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日志


8月25日

Critique Littéraire "Une fête en larmes" de Jean D'Ormesson

Et oui, voilà que je fais dans l'académie française.
Jean D'Ormesson, célèbre  par sa voix légendaire, sa préciosité raffinée, et pour ses livres que je n'avais encore jamais parcourus.
Voilà chose faite avec cet opus intitulé Une fête en larmes.
 
Ce qui est sûr, c'est que quand on lit du Jean D'Ormesson, faut s'accrocher.
Moi qui venais d'égrainer l'Equipe pour connaître les derniers résultats footbalistiques de la planète, j'ai été surpris. Mais pas dérouté.
Non. Je me suis armé de courage, de patience, et j'ai rassemblé mes plus grands souvenirs en tout genre, ma culture générale ramassée dans un coin de mon cerveau.
Et ben, c'est officiel, je suis bête. Je ne connaissais pas le quart des références de notre Jeannot (oui oui je suis devenu intime avec la personne).
Bon alors c'est sûr, il a quelques années de plus que moi, et il en a vécu des choses, mais quand même, ça porte un coup à mon égo. Moi qui croyais tout savoir sur tout (si je le croyais sincèrement!!! lol)
 
Mais parlons plutôt de ce livre.
Alors, de façon restrictive, ce livre retrace une interview (réelle ou pas, à nous d'imaginer) entre l'auteur et une jeune journaliste qui souhaite dissiper le brouillard qui entoure sa vie. Car notre Jean, il est pas du genre à se raconter, il est pudique.
Mais l'est-il vraiment au final ? N'est ce pas une énorme farce. Histoire de dire "regardez, je suis pudique, je fais un livre sur ma vie, et il ne parle qu'à peine de moi".
Oui d'accord, enfin, c'est quand même pas ma vie à moi qui est retracée.
 
Donc, on apprend l'enfance de Jean, comment il a vécu (ou pas d'ailleurs) la guerre, ses premiers amours, ses passions (Chateaubriand essentiellement, Venise etc...) et on apprend surtout je vous le disais, que Jean, il est super cultivé. Et là il se régale, des références à n'en plus finir.
C'est limite s'il nous cite pas des auteurs Tchètchènes, des films ivoiriens, des musiciens incas, et des peintures barbares.
 
Mais, contre toute attente, j'ai adoré. Il écrit bien, ça c'est sûr. Et même si on ne retient pas tout de ce qu'il nous apprend, on lit, on oublie, mais on a su. Et ça fait plaisir.
 
Et, au travers de toutes ces références, il y a pas mal de philosophie de vie. L'amour, la mort, la vie, la passion, le temps. J'avais l'impression  d'avoir retrouvé en un instant  mon petit vieux des Matelles (les initiés comprendront) qui me narrait ses dernières expériences et sa vision extrème de notre monde.
Le fatalisme de la vieillesse je dirai.
 
Pour terminer, je dirai que ce livre est quand même assez difficile, l'histoire se perd, revient se reperd au fil des anecdotes du monde entier. Mais c'est une joie pour l'esprit et pour sa culture personnelle.
Je pense pouvoir participer prochainement à Questions pour un Champion.
Julien Lepers j'arrive!!!!
 
PS : A ce sujet, le vieux des Matelles (oui encore) appellait ce cher présentateur, le curé, en référence aux derniers instants du jeu, quand il ouvre les bras pour laisser les candidats s'embrasser.
C'était juste pour l'anecdote...
5月31日

Ensemble c'est tout... Mais seul c'est pas plus mal... Quoique...

Mais qu'est ce qui a pris à Anna Gavalda ?
 
574 pages d'un coup??? Elle qui nous habituait à une écriture simple et diluée, mais toujours trés fine. La voilà partie dans une aventure extraordiaire à la Balzac.
Parce que oui, ce livre là "Ensemble c'est tout", c'est preque du Balzac (oui presque parce qu'il faut pas exagérer quand même, mon Honoré, c'est mon Honoré, irremplaçable le bougre).
 
Donc de quoi peut parler un si long roman intitulé, je le répète, "Ensemble c'est tout" ?
Et bien il parle de solitude, de trouvaille, de resolitude et de retrouvaille. Il parle de la société (oui oui du balzac je vous dis), de riches, de pauvres, de terre à terre, d'artistique, de vieillesse et de jeunesse. C'est un peu le livre de la vie.
 
