, je me rends compte de la débilité de ma réponse)
     
    -Non, j'habite chez des amis, et j'aime pas trop ramener des gens chez eux... Mais dites moi, vous n'auriez pas une carte
    (contre offensive bien pensée)
     
    -Oui bien evidemment, je vais vous donner ma carte, mais c'est la carte d'une association, je vous mets mon numéro de portable au dos...
     
    -Avec plaisir...
    (j'allais enfin savoir qui il était)
     
    -Voici
     
    -Merci à bientôt
     
    -J'attends votre appel...
    (cause toujours...).
     
    A ce moment, je regarde la carte de visite, et c'est là, que ma torture psychologique commença...
     
    Aimeriez-vous parler ANGLAIS ?
    Venez nous joindre (et non pas rejoindre) pour une conversation en anglais. Niveaux débutants, moyens, et avancés.
    Séances gratuites et sans obligations.
     
    Et au dos de la carte, un petit plan menant inévitablement vers la paroisse des amis de Jesus (de quel Jesus est-il sujet telle est la question) avec le fameux numéro de portable écrit à la main au crayon à papier, comme le début d'une fin.
    Et si j'étais complètement perdu dans ma tête, et si j'étais mal en point, et si la mort m'avait fait peur, si elle m'obsédait, si les fleurs tombales étaient ma passion dans la vie, si j'avais été gardien de cimetière ou si encore j'étais fan de marbre, qui sait si je ne serais pas fait avoir par ces propos?
    Qui sait si je n'aurai jamais composé ce numéro de téléphone.
     
    Au départ, j'ai pensé laisser ici le numéro en question, histoire d'anéantir la boite vocale de ce recruteur des rues, et puis je me suis dit qu'ils étaient tellement forts qu'ils réussiraient à en embarquer quelques uns dans leur aventure spirituelle (si tant est que le mot spirituel puisse être associé à leurs manoeuvres).
     
    Alors je garde ce numéro pour moi, et je déchire cette maudite carte au cas où elle tomberait dans les mains de plus faibles que moi...
    Je mets les roses dans un vase et je profite de la bonne odeur qui embaume désormais mon petit appartement...
     
    See you soon...
     
    November 25

    Quand cuisine rimait avec tupperware...

    Bonsoir bonsoir...
    La grève s'étant peu à peu dissipée sur cet espace, me voici de retour pour vous conter quelques mésaventures personnelles comme vous les aimez tant...
     
    Au programme une journée chargée en aventures rocambolesques.
     
    Tout d'abord, il me semble vous avoir étalés ici même mes valeurs en amitié (piqûre de rappel), et vous ne serez donc pas surpris d'apprendre que j'ai suivi une amie que je n'avais pas vue depuis trés longtemps pour un cours de cuisine gratuit.
    En effet, par une belle journée d'hiver peu frileux où les températures oscillaient entre 25 et 30 degrés, ne voilà-t-il pas que mon téléphone portable frétille, m'annonçant la réception instantanée d'un message de la plus haute importance!!!
    Une amie que je n'avais pas revue depuis mes années lycée, refaisait irruption dans mon cercle amical, m'invitant même à un cours de cuisine gratuit, dispensé un lundi matin 9h...
     
    Je dois avouer avoir tilté et m'être demandé si la caméra cachée de Marcel Beliveau n'était pas dans les parages, et puis au final, le mot "gratuit" m'a enduit en erreur, et comme un novice j'ai accepté...
    Or, quand une ancienne amie rappelle sans aucune autre raison qu'un cours de cuisine gratuit, Dieu sait qu'il faut se méfier, réfléchir un fier moment dans sa tête, et dans tous les cas, refuser cette proposition si éloignée du "café sur une terrasse" habituel, et se demander si on nous prend pas pour un con...
    Mais con, je l'étais assez pour accepter la proposition...
     
    Par un lundi matin, trés frileux pour le coup, avec des températures qui n'oscillaient pas du tout tant il faisait froid, je me suis donc dirigé vers ce qui devait être un cours de cuisine gratuit. Et puis, une fois sur les lieux, je me suis mis à réfléchir (il était temps).
    Un cours de cuisine dispensé un lundi matin, celà ne devait attirer que des femmes d'un certain âge, celui que terrifie l'idée de s'endormir la nuit, de peur de ne jamais se réveiller... Bref, des vieilles il y en avait qui arrivaient par wagons entiers, et, le temps d'un instant, j'ai cru qu'un génocide allait avoir lieu, qu'on allait les aligner et les faire disparaitre, réglant ainsi le problème des retraites.
    Et puis, je me suis dit, qu'aprés tout, un cours de cuisine pouvait être sympathique, alors je suis entré.
    Et là j'ai déchanté immédiatement. Aprés avoir dit bonjour à la demoiselle qui m'avait fait me lever si tôt un lundi matin, j'ai regardé autour de moi. Bien evidemment, il y avait toujours les vieilles, mais sur les tables, nuls ustensiles de cuisine pour nous. Juste des chaises alignées les unes les autres, comme si une conférence allait avoir lieu.
    Et là je me suis dit, c'est un drôle de cours de cuisine...
     
    Et puis tout s'est enchainé, on m'a offert un café (pourri)  on m'a proposé de m'asseoir sur des chaises surgelées qui le temps d'un instant m'ont anesthésié le postérieur,  on m'a fait remplir des papiers avec mon nom, mon adresse et mon numéro de téléphone, et la réunion a commencé. Oui, une réunion qui nous proposait une demonstration de cuisine, dans l'unique et seul but de nous vendre... attention mesdames et messieurs.... des TUPPERWARES...
    OUI, j'ai assisté à une réunion tupperware bien malgré moi...
     
    Alors, comme je ne pouvais décemment pas quitter la pièce et me faire remarquer par les mamies présentes, moi qui les aime tant d'habitude, je me suis tamisé dans mon coin, je n'ai rien dit, et j'ai assisté à un épisode de Desperate Housewifes version française...
    J'avais l'impression d'être en plein feuilleton policier, tant la présentatrice prenait un air mystérieux à nous parler des feuilletés au saumon. J'ai stressé avec elle quand elle a tenté de remplir le fameux moule tupperware (sans lequel il est IMPOSSIBLE de faire un seul feuilleté bien evidemment), j'ai ri avec elle quand elle nous a rapellé l'idiotie de sa belle-mère qui avait osé beurré le moule en question, qui n'en a, bien evidemment, pas besoin, et j'ai pleuré avec elle, quand elle nous annonça que le thermostat n'était pas le bon et que les feuilletés étaient ratés...
     
    Bref, une matinée hors norme, entouré de femmes au foyer pleines d'angoisse personnelles (Peut-on remplacer le persil par la ciboulette? Le saumon n'offense-t-il pas quelque peu le goût de la mayonnaise ? Le sucré salé tant à la mode n'est-il pas quelque peu cavalier...)
     
