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日志


8月31日

Madrid

Me voici de retour de la capitale ibérique.
Enfin presque. D'une part j'y suis encore un peu, et d'un autre, je n'en reviens pas à l'instant même. Il m'a fallu quelques temps pour me remettre les idées en place.
Savoir si j'avais adoré être en vacances. Si j'avais adoré être à Madrid. Ou si j'avais adoré être en vacances à Madrid.
 
Diagnostic : J'AI ADORE LES TROIS!!!!!
 
Tant est si bien que je ne trouve pas les mots pour expliquer.
Heureusement pour nous, Madrid est photogénique. Trop. Des centaines de déclics ont été inévitables, des milliers de cadrages ont été obligatoires, des millions de poses ont été exigées.
 
Madrid est un ravissement.
Bon, il est vrai, sa situation géographique en plein coeur d'un pays que j'affectionne particulièrement a trés certainement fait pencher mon jugement du côté positif. Limite vers l'émerveillement.
Son soleil flambant a sans aucun doute permis à mes sens d'être au top de leur forme et de leur ravissement.
Ses ruelles colorées ont evidemment égayé mes journées.
 
Mais il y avait aussi tout le reste. L'ambiance, les places, les jardins, les plaques de rue, les lampadaires, le palais royal, le Prado, les tapas, la sangria, le tinto de verano, la musique flamenco, les patatas bravas, les fous rires inarrétables, les situations loufoques, les horaires décalés et une camarade inoubliable.
 
Journée type:
 
14h : Réveil plus ou moins facile (tout dépend de l'arrivée fortuite ou pas des femmes de ménage au petit matin)
15h59 : Départ de l'hôtel (et c'est pas forcément moi qui trainait sous la douche...)
16h01 : Starbuck made in Madrid
16h03 : Ballade
17h : Déjeuner (ben oui on a faim)
18h : Ballade
21h : Retour à l'hôtel
21h30 : Choix d'un resto
21h59 : Départ de l'hôtel
22h34 : Diner
22h44 : Sangria, tapas, jambon, flamenco...
????? : Retour à l'hôtel
 
Les visites inévitables :
 
Le palais Royal
Les jardins du Retiro
Les quartiers en marchant
Le bar Cañi
Madrid tout simplement...
 
Madrid m'a séduit. J'en suis tombé amoureux, alors forcément, je suis en sevrage.
Pour l'heure je vous laisse quelques photos, tentant par tous les moyens de faire venir cette ville au seuil de ma porte (c'est pas gagné hein...).
Pour le reste, je vous souhaite une rentrée bien remplie et tout en joie.
Au prochain voyage...
 
 
 
 
 
 
5月2日

Las Vegas

Ultime étape de mon périple californien, Las Vegas...
Capitale du jeu et de la débâcle, le ton était donné bien avant mon arrivée.
 
Encore une ville qui s'avérait être trés différente de ce que j'avais pu découvrir à San francisco ou Los Angeles.
Une ville... Le mot est grand. Plutôt un immense mirage faisant croire à une véritable ville.
Une ville de casinos, d'hôtels... et c'est à peu prés tout.
 
Alors bien evidemment, c'est quand même un haut lieu de l'Amérique, et ne pas y aller aurait été une erreur fondamentale, tant pour le symbôle que pour l'architecture extraordinaire qui se dresse devant nous.
Mais Las Vegas plus de trois jours, c'est un enfer à vivre. Il faut bien avouer que mis à part le Strip (pas le strip tease hein, je parle bien de l'avenue principale de cette immense ville) de jour, puis de nuit (pas le même jour de préférence), il n'y a pas grand chose à voir.
Ce sont les hôtels que nous visitons à Las Vegas, et le jeu en vaut la chandelle. Chaque hôtel a son propre casino, sa propre voiture à gagner, son propre restaur... non pardon, sa propre bouffe à destination des obsédés de la molette (je parle des machines à sous), et sa propre galerie marchande qu'il ne faut rater sous aucun prétexte. Recréer Venise ou les rues de Paris en intérieur, il n'y a qu'à Las Vegas que l'on peut voir ça...
 
Et puis si vous avez la voiture, alors offrez-vous les grands espaces, Grand Canyon en priorité.
Et pour le coup, le voyage à Las Vegas prend toute son ampleur... Je vous laisse les photos pour juger objectivement de la grandeur du truc...
 
Et puis il y a les bizarreries américaines, les incompréhensions touristiques peut-être, qui m'ont laissé un peu brin amer.
Emmener ses enfants à Las Vegas, en proie à des visions sympathiques de jeunes filles (ou moins jeunes d'ailleurs) dénudées, affichées sur tous les bons camions de la ville, et annonçant que la fille sur la photo peut être dans la chambre du père dans moins d'un quart d'heure.
Ajoutons à celà la distribution gratuite et intempestive de petit dépliant proposant moultes autres femmes dénudées proposant à leur tour leurs services aux pères de famille poussant la poussette en compagnie de leur compagne.
 