L'histoire sans trop en dévoiler, c'est celle d'un jeune kéké parisien, cuisinier de son état, qui soulève autant de filles que de casseroles.
C'est aussi l'histoire d'une jeune fille paumée, qui dessine trés bien mais fait des ménages pour survivre dans son taudis sous chauffé.
C'est l'histoire d'un jeune aristocrate en pleine démocratie, fier de sa famille et de sa France, mais sans grand talent personnel.
Et puis enfin, l'histoire d'une vieille dame qui sent la vie la fuir, et qui refuse de perdre sa dernière once de dignité.
 
Tous ces gens vont se retrouver dans cette histoire et nous montrer qu'à deux, trois, quatre ou cinq c'est toujours plus facile que seul.
 
Alors grande question existentielle du moment... La solitude est-elle une tare ?
 
La question se pose dans cette société qui nous habitue, depuis trés jeune à vivre avec un gand fantasme, celui de l'amour.
Oui mesdemoiselles et messieurs, ce n'est pas sûr que le grand amour existe malgré ce que nous rapportent les films à l'eau de rose et nos dessins animés d'antan, à grands renforts de princes charmants et de princesses esseulées.
 
Déjà, personnellement, je ne suis pas blond (or le prince, trés souvent il est blond), je monte trés mal à cheval (et oui le mythe de La Guiche est en train de tomber), et à l'épée, je pense être équivalent à Jean Pierre Coffe en natation synchronisée c'est dire...
Donc moi pas prince et encore moins charmant. Pas crapaud non plus faut pas exagérer (surtout pas en photo apparement, merci Jennifer...).
Et me voilà donc déprimant, presque dépressif en croyant que jamais je ne pourrais vaincre des dragons sur mon beau destrier pour séduire la belle princesse prisonnière dans sa tour d'argent.
 
Sauf que quand j'y réfléchis bien, y a pas plus de belles princesses que de prince. Alors c'est quoi ces foutaises monsieur Walt Dysney? Déjà vous m'avez fait croire pendant longtemps que mon chien parlait et me comprenait, que les souris qui courraient dans mon garage vivaient dans les murs en préparant la robe de Cendrillon, que mes chats chantaient du jazz, bref que le monde était beau, rose et plein d'amour.
Peuhhhhhhhh merci du bobard!!!!!
 
Et moi depuis ce temps là, je cours, je cours, je cours, en tentant de rencontrer cette personne sans qui je ne pourrais me passer, celle qui d'un seul regard m'hypnotiserait, celle qui me ferait devenir prince.
Mais sans grand succés, il faut l'avouer.
 
Et voilà qu'Anna Gavalda s'y met à son tour. Et le pire c'est que c'est tellement beau comme histoire, tellement bien écrit qu'on y croit.
Oui Anna a raison. Vivons notre vie en la partageant avec les autres, des gens qui nous ressemblent, des gens que l'on aime.
Tentons de créer un climat d'entente cordiale, de l'amitié, de l'amour même si le coeur nous en dit.
 
Mais voilà, ma solitude moi, elle me plait. Et puis comme je le disais, je n'ai pas rencontré beaucoup de personnes qui me fassent envisager une excursion dans leur vie quotidienne pour le reste du temps (déjà tentée, déjà pitoyable).
Mais alors me direz-vous, que serais-tu sans les autres???
 
Oui, je l'avoue. J'ai aussi besoin des autres. Je ne suis pas un reclu, je ne suis pas un ermite. J'ai besoin de vous public (oulah Franck Dubosc sors de mon corps s'il te plait), j'ai besoin de mes amis, de ma famille etc... Je vous fais pas un dessin.
 
Alors quoi? Seul, pas seul ? Des fois on se dit que la vie est tellement compliquée (et en ce moment je vous promet que la reflexion est intense dans ma petite tête par rapport à l'an prochain, Master 1 de droit pénal en poche, je fais quoi aprés???), que l'on voudrait qu'un grand cratère s'ouvre sous nos pieds et nous engloutisse tous en une seconde. Finies les questions, finis les doutes...
 
Oui mais non, parce que moi, avec ma chance habituelle, je serai le seul survivant sur terre. Je me vois déjà à six pieds sous terre, tentant de gratter la terre, ou le sable, ou les galets pour revenir à la surface. Et réussir à revenir à la surface (oui pas prince charmant, pas destrier, mais vaillant). Et là autour de moi, plus personne. Le vide. Même pas un Mac do. L'enfer!!!!
Bon et moi je fais quoi dans ce nouveau monde, seul, sans personne.
Ben je me dis que j'ai été bien con, d'une part de survivre, et de deux de croire que j'aimais ma petite solitude.
 