    Et puis les malheureuses blagues de ces dames, trés féministes qui me faisaient m'enterrer chaque fois un peu plus dans mon silence.
    Et puis le pire restait à venir.
    Une fois la réunion terminée, alors que je m'apprêtais à rejoindre le froid extérieur, bien plus agréable que le gel intérieur (intérieur de la salle hein...) on m'appât vers les animatrices.
     
    Deuxième surprise de mon ancienne amie qui l'était de moins en moins, elle venait de proposer ma candidature pour tenir des réunions tuperwares dans mon humble demeure, ou alors pour devenir moi même cuisinier de ces dames. L'animatrice du jour était trés excitée à cette idée, puisque disait-elle, "les jeunes garçons qui cuisinent ça excite les vieilles et du coup, elles achètent...".
    Moi je tentais par tous les moyens de me dépétrer de cette discussion comme je pouvais, sans être ni grossier, ni impoli, et j'en fus quitte pour repartir avec une brochure me vantant l'intérêt d'exciter les vieilles en cuisinant.
     
    Une fois dans ma voiture, je pestais tout le long du trajet, pensant à la sieste que j'allais devoir faire pour rattraper cette matinée de sommeil perdue, et je commençais à me rassurer sur le fait que tout ceci était à présent fini, lorsque je m'aperçus que l'amie en question ne m'avait adressé la parole que le temps d'une demie seconde, pour que je remplisse un papier qui lui permette de gagner un ustensile tupperware super indispensable dans sa vie de cuisinière active...
     
    Il m'a fallu un jour pour m'en remettre, et je pensais tout celà bien loin lorsque mon téléphone frétilla de nouveau, m'annonçant qu'une personne tentait de me joindre, personne qui agissait de façon anonyme. Méfiant, je ne répondai pas et attendai patiemment le message sur le répondeur...
     
    "Bonjour monsieur, Christianne de Tupperware, votre amie m'a donnée votre numéro pour que je puisse vous concacter afin de peut-être collaborer avec vous, organiser des réunions, vous préter des ustensiles gratuitement, et vous permettre de vous faire un peu de sous histoire de mettre du beurre dans vos épinards (blague de cuisinière), à trés bientôt".
     
    Je vous annonce donc mon retrait au monastère le temps que cette ebullition autour de ma personne cesse, et vous donne rendez vous trés prochainement pour une autre mésaventure que je vous conterai en détail... Coup de gueule à l'horizon...
     
     
     
     
     
     
    October 11

    Quand la France était envahie de rumeurs...

    Lors d'une réunion professionelle, mon directeur a étalé devant nos yeux ébahis une multitude de rumeurs en tout genre afin d'y répondre lui même de façon directe. C'est un peu sa façon de travailler que je vole ici, mais je rends gentiment à César ce qui appartient à mon directeur.
     
    Donc j'ai la vague impression que la France croule sous toutes sortes de rumeurs (et quand je dis la france je pense aussi ville, quartier, voisinage, cercle amical, région, monde, univers, bref vous m'avez compris, on va pas forcément toucher LA rumeur, quoique...).
     
    Allons y gaiement, mais je vous préviens, ce billet va être du grand n'importe quoi... je le sens.
     
    1)     Première rumeur, ou même questionnement, où est passée Cecilia??????
    Je ne parle pas de Cecilia Cara, qui, il est vrai, depuis la fin de Roméo et Juliette est restée totalement invisible, mais de notre première dame de France, madame S (j'arrive toujours pas à écrire le nom en entier mais ça viendra...).
    La rumeur préviendrait d'une rupture prochaine entre le chef de l'Etat (j'arrive admirablement à éviter de le citer ainsi, quoique son nom me rapporterait bon nombre de visites via google...) et sa chère et tendre.
    Cecilia ne va pas en Russie et on en fait tout un plat, alors que quand même, elle était en vacances aux USA. Moi je la comprends, aller en Russie, ça me dit rien du tout, mais alors rien du tout...
    Alors, Cecilia n'est pas allée voter, Cecilia ne veut pas habiter à l'Elysée, Cecilia a un amant, Cecilia va à l'enterrement de Jacques Martin, bref la vie de Cecilia est emplie de rumeurs qui alimentent ce billet de façon tout à fait indécente.
    Ce que j'en dis moi, c'est que Bernadette avait eu raison de trouver son prétexte de pièces jaunes pour se dédouaner de toute remarque sur sa vie privée...
     
     
    2)     Paraitrait que mon ancien billet sur les tests ADN est périmé... Si si, en fait ils prennent juste un peu de salive de la mère et du fils pour vérifier si c'est bien la mère et le fils, et uniquement quand le pays sous développé ne possède pas d'état civil... Mea culpa donc, c'est génial, bravo le gouvernement, déjà qu'ils arrivent d'un pays où l'eau manque cruellement, on va les forcer à cracher... C'est pas gagné cette affaire là, enfin bon, confer le dernier billet...
     
    3)     Paraitrait que l'on trouve mon blog en tapant sur google Muriel Robin nue, et je peux vous dire que le nombre de personnes souhaitant voir Muriel Robin nue est phénoménal!!!! Sauf qu'ici, elle n'y est pas. Je suis désolé pour tous ceux qui se sont fait avoir par google. Moi même j'ai tapé président de la république française et je suis tombé sur une photo d'un certaint Nicolas... Google n'est plus ce qu'il était...
     
    4)    Paraitrait que le mime marceau est mort, je sais pas j'ai rien entendu...
     
    5)    Paraitrait que Dorothée reviendrait à la télé sur une chaine de la TNT île de France, et là je suis dégouté pour la première fois de ma vie de pas être parisien...
     
    6)    Paraitrait que Dorothée reviendrait à la télé en invitée principale chez Michel Drucker en novembre, chouette pas la peine de devenir parisien...
     
    7)    Paraitrait que je reprends le droit cette année, aprés être passé par la case anglais. Oui je confirme, je fais ce que je veux de ma vie et je vous merde...
     
    8)    Paraitrait que je parte en Californie et à Las Vegas à la fin mars... YEAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
     
    9)    Paraitrait que je suis amoureux ou en passe de l'être à cause de quelques indices récoltés au hasard par mes amis vis à vis d'une certaine personne. Je DEMENS!!!!!  cette fille qui a tout pour me plaire, n'a rien pour être intéréssé par moi, et c'est donc l'esprit sain que je la vois en AMI!!!!!
     
    10)  Paraitrait que ce billet est du grand n'importe quoi, mais j'avais prévenu plus haut...
     
    11)   Paraitrait que j'ai pris un PV parce que je ne paye pas le tramway... Sans commentaire...
     