Alors oui, c'est peut-être vrai, la seule chose qui puisse rendre une vie heureuse, c'est d'être ensemble, c'est tout.
 
4月22日

Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut

Amis de la lecture bonjour.
Qui ne s'est jamais demandé ce qu'il y avait aprés la mort ? Sujet aussi vieux que le monde, surtout depuis que notre chère Eve a goûté au fruit défendu (sans doute avait-elle entendu la chanson Vas-y Francky c'est bon, vas y Francky).
Bref, je m'égare, ce livre ne parle ni de fruit défendu ni d'Eve, ni de la Bible, à peine entame-t-il le thème mystique de la religion.
 
Mais alors de quoi parle-t-il ????
 
Un vieil homme, Eddie, responsable d'une fête foraine, décède dans un accident. Dés lors, il va faire ce voyage qui nous angoisse tous, plus ou moins, celui qui nous permet de passer de la vie à la mort.
Une surprise de taille va s'imposer à lui. De là où il est, il va rencontrer cinq personnes prédécédées et qui ont compté dans sa vie, de façon directe ou pas. Il en connaît certaines, il en découvre d'autres.
 
L'idée du livre est de prouver qu'une vie n'est jamais totalement inutile, et que sans le savoir, on est aimé, on compte dans la vie d'autres personnes. La rencontre de ces cinq personnes permet de s'endormir en paix, en ayant l'impression d'avoir effectué son travail sur la terre.
Loin de toutes considérations religieuses, ce livre est plutôt philosophique et nous permet de relativiser notre existence.
J'ai envie de citer ici une phrase du livre qui est la dernière, mais qui pourrait aussi bien être la première :
 
"Aucune vie ne se déroule en vase clos, elles se chevauchent toutes et le monde est tout plein d'histoires qui, au bout du conte, finissent par n'en former qu'une seule."
 
Alors la question qui se pose.... Qui aimerais-je revoir là-haut ? Parce que parmi ces cinq personnes qu'Eddie va revoir, il y en a la moitié qui sont inconnues.
C'est assez sympathique comme idée, si l'auteur (dont je n'ai pas encore cité une seule fois le nom, je suis vraiment un trés mauvais critique) Mitch Albom, Mitch Albom Mitch Albom, Mitch Albom, Mitch Albom.... (ben quoi je me rattrape) n'avait pas était américain, je me serais demandé s'il n'était pas obsédé par la trés grande émission culturelle de la première chaîne.
 
En effet, le ciel au final, c'est un énorme prime-time de "Y a que la vérité qui compte" mais avec beaucoup plus de moyens attention!!!!
 
Déjà, pas de rideau, mais des nuages, partout, et des couleurs. Avouez que ça en jette beaucoup plus. A la place de deux présentateurs ahuris par les projecteurs, un fil directeur qui se délie seul au fur et à mesure. Pas non plus de Sam qui nous guiderait gentiment vers le plateau. Là-haut, les éléments se déchainent pour nous faire changer d'atmosphère. Pas non plus de rappel exagéré de notre histoire que nous connaissons mieux que quiconque.
 
Moi qui allait faire une apologie de ce livre, je me rends compte que c'est finalement une ode à TF1!!!!!! On m'aurait menti?????
 
Bon ok, je me calme, ce livre est d'une originalité convaincante, qui nous laisse espérer que nous aussi, au jour de notre trépas, nous rencontrerons ces cinq personnes qui nous permettront de soulager notre conscience en nous disant que oui, nous avons servi à quelque chose ici bas.
 
Nous sommes peu de chose....
2月22日

Tarass Boulba ou la force Russe

Je dois avouer qu'avant de plonger dans cette lecture, le nom de Tarass Boulba ne m'était connu que parce que je l'avais entendu résonner quelques fois autour de moi. Mais à vrai dire, un peu comme quand on assiste à une discussion sans rien y comprendre, ce nom ne m'envoutait guère.
Il y a un an, j'avais la chance de partager la scène d'un thèâtre avec de vrais comédiens (contrairement à moi), dans une pièce "remix" si je puis dire, de quelques textes de Gogol, grand auteur Russe.
Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque je me rendis compte que Gogol est en fait l'auteur de Tarass Boulba...
Mais venons en à l'oeuvre.
 