    12)  Paraitrait que la vie c'est quand même parfois la grosse merde, et que y a aucun moyen de savoir ce qu'il se passera dans quelques jours, ni savoir ce que ma vie va donner, ni rien savoir du tout au final, ni si ces rumeurs sont vrais ou fausses, si c'est vraiment moi qui écris ces lignes, si ce blog est vraiment intéressant ou si ce sont juste les fans de Muriel Robin nue qui le rendent populaires (à tort par dessus le marché), si ça vaut la peine d'aimer, si ça vaut la peine d'être aimé, si ça vaut la peine de se décarcasser, si le ciel est bleu, si Britney va enfin s'en sortir, si Paris Hilton va envisager la greffe de cerveau, alors que pour l'envisager il faudrait qu'elle en ait déjà un qui lui signale le besoin d'en avoir un dans son état de débilité profonde...
     
    13)    Paraitrait que c'est la fin du billet et paraitrait que c'est pas trop tôt///
    August 10

    Le jour où je suis tombé sur la tête...

    Tant d'absence sur un blog en plein mois d'août ne signifie pas forcément vacances, mais parfois aussi peut-être convalescence, tel est mon cas.
    Vous avez devant vous, ou plutôt à travers ces quelques lignes un autre homme. Rien ne sera plus pareil que depuis que je suis tombé sur la tête...
     
    Rien de trés grave, je tiens à vous rassurer, juste un abus modéré (ou pas) de bon vin, une sortie organisée (ou pas) en boîte de nuit, une entrée en tong assurée (ou pas) et une glissade extraordinaire qui a fait atterir mon crâne sur je ne sais quel endroit contendant, me valant une cascade de sang dans les cheveux.
     
    Moi je ne me souviens de rien, c'est limite si je me rappellais de cet espace perso... Un gros trou noir, alors qu'à aucun moment je n'ai perdu connaissance. J'ai subi ce dont on entend parler dans les journaux depuis plusieurs mois, une fuite de cerveau. 
     
    Bref toujours est-il que je me suis retrouvé dans les urgences montpelliéraines à plaisanter avec les infirmiers qui tentaient par tous les moyens de me reboucher le crâne. Allez savoir ce qu'ils m'ont mis là haut dedans...
    Et comme toujours, quand il se passe quelquechose dans ma vie ce n'est jamais anodin. Voici ce dont je me souviens...
     
    On m'a parqué toute la nuit entre un pauvre SDF plein de poux et de lentes (et j'entendais les infirmières dire, mettez des gants si vous entrez dans cette pièce, et moi ma plaie béhante et mes pieds aussi noirs que le ciel de la nuit, je sentais monter en moi une envie de grattage...), et un psychopathe qui voulait entrer en contact avec moi :
    "-Moi aussi le camion m'a envoyé un caillou dans la tête, mais ça va mieux... Par contre j'ai vu ma soeur partir en pleurant!!!! Et sinon tu crois que dans la vie il vaut mieux être heureux ou riche? Parce que je me disais avec le rectangle isocèle c'est plus pratique pour prendre l'ascenceur avec de la chantilly...
     
    Bref une nuit sympathique et un réveil le lendemain matin, la tête dans le scanner, et cette question qui me hante depuis :
     
    "Mais qu'est ce qui m'est arrivé????????"
     
    Alors on apelle, on contacte, on se renseigne, on pose des questions, on tente l'hypnose mais on ne souvient de rien. Juste quelques bribes qui nous font croire que la soirée était plutôt sympa et que c'est balo d'être tombé sur la tête...
     
    Puis suit la convalescence, 48h de surveillance parce que la tête ça craint (merci de ne pas m'inquièter) un passage obligé chez le psy de l'hôpital qui veut savoir si je fais partie des AA ou si j'ai juste bu un peu trop de vin parce qu'on est en plein mois d'Août dans le sud, et que tout le monde boit à cette période.
     
    Et puis une semaine de folie avec des vertiges, des ralentissements de mes gestes, une amie qui s'improvise infirmière, et petit à petit ma connerie qui revient à son plus haut stade.
     
    Dernière étape, les points à enlever, 4 malheureux points au final cachés sous une croute bien ancrée sur la tête. J'entre dans le cabinet du docteur, il avait pris soin de mettre en arrière son, un AVE MARIA sympathique qui me permettait de me dire, que si je mourrais, j'aurai entendu une musique religieuse dans mes derniers instants, ce qui vaudrait peut-être redemption.
     
    Bref, je m'en suis sorti, avec un beau pansement sur la tête et une interdiction de me laver la tête pendant quelques temps, et je peux vous dire qu'une tête sale, ça gratte (ou alors ce sont les poux...)
    Il ne me reste plus qu'à explorer les infos et revenir ici avec la gouaille habituelle en espérant qu'elle n'en a pas profité pour s'enfuir avec trois litres de mon sang...
     
    A bientôt...
     
    July 23

    La caméra en bas de chez moi...

     Je rentrais tranquilement d'une soirée trés sympathique, dans un resto trés sympathique avec une jeune fille trés sympathique, quand je me rendis compte que dans ma rue trés sympathique, ils avaient installé une caméra trés... impudique.
     
    Qui ça ils???
    Ben les mêmes qui s'amusent à me PVtiser à tout bout de champs sous prétexte que je ne mets jamais aucune pièce dans cet espèce de vieille machine située sur le trottoir d'en face qu'ils nomment horodateur (la machine hein, pas le trottoir, lui on l'apellera juste le trottoir d'en face), mais moi, dans ma tétuserie légendaire, je refuse de payer pour me garer en bas de chez moi...
     
    Donc, je viens de m'apercevoir que ma vie est épiée. Ou alors ils l'ont mise pour me protéger de mon voisin.
     
    Deux possibilités :
    Mon quartier est trés calme (ça c'est un fait) et donc le but est de préserver cette tranquilité en surveillant les déviances éventuelles de ses habitants (donc les miennes aussi).
     
    Ou alors, mon quartier est une succursale du Chicago des années Trente (et ça je ne le savais pas) et la caméra va permettre d'arrêter les Al Capone Montpelliérains (et c'est peut-être moi qui ne mets pas d'argent dans la machine du trottoir d'en face qui suis visé).
     
    Quand on parlait de mettre des caméras de surveillance en ville je ne savais pas trop quoi penser, mais dans mon quartier, ça m'emmerde.
    Pourtant je ne sors jamais tout nu dans ma rue (et non mesdemoiselles qui campaient depuis quelques semaines devant chez moi, à l'affut de mon anatomie dévoilée, vous pouvez remballer votre matériel paparazziesque, je ne me montrerai pas en chair et en os...)
     
    Pourtant, je n' ai pas peur que l'on me voit quand je rentre chez moi avec telle ou telle personne, n'ayant pas encore sympathisé avec Yvan Colonna (ah ben j'avais oublié qu'on l'avait retrouvé d'ailleurs... qui ça ? Nicolas Sarkozy??? Décidemment, il aura tout fait cet homme...), avec Bernard Menez (ce serait la honte qu'on le voie entrer chez moi), ni Ludivine Sagnier (et pourtant j'enrage de ne pouvoir la montrer avec moi à la caméra, j'irai demander la vidéo en souvenir à mon commissariat).
     
    Bref, je n'ai rien à cacher, mes petits pas de danse dans la rue m'appartiennent, mes sifflotages sur du Sardou ou sur les tubes interplanétaires des Spice Girls m'appartiennent, j'ai le droit de me curer le nez, de me remettre le boxer en place, de jeter des cailloux sur ce connard qui vient de brûler un feu rouge, d'insulter ce vieil homme qui ne ramasse pas la merde de son chien, de jeter dans le container en face de chez moi (celui qui est à côté de la machine située sur le trottoir en face de chez moi) mes cadeaux d'anniversaire qui ne me plaisaient pas, de jeter par la fenêtre mon eau usagée d'avoir récurer les sols, de boire mon café au lait torse nu sur mon petit balcon (non mesdemoiselles ne revenez pas, ceci est un exemple n'ayant aucune autre signification subliminale), de siffler cette charmante brune qui se gare en bas de chez moi et qui accepte de flirter avec l'horodateur, bref de vivre, sans qu'un dossier ne soit conçu sur mon nom et soit disponible à la vente lorsque je serai devenu quelqu'un d'important...
     
    Alors c'est tout simple, j'ai tiré mes rideaux, fermé les volets, mis un voile, joint Michael Jackson par téléphone pour avoir l'adresse et le mail de ses fournisseurs en cache-visage, j'ai recouvert ma voiture d'une fourrure impénétrable, j'ai teinté les vitres, j'ai blindé ma boite aux lettres, j'ai fait posé quatre verrous de plus à ma porte qui en comportait déjà 45, j'ai acheté un fusil, j'ai barricadé l'aile nord de mon appart, et je siège derrière un monticule de livres en attendant qu'on vienne voler une image de moi...
     
    Et au pire, je m'en fous, s'ils y arrivent pendant que je me suis assoupi, ou en me piégeant d'une façon ou d'une autre, en utilisant le pire stratagème de tous les temps, et bien ils l'auront dans l'os parce que ils savent pas, mais y a une caméra en bas de chez moi, et je saurai qui ils sont...
     
    Cool non?
     
    June 08

    Mon voisin le nouveau businessman...

    Pour ceux qui auraient un train de retard en ce qui concerne mon voisin, je vous conseille tout d'abord de cliquer ici...
     
    Maintenant, nous pouvons continuer de rédiger sa biographie à l'insu de son plein gré...
    Je dois tout d'abord vous apprendre que mon voisin est propriétaire d'un vélo, plutôt sympa le vélo d'ailleurs, mais que ces derniers temps, il ne s'en servait plus tellement, ayant un ami scooterisé et aimable qui le suivait dans ses envolées lyriques et ses sorties en tout genre.
    Ne voyant donc plus l'utilité certaine de cet objet étrange muni de deux roues, d'un guidon, et d'une chaîne (non mais rendez-vous compte, même pas un moteur pour polluer notre belle planète, ringard à cent pour cent), il a décidé de le revendre.
     
    Jusque là, rien de bien plaisant, juste l'histoire d'une jeune homme qui cherche à se faire un peu de pognon en se débarassant de quelque chose dont il ne se sert plus...
    Sauf que là, on parle de mon voisin, et mon voisin, il fait rien comme tout le monde.
    Je pensais avoir eu droit à toutes les dérives possibles et imaginables en matière de voisinage, mais là, les records ont encore une fois été repoussés par mon siamois de mur.
    En effet, plutôt que de recevoir en échange de son beau vélo, des espèces sonnantes et trébuchantes, lui permettant de se nourrir, et éventuellement l'empêchant de quémander de l'argent à tout bout de champs (ce que je refuse catégoriquement, la seule chose que j'ai concédé à lui avancer étant, je dois le dire, un rouleau de PQ, parce que quand même, on est pas des bêtes), mon voisin, je disais donc, a préféré effectuer une sorte de troc antique et solennel.
     
    Je te vends mon vélo, mais alors tu me donnes quelque chose en échange...
    On aurait pu tout imaginer, un poisson rouge, un plan de cannabis, un cd de Grégory Lemarchal (ah oui, depuis peu il y a une inflation sur Grégory Lemarchal) voir à la limite un paquet de PQ pour qu'il me rende celui qu'il m'avait emprunter...
    Mais mon voisin, voyant l'utilité des choses d'une façon différente de nous, ou tout du moins de moi, a décidé de troquer son vélo contre une trompette. Et c'est fièrement, le sourire au coin des lèvres qu'il sonna chez moi, une trompette à la main.
     
    "T'as vu ça déchire non?
    -Oulah, mais tu sais en jouer?
    -T'inquiète, je vais apprendre, quand j'ai une idée dans la tête..."
     
    Et depuis, je vis trois jours de délire sensoriel. TUTUTUTUTUTUTUTUTUTUTUTUTUTUTTOTOTTOTTTTOTOTOPFFFFFFFFF
     
    Sauf que mon voisin, n'étant pas comme tout le monde, a décidé que si le son qui sortait de la trompette n'était pas bon, c'était forcément que la trompette était encrassée, parce que quand même, la trompette c'est facile normalement.
    Donc il a décidé de démonter son instrument (je parle toujours trompette) et de le nettoyer. Sauf qu'aprés, impossible de le remonter... Alors il vient chez moi, le pro de la trompette il faut l'avouer, pour lui remonter son cuivre.
    Sauf que moi et la trompette, ça fait un orchestre de big band.
    Alors dans ma générosité légendaire, je lui propose d'aller dans un magasin de musique pour voir ce que nous dit le vendeur et je vous livre ici un dialogue qui restera longtemps ancré dans mon esprit....
     
    "-Bonjour monsieur le vendeur, excusez moi du dérangement, mais t'as vu j'ai acheté une trompette, une belle marque, je l'ai fait revenir à fonds parce qu'elle était sale, mais là j'ai les pistons qui déconnent.
    -Ahhhhh ça arrive monsieur. C'est une marque ?
    -Ah oui bien sûr LLoret del mar, 300 euros y a deux ans...
    -Je ne connais pas...
    -Ben vous êtes mauvais parce que c'est une grande marque t'as vu...
    -Ah peut-être, on va dire que je suis meilleur dans les guitares (on sent le vendeur pro quand même, qui a compris qu'il ne fallait pas insister)
    -Ben ouais, attends lloret del mar... Oh putain, j'ai bloqué la fermeture de la housse, enculé, con de toi de serrure de merde..... OUAAAAAAAAA c'est bon je l'ai arraché t'as vu, faut pas m'emmerder...
     