L'histoire est trés simple, il s'agit de l'éternelle rivalité entre cosaques et polonais. Un vieux cosaque, Tarass Boulba, enseigne à ses fils l'art de la guerre (voir l'art de la haine) et se prend à rêver d'un grand combat initiatique. Ce grand combat arrive, et l'on s'attend à ce que le vieil homme comprenne alors l'absurdité de la guerre, et sa dangerosité, les siens tombant comme des mouches. Mais le personnage est plus sordide encore, et même l'amour de ses fils ne lui ferait pas renoncer à ce bonheur de se battre, et d'affirmer l'honneur des cosaques.
 
Pour la critique personnelle, je dirais que ce roman est assez différent de ce que je connaissais de Gogol, mais les personnages sont toujours aussi forts, toujours autant emplis de rêves et d'espoir. Et comme souvent dans Gogol, la fin n'est pas des plus heureuses. C'est une description que je pense assez fidèle de la condition de vie de l'époque, et des réalités qui entouraient l'homme.
Je dois ajouter, que j'ai réussi à être plonger dans l'action malgré des combats assez bordéliques, il faut le dire, et j'ai découvert une façon d'entrer dans ces passages...
Attention, je dévoile mon secret du moment....
 
Et bien voilà, lorsque les passages devenaient trop compliqués parce que trop détaillés entre des personnages aux noms imprononçables et un champs de bataille semblable à un jeu de billard, lorsque les boules vont dans tous les côtés et qu'on ne comprends pas pourquoi celles qui rentrent dans les trous ne sont jamais les bonnes, et bien à ce moment là, je me suis mis à lire à haute voix. Un peu comme si je me racontais cette histoire à moi-même, et, oh miracle, j'ai marché.
 
Donc je conseille vivement ce livre qui au delà de son histoire fait quand même parti des grands livres de notre humanité.
Bonne lecture... Je crois que le prochain livre est un chef d'oeuvre.... A trés prochainement...
11月27日

Petite chronique littéraire "Hygiène de l'assassin" de Amélie Nothomb

Et voilà, c'est fait, je viens de lire mon premier Amélie Nothomb.
 Peut -être aurai je du faire un voeu...  Celui d'avoir l'occasion d'en lire plein d'autres, parce que oui ça m'a plu.
Bon avant tout, je tiens à remercier publiquement ma trés sympathique amie Emy de Toulouse, qui a eu cette bonne idée de m'offrir ce livre. Elle a eu pitié de moi. Je n'avais jamais goûté la douce écriture d'Amélie. Voilà donc chose faite.
 
Titre:          Hygiène de l'assassin
 
 
Avec un titre comme ça, on partait pas pour se fendre la poire (confer le blog précédent pour ceux qui suivent). Et pourtant, c'est assez léger comme livre. Enfin léger, j'ai pas pesé le bouquin, mais léger au niveau écriture. Comme on dit, ça se lit vite.  Premier opus de l'auteur, et premier livre lu d'elle par moi (décidemment Emilie a bien fait les choses). C'est l'histoire d'un vieil écrivain en passe de décéder, et qui accorde pour le coup quatre interviews à des journalistes. Chacun d'entre un va se heurter à cette légende vivante peu commode et y laisser pas mal de dignité. Tous, sauf la dernière personne.
Uniquement écrit sous forme de dialogues, l'histoire prend peu à peu forme.
 
 
Au départ je me suis demandé où ça allait m'emmener quand soudain, page 103 (lol je fais le vrai critique littéraire télévisuel, j'adore...) l'histoire transparait. Jusque là c'était bien, à partir de là c'est trés bien.
Je ne peux en raconter d'avantage sans trahir l'intrigue. Juste quelques lignes pour peut-être donner envie. En tout cas je conseille...
 
 
"J'aurais pu me marier quand même, ne serait-ce que pour le plaisir d'emmerder ma femme. Et bien non, car c'est là que ma gentillesse intervient: je ne me marierai pas pour épargner cette malheureuse".
 
 
"Les femmes sont des victimes particulièrement pernicieuses puisqu'elles sont avant tout victimes d'elles mêmes, des autres femmes. Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez vous sur les sentiments que nourissent les femmes envers les autres femmes."
 
Je précise que le vieil écrivain est trés misogyne pour ceux qui ne l'auraient pas deviné.
 
 
BONNE LECTURE
LIVRE CONSEILLE PAR LA GUICHE