    (sur ce le vendeur s'empare de l'objet et tente un brin d'humour)
     
    -Au pire tu mets un ampli dessus et ça te fait un klaxon italien
    -HEy ho t'es pas fou, il serait cher le klaxon j'ai vendu mon vélo moi. Vous avez vu elle est belle. En fait elle est argentée. Je l'ai reprise parce qu'elle était piquée de partout, t'as vu. Mais là le son il sort pas.
     
    (suit des précisions et des détails du vendeur pour à l'avenir éviter un retour sympathique du voisin dans la boutique)
     
    -Mais tu sais en jouer?
    -Ben non, j'ai fait du saxo une fois, et la trompette c'est facile...
    -Ah oui, c'est juste que y en a qui mettent 20 ans pour bien en jouer...
    -Ben si ils sont pas dégourdis...
    (logique imparable).
     
    De retour dans mon chez moi, la trompette bien reformée, mon voisin a décidé de se mettre sur le balcon pour en jouer, et à chaque apparition policière (ce qui se fait à foison ces derniers temps, on croirait presque que Sarkozy est Président) il entamait une sorte de Marseillaise légendaire et guerrière qui faisait sourire tous les passants....
     
    Je vous demande donc de vous côtiser afin que je lui rachète son vélo, et que je basarde cet instrument de malheur.
    Merci de votre compréhension...
    May 19

    J'ai testé pour vous... le marché du samedi matin...

    Je ne suis pas certain de l'officialité de la chose, mais l'été approche et la chaleur se fait de plus en plus étouffante. Et qui dit été, dit nouvelle garde robe (enfin dans mon cas ce serait garde pantalon) à mettre en place.
    Or, qui dit petit étudiant salarié habitant seul dans un sympathique appartement montpelliérain, dit aussi jeune homme à moitié fauché.
    Donc aucune possibilité pour que le garde fringue (oui je préfère à garde pantalon finalement) soit orné de vêtements frappés D&G, RayBan, Armani ou autres noms de famille coûtant 100 000 euros la prononciation (j'espère que l'écriture sera plus bon marché parce que sinon, je ferme ce blog définitivement).
     
    Bref, il me fallait faire frémir la carte bleue, sans pour autant la suicider direct.
    Je réfléchis donc cinq secondes dans mon petit cerveau préchauffé par la chaleur du soleil (d'où le peu de temps de réflexion).
     
    Ni une, ni deux, je prends ma petite voiture direction le marché du samedi matin.
    A côté, la caverne d'Ali Baba c'est un stand de frites au bord de l'autoroute (jai cherché longtemps pour cette comparaison).

    Pour moi, le marché, c'était uniquement quand j'allais en Espagne. On longeait les allées à la recherche de la perle rare qui nous permettrait de ramener un souvenir pas trés cher de nos vacances andalouses. On s'arrétait au stand des granités, et on prenait quelques churros pour le midi. C'était ça pour moi le marché...
     
    Ici, c'est assez différent. C'est comme si le supermarché du coin avait décidé de faire une journée plein air. Les stands les plus éclectiques se retrouvent côte à côte. On peut négocier un ensemble paréo (pas pour moi je vous rassure) tout en lorgnant sur les mouchoirs en dentelle d'à côté et en entendant le camelot de derrière vantant les qualités intrinsèques de son joint pour couscoussière... Un régal...
     
    Bien entendu, je n'étais pas là pour un joint de couscoussière, surtout que l'utilisation d'un tel objet m'était totalement inconnue jusqu'à ce jour.
    Moi je voulais une ceinture et un pantalon.
    J'arpentai donc les allées regardant à droite à gauche, tentant de débusquer la bonne affaire du moment.  Mais ni à droite ni à gauche ne se trouvaient mes envies.
    Quand soudain, un homme surgit de nulle part, me prit le bras et me sussura :
    "Tu veux des ceintures, des pantalons, des t shirts???
    -Mais ouiiiiiiiii, qui es-tu? Ali Baba? Jesus?
    -NON, je ne te dirai pas mon nom, mais avance au stand des ustensiles de salle de bains, dis le mot de passe ouachlali, et tape trois fois dans tes mains..."
     
    Arrivée devant l'homme en question je m'executai, et les secrets de mon samedi matin s'ouvrirent devant mes yeux.
    Une ceinture telle que je la désirai, un pantalon trés saillant, et moults produits en tout genre.
    Seul problème... l'essayage.
    Ben oui, j'allai quand même pas acheter un pantalon sans l'avoir essayer.
    J'en informe donc mon vendeur potentiel qui me lance alors
    "Ben alors monte dans le camion..."
     
    Effectivement, derrière le stand, un camion aménagé en cabine d'essayage, de la musique techno en fond sonore. Une fois le pantalon enfilé, le vendeur me glisse un miroir.
    Je m'admire, je me trouve élégant j'achète...
     
    C'était Guillermo en direct du marché du samedi matin...
    May 01

    Mon voisin et moi

    Je me rends compte avec grand étonnement que je ne vous ai jamais vraiment parlé de mon voisin. Je vous propose donc un portrait trés édulcoré et pourtant trés vrai de celui qui partage mon mur. Moi dans mes fantasmes les plus fous, j'avais imaginé avoir une trés belle voisine, genre films d'ados américains, et on se serait aimé dés les premiers instants, et on aurait cassé la cloison pour ne faire qu'un seul grand appart, même que le proprio il aurait rien dit parce qu'il aurait trouvé notre histoire trés belle...
    Malheureusement....  Ce fut un voisin, et quel voisin...
     
    Tout d'abord les présentations, histoire de vous prouver point par point que je suis sans doute à l'article de la mort avec la publication de mon article.
    Deux jours aprés mon intégration dans ce fabuleux appart qui désormais est mien, j'entends de l'autre côté du mur, quelques cris.
    Je tends l'oreille, abandonnant ainsi cette fabuleuse émission du midi qu'est "Tout le monde veut prendre sa place", et je me rends compte de quelque chose d'affolant. Quoi ? Duo, carré ou cash ?
    Cash!
    Mon voisin que je ne connais pas encore s'engueule avec ce que je pense être sa copine et ça a l'air violent. Je baisse le son de ma télé afin de participer activement au débat quand soudain, je me rends compte qu'il me parle à moi, à travers le mur, me demandant d'aller me rendre en Grèce afin de tâter la gente masculine.
    Je me précipite donc illico sur mon petit balconnet, histoire de comprendre l'origine de ces insultes exotiques.
    Et là, je me retrouve face à face avec un homme rasé, torse nu, en caleçon, en train de baver en continuant ses insultes, les yeux injectés de sang.
     
    Il est 11h30 et ce dernier me reproche de marcher sur la mezzanine à 5h du mat...
    Je lui fais remarquer que le soleil est souvent le témoin d'un début de journée bien avancé, ce à quoi il répond "va te faire en... bâtard, fils de... etc..." J'apprendrai plus tard qu'il s'agit là de son vocabulaire perso, pas tellement agressif au final.
    A ce moment là, des membres actifs de ma famille sont arrivés, et il a décidé d'aller leur péter la gueule devant la porte.
    Heureusement il n'en fut rien, et aprés ces excés de colère j'ai eu le loisir d'observer la vie passionnante de mon voisin. Longue intro à ce billet, mais nécessaire...
     
    Mon voisin ne dit pas bonjour, comment ça va ma chérie, t'as passé une bonne journée, mais "Putain, vas y batarde, je vais te frapper, tu me fais péter les plombs, putain, je vais te fumer, va te faire voir, sors de chez moi... au fait je t'aime".
     
    Mon voisin écoute MFM à longueur de journée, même quand il n'est pas là, soit par peur de montrer son absence, soit par volonté de compagnie pour son chien, ainsi, le volume à fonds, j'ai droit aux meilleures chansons de notre bonne vieille France, à savoir Daniel Lavoie, François Feldman, Richard Cocciante et j'en passe. Hier, élan de bonheur j'ai ouï une chanson de François Valéry par delà mon mur...
     
    Mon voisin il vient chez moi pour voir internet, parce que depuis qu'il m'insulte plus, il est trop mon pote. Il a décidé de s'inscrire sur un site de rencontre juste pour pouvoir dire "à des meufs qu'elles sont bandantes et que si jamais sa meuf à lui elle se barre, il pourra niquer quand même".
     
    Mon voisin, il trompe sa copine, mais c'est que parce que des fois elle dit bonjour à des gars dans la rue. Alors comme dire bonjour c'est trompé, il l'a entendu à Ardisson, il se venge en niquant d'autres filles.
     
    Mon voisin, avant, il tapait son chien, mais comme il m'a affirmé qu'il avait arrété la drogue, ça va mieux maintenant, et pour se faire pardonner, il lui a acheté une corbeille à Ikéa, mais comme le chien il préfère quand même le canapé, ben il tape le chien, mais c'est pas à cause de la drogue, c'est à cause du chien.
     
    Mon voisin, il est un peu facho, il m'a dit qu'il fallait voter Le Pen au premier tour, et Sarko au second, et il a même un immense poster de Sarko chez lui. Alors qu'en fait, il m'a dit, il a pas la carte électorale.
     
    Mon voisin, il livre des burgers chez les gens, et il touche le RMI, mais comme avant il était dans la rue, bientôt il sera le roi du pétrole.
     
    Mon voisin, il m'a expliqué plein de théorie sur la vie et sur les filles, mais comme il écrit un livre, je vais pas lui piquer ses répliques, ce serait trop dommage.
     
    Mon voisin, il parle fort et il insulte les gens sans raison, mais aprés il s'excuse, c'est ça la politesse.
     
    Mon voisin avant de traverser la route devant chez moi, il insulte les voitures qui veulent pas s'arrêter alors que y a pas de passage piéton.
     
    Mon voisin, il chante des chansons d'amour à sa chérie avant de lui crier dessus. Et c'est émouvant des fois, quand il chante juste.
     
    Mon voisin il me parlait dans les escaliers et d'un coup il s'arrête et il dit "T'as pété connard, je vais pas de filer de croquettes" et en fait c'était à son chien qu'il parlait.
     
    Mon voisin il  a vu ma guitare et il  a dit qu'il savait en jouer, mais quand il en a joué, ben c'était juste un mensonge parce que j'ai rien reconnu.
     
    Mon voisin, il a insulté les flics parce qu'ils me foutaient un PV en bas de chez moi.
     
    Mon voisin, il a fait plein d'autres trucs bizarres que j'ai oublié mais qui sont trés drôles, mais qui parfois me saoûlent parce que ça m'empêche de dormir.
     
    Mon voisin, il m'aime bien et je sais pas pourquoi.
     
    Mon voisin, s'il lit ça je suis mort.
     
     
    April 19

    J'ai testé pour vous... le retour des beaux jours...

    A moins d'être totalement omnibulé par la campagne politique qui fait rage (et qui fait peur aussi parfois, alors surtout pensez à aller voter dimanche...)de se rendre associal par cette longue période d'exam qui s'annonce comme en chaque fin d'année, d'être cloitré par peur de montrer des jambes pas encore épillées et un torse aussi blanc que les neiges du Kilimandjaro (et oui, fut un temps ou le Kilimandjaro était enneigé), ou de tenter de ne pas entendre le dernier cd de Christophe Willem, vous aurez remarquez qu'en plus d'avoir peur (oui toujours référence aux élections, c'est mon devoir civique) la France a chaud.

    Et chaque année à la même période, les méridionaux dont je fais partie, se ruent sans vergogne vers les plages de sable fin, pas encore recouvertes des détritus de toute sorte, d'origine canine ou humaine.
    Bref, je suis allé à la mer.
    Et là mes chers lecteurs, que du bonheur, un microcosme à part entière.
    Nous sommes à l'entrecroisée des chemins, entre les locaux qui n'ont pas encore quitté les lieux de peur de l'envahisseur étranger, bouffeur de glaces et de beignets, déverseur de créme solaire à base d'huile de colza pour ne pas polluer la belle bleue mais la polluant tout de même de mille autre manières, et les semi envahisseurs, locaux d'origine ou de coeur, qui se précipitent au moindre rayon de soleil chauffant.

    Et toujours les mêmes processus.
    Au hasard d'un rocher, ce jeune couple d'ado qui se prend en photo:
    "Mon dieu, ça fait trois heures qu'on sort ensemble et déjà je suis amoureuse.
    - Ouais t'as vu ça déchire, vas y je te prends en photo avec mon portable devant le fonds marin"
    J'ai bien eu peur qu'il la jette dans l'eau pour tester l'étanchéité de son beau portable...

    Plus loin, les regards complices et étonnés de relations enfouies et oubliées...
    "Hey salut!!!
    -Ohhh coucou....
    -HAHAHAHAHA
    -HAHAHAHAHA"
    J'avoue ne pas avoir saisi ce fou rire que je ne partageais pas.

    Plus loin l'ouverture précoce des boutiques en tout genre, maillots, crèmes, strings étanches, cartes postales, bocaux de sable, et autres souvenirs poussiéreux que l'on ramène chez soi pour revendre l'hiver venu à la première kermesse ou brocante du coin.

    Et puis le pêcheur inévitable, celui qui n'a pas cessé de poser sa canne et sa glacière depuis des années, mais dont on prend conscience de l'existence qu'avec les beaux jours.
    "Alors ça mord?"
    Un quart d'heure de présence à ses côtés pour entendre cette phrase une bonne centaine de fois, il faudra m'expliquer pourquoi les gens se forcent à parler quand ils n'ont rien à dire...
    Et ce pêcheur là, il m'a plu.
    Il m'a rapellé des temps anciens que je n'ai pas connu, encore plus anciens que ceux de la neige au Kilimandjaro.
    Il était là devant cette mer calme, avec ces deux cents kilos, une bouteille de Perrier à ses pieds, attendant que le bouchon s'enfonce sous l'eau turquoise (non en fait elle était verte, mais je trouve que ça rompait le charme de ma poésie...) à cause d'autre chose que l'onde ou la vague créée par l'école nautique du coin.
    De temps à autre il ramenait la ligne, le couteau entre les dents, accrochait un nouveau vers à son hameçon, la langue tirée jusque sous son nez, et rejettait son oeuvre à la mer.
    Patient. Depuis toujours. Mais aujourd'hui des tas de gens étaient patients avec lui.
    Et je me suis dit, ce pauvre pêcheur solitaire doit vraiment haïr le retour des beaux jours...
    March 20

    La carte postale

    Voici pratiquement deux mois que j'ai intégré mon beautiful petit appart.
    Liberté, liberté chérie comme dirait l'autre...
    Et si moi, je sais à quel point je suis ravi de cette nouvelle vie, je n'ai toujours pas appris à lire dans les pensées, et ma masculinité m'empêche toujours autant de deviner l'autre, voir même les autres puisque d'autre il n'y a pas.
     
    Je savais le passage difficile pour mes parents. Et sérieusement, je comprends combien se doit être dur de se lever un matin et de se dire "Mon Dieu, ça y est je vieillis, mon fils ainé vient de prendre un appart. Finis les repas en famille, les engueulades carabinées, les tempêtes autour du programme télé, les cris pour faire cesser cette musique immonde qui transperce mes tympans et qui ressemble à tout sauf à du Eddy Mitchell, les farces et autres moqueries qui allégeaient tout le reste, les soirées foot à pester contre cette équipe de merde même pas foutue de marquer un but, finies les discussions folichonnes sur les aventures extra conjugales des voisins..."
     
    Bref, bien evidemment tout celà allait me manquer, et me manque assurément aujourd'hui, mais d'autres habitudes s'installent peu à peu. Et je pensais qu'il en allait de même pour mes parents, malgré les coups de fils incessants à 10h, 12h, 15h, 18h, 21h...
    On est parents ou on ne l'est pas.
     
    Et puis c'est pas comme si j'étais parti au fin fonds de l'Indonésie avec mon petit ami transexuel de 7 ans vivre à deux pas de la décharge municipale.
    Et puis c'est pas non plus comme si je retournais pas chez moi une fois par semaine pour combler le manque des repas familiaux d'antan.
     
    Donc chez moi je retourne, chez moi je mange, et chez moi je ne peux m'empêcher de gravir les escaliers menant à ma chambre d'enfant (oui enfin d'enfant, je m'entends, on a emménagé j'avais 16 ans). Ma chambre d'ado disons, témoin de mes premiers émois en tout genre, mes amours, mes ruptures, mes premiers accords de guitare, bref, pas mal de choses quand même.
     
    Désormais, cette pièce est presque vide. J'ai pas pu tout prendre non plus donc il y reste quelques bribes de mon passé. Des étagères sur lesquelles sont restés les livres des éditions tout ce qu'un prof est capable de vous faire lire pour détester la littérature, les cds produits par j'ai 16 ans et j'écoute n'importe quoi du moment que ça passe à la radio, les photos imprimées chez j'avais des boutons plein la gueule et mes parents se faisaient un malin plaisir de me flasher à tout bout de champs, et des objets divers et variés extraits de quelques relations passées, des cadeaux dont on n'a plus que faire, mais qu'on ne se résoudra jamais à jeter.
     
    Et comme toutes les semaines, mon entrée dans cet ancien espace de captivité est chose bizarre. Ma mère a comblé le vide par un matelas qui dit-elle, m'attend si jamais je souhaiterai dormir à la maison. Toutes les semaines, je fouille dans mon vieux secrétaire pour trouver la dernière relique que je pourrais ramener dans mon chez moi. Petit à petit je retrouve de vieilles lettres, de vieux mots d'amour (c'est fou comme les vieux mots d'amour jaunis par le temps, font sonner faux ceux d'aujourd'hui)...
     
    Et dans cette minutieuse enquête, cette semaine, j'ai découvert comment mes parents vivaient ce départ. Bon certes, quand j'ai ma mère au téléphone, elle me dit toujours "ton père demande quand est ce que tu viens", et si c'est mon père que j'ai au téléphone, il me dit "bon tu diras à ta mère quand c'est que tu comptes venir". Mais là, ma découverte fut des plus touchantes.
     
    Au hasard de mes étagères, posée là comme si celà avait toujours été, une carte postale attira mon regard. C'était bien la première fois que je la voyais. Je l'ai retourné pour vérifier qui l'avait envoyé, mais personne n'avait rien écrit dessus. Une carte postale vide de toute trace si ce n'est le message qu'elle comportait.
    Sur son recto, un Gaston Lagaffe se faisait cette réflexion, les mains dans les poches :
     
    "Ici c'est sympa, mais sans toi c'est nul".
     
    PS : Moi aussi je vous aime...
     
     
    February 26

    Big mac du matin... chagrin.

    Je me baladais sur l'avenue le coeur ouvert à l'inconnu, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui...
    Non pas n'importe qui, quand je marche seul comme ça, je suis dans mon monde. Et ce matin effectivement j'étais dans mon monde.
     
    Je sortais d'un soit disant partiel d'espagnol (QCM qui s'apparentait à un test de QI niveau écolier) et je m'apprêtais à regagner mon "chez moi" après avoir décidé de sécher mon cours de méthodologie appliquée sur le poème To a skylark. Je vous l'accorde mes lundis matins sont passionnants. Et pour parfaire le tableau, je dois ajouter que dans ma tête trottait le dernier tube de Diam's dans lequel une jeune chanteuse fait rimer vocalises avec mauvaises nouvelles "Mon mec se tape une autre meuf ouaissssssssssssssss".
     
    Bref, n'ayant rien d'autre à faire pour le coup, je flânais dans les rues de ma ville quand soudain (et c'est là que le billet va prendre toute son importance vous allez voir...) j'aperçus des jeunes gens attablés à 10h du matin sur les terrasses d'un restaurant américain vantant depuis des années les vertus du fils de Louis Chédid. J'avais entendu parler de ces nouveaux petits dejs à la mode, et n'étais pas plus étonné que ça. Sauf qu'en m'approchant plus prés, je vis que ces jeunes gens étaient en train de déguster un big mac à 10h du matin.
     
    Et là je m'insurge. Comment cela est-il possible? Déjà l'idée même d'avaler un sandwich au sortir du lit me parait inimaginable, deuxièmement, le fait de se diriger vers l'enseigne préférée de José Bové à une heure si précoce de la journée m'étonnera toujours et surtout, que Ronald ait l'idée de cuisiner des Big Mac à l'heure où les concurrents se livrent une bataille farouche à coup de croissants, pains au chocolat et autres jus d'orange me laisse pantois.
     
    C'est comme si le dimanche matin, on se ramenait dans la chambre avec un plat choucrouté
    "Chéri ne bouge pas je t'apporte le petit déjeuner au lit. Tu veux du taboulé avant peut-être?"
     
    Je pense que je ne vais pas pouvoir manger avant un petit moment de par cette rencontre matinale. Pour conjurer le sort, je me vois dans l'obligation de tremper des nuggets dans mon chocolat chaud.
    Bon appétit bien sûr...
     
    February 10

    Passage éclair

    Petit passage rapide pour faire patienter les lecteurs qui, j'espère, n'ont pas abandonné leur hôte (ça c'est moi).
     
    Normalement je serai de retour trés bientôt avec, j'espère, autant d'inspiration, et des billets à n'en plus finir.
    Je me mords les doigts de ne pas avoir été là pour ces dernières semaines riches en actualité, en films vus par mes yeux, et en anecdotes en tout genre. Mais enfin, je vais tenter un récapitulatif bref et succin.
     
    Pour ce qui est de notre actualité, j'ai le bonheur de vous annoncer que je peux désormais boire mon café à mon boulot sans avoir à fermer les yeux pour éviter la fumée assassine des autres buveurs. J'ai pris l'habitude de respirer également à plein poumons. Bref l'air revit j'en ai bien l'impression. En revanche, par conséquent, grosse épidémie de grippes pour tous ces fumeurs qui se retrouvent obligés d'aller fumer leur cigarette à l'extérieur.
     
    Donc, je suis pour l'instant épargné par la grippe, aviaire ou pas (et pour vous faire patienter, je vous relance le billet de l'an dernier... on fait comme on peut, à vous de cliquer ou pas, pour celà, direction archive d'octobre 2005...).
    Et puis les caricatures, là aussi, archives religion.
     
    Finalement on a déjà parlé de tout ici... Que de talent!!!
     
    Place maintenant à des critiques cinés comme on pourrait en trouver dans les meilleurs magazines spécialisés du moment, Télé Poche, Télé Z ou encore Voici.
     
    Ma liste des films visionnés, avec des arguments bétons pour vous pousser à y aller... ou pas...
     
    Rocky : Sympa mais sans scénario
     
    Pars Vite et Reviens Tard : Pars vite et ne reviens jamais
     
    Little Children : J'ai adoré, c'est mon chef d'oeuvre du moment!!!!!!!!!!!!!!!
     
    Bobby : Trés trés moyen...
     
    Molière : J'ai beaucoup aimé, bravo Fabrice Lucchini
     
    Jacquou le croquant : J'ai croqué à pleines dents, trés sympa...
     
    Blood Diamond : Trés intéressant, je vote pour.
     
    A la recherche du bonheur : Non j'ai pas aimé, on essaye de nous faire pleurer avec des phrases bateaux, non j'ai pas aimé, et j'ai pas toruvé mon bonheur...
     
    Voilà, voilà.
    A trés bientôt pour des choses un peu plus consistantes, en tout cas je le souhaite.
    Merci pour les commentaires malgré mon absence, ça me fait plaisir. Donc n'hésitez pas!!!!!
    Bye bye!!!
     
     
    February 02

    Mon voisin et moi

    Voilà j'ai mon chez moi.
    Mon nouveau chez moi.
    Mon appart.
    Mon ancien chez moi est devenu chez mes parents.
     
     
    Alors première impression, déménager, c'est chiant, même accompagné pour l'occasion d'un trio d'amis exceptionnels pleins de bonne volonté. C'est stressant. C'est fatigant. Et puis tout le monde repart quand la nuit tombe, et moi je me retrouve seul au milieu d'un silence inhabituel. JE VIS SEUL!!!!!!!!!!!!!!!!!
     
    Et puis, il y a toujours la bonne nouvelle altérée par la mauvaise. Le coup du lapin.
     
    "Monsieur, vos analyses sont parfaites. Par contre vous allez mourir renverser par un camion demain matin."
     
    Ben j'ai emménagé dans un superbe appart mais mon voisin est un con. Certes, celà promet sans doute des billets sanglants (et ce dés que j'aurai retrouvé l'usage du net, parce que là, je ne suis pas en direct de chez moi...) mais quand même...
     
    Alors pour résumer la situation, en gros, et sans exagération aucune de ma part, Monsieur est dérangé parce qu'un samedi matin je me suis levé à 11h. Et j'avoue 11h du matin c'est quand même super tôt...
    Bon, j'ai pas eu de chance sur ce coup là parce qu'avant, il venait de s'engueuler avec sa concubine, qui depuis ne l'ai plus beaucoup (lui est resté con tout simplement), et la jeune fille était partie "avec les bagues".
    Je suis toujours en train de chercher une signification à cette phrase.
    Car oui, au milieu d'une envolée de gros mots destinés à ma personne, j'ai eu droit à un étalage de vie privée, made in Mireille Dumas.
     
    "Ouais, tu vois, j'habite avec ma meuf, mais là elle s'est cassée avec les bagues, putain elle fait chier, regarde j'en tremble encore".
     
    Et depuis, le calme plat est revenu (pas elle) et je dois dire que je fais mon possible pour être un voisin idéal.
     
    Sinon....
     
    PASCAL OBISPO!!!!!!
     
    Non, ce n'est pas un nouveau toc, juste que j'ai assisté à sa dernière tournée, et qu'elle était tout simplement énorme. Je me suis régalé. Je vous laisse d'ailleurs quelques photos sur ce blog. Alors oui je sais il est super critiqué mais moi je me suis éclaté.
     
    J'ai été assez épaté par la prestation je dois dire. Surtout que, mesdames et messieurs, il était atteint d'une gastro apparemment carabinée, et que ma foi, on s'en ai pas du tout rendu compte (si ce ne sont les quelques cernes du début).
     
    Donc voilà, en résumé, je suis à la recherche d'un tueur à gages pour mon jeune voisin, et je suis en passe de devenir fan d'Obispo....
     
    Je crois que finalement, vivre seul ne me réussit pas/