Et puis il y a le monde du jeu... Déroutant...
Beaucoup de personnes âgées, ou ridées tellement elles ont plissé les yeux devant les machines à sous. La carte de crédit trés étroitement serrée autour du coup, le comptoir de la machine entouré d'hamburgers et de verres de soda alcoolisés. Peu de vie dans leurs yeux, juste cet espoir quelque peu effrayant et glauque de voir s'aligner trois 7, trois diamants afin de repartir avec le pactole annoncé, et voir sa photo sur la devanture de l'hôtel...
 
Bref, Las Vegas quoi...
 
Je vous laisse avec ces quelques souvenirs de voyage, et reviens trés bientôt avec de vrais billets, plein d'ironie et de cynisme, comme d'hab quoi...
4月20日

Los Angeles...

Deuxième étape de ce maintenant célèbre périple californien, Los Angeles.
Soit disant la cité des anges...
 
Aprés une première semaine de folie à San Francisco, nous étions remontés à bloc pour vivre encore plus d'aventures et découvrir encore plus de décors surréalistes et enchanteurs.
Los Angeles fut une surprise.
 
Loin de la simplicité de Cisco, Los Angeles s'est dévoilé dans un périmètre inaccessible pour nos pauvres petits pieds, déjà bien entamés, mais gonflés à bloc.
Découvrir Los Angeles à pied est un défi inexploitable pour de pauvres petits touristes devant remplir chaque seconde de leur séjour.
 
Si je devais définir la ville en quelques mots, je dirai Cinéma, Plages et Mexique.
 
Cinéma:
 
Que serait Los Angeles sans Hollywood, sans le Walk of fame, ces étoiles gravées dans le béton, ces empreintes laissées par les légendes du cinéma ?
Personnellement, Hollywood Boulevard m'a déçu. Je m'attendais à quelque chose proche de la croisette en plein festival de Cannes, une espèce d'avenue brillante.
En guise d'avenue brillante, j'ai découvert un espace touristique et commercial axé sur le cinéma. Des petits commerces sans prétention, et sans grand chose d'ailleurs, des pauvres gens qui tentent de vivre de la célébrité de ceux qui ont mieux réussis dans la vie.
Ici on peut se prendre en photo avec Jack Sparrow, là on peut photographier spiderman en plein exploit... si on a la gentillesse de leur laisser un petit dollar.
 
Et puis il y a les boutiques un poil plus glauques, axées sur un autre genre de cinéma qui fait apparemment recette également.
 
Et puis, il y a ces gens qui se ruent sur les étoiles, qui les touchent, qui les regardent, qui les photographient, comme si ces étoiles en béton étaient un bout de leurs acteurs préférés. Bien evidemment, je n'ai pas échappé à cette fièvre et me suis senti obligé d'en prendre une en photo...
Sans parler de ces empreintes de pieds et de mains, jetant littéralement les gens au sol afin de comparer de façon fine la longueur de leurs doigts avec ceux de John Travolta, au cas où le succés se situent au bout des doigts.
 
Heureusement, il y a le vrai cinéma, tout autant commercial et touristique, mais beaucoup moins glauque.
Les studios!!!
 
Universal et Warner en tête. Deux voyages au coeur de la magie du cinéma, avec les décors, les costumes, les attractions.
Un poit d'honneur à la cafétéria de Friends, gardée intacte pour mon grand plaisir.
 
Les plages:
 
Que serait Los Angeles sans Malibu, Santa Monica et Venice ?
Sans doute l'attrait majeur de la ville, ses plages immenses, son sable fin, et son soleil cuisant, même en plein mois de mars.
Des kilomètres de sables où se regroupent joggeurs, skateboardeurs, rollermen, cyclistes et promeneurs occasionnels.
Le pacifique à l'état pur...
Un régal pour les yeux et pour l'âme alors que pendant ce temps là il neigeait à Chicago... Drôle de pays.
 
Les Mexicains:
 
Que serait Los Angeles sans ceux qui ont créé la ville, les Mexicains. Car s'il y a bien une ville fondée par un Mexicain, c'est bien Los Angeles. Du coup, on s'y croirait au Mexique.
Une sorte de grand ghetto où l'espagnol est la langue officielle et l'anglais une sorte de lien avec le reste du pays.
El pueblo, LE quartier mexicain par excellence est à découvrir.
Bizarrement collé à Chinatown, le melting pot américain prend ici toute sa signification.
 
Et comme dans toutes les villes outre Atlantique, ces mendiants qui côtoient les plus grands immeubles chics de la ville.
Un partage des richesses encore problématique.
 
Bref, mis à part les quartiers de Beverly Hills, Los Angeles n'a pas tellement d'attrait en dehors de son légendaire cinéma et de ses plages interminables...
 
Prochaine et dernière étape, la ville du jeu...
 
4月14日

San Francisco s'embrume...

"Si vous allez à San francisco... Vous y verrez, une ville que j'aime bien..."
 
Première étape de mon périple Californien, San Francisco s'est découverte devant mes yeux ébahis, promettant un voyage plein de rêves et de magie.
Difficile de parler d'une ville dans laquelle je n'ai passé que cinq jours de ma vie, mais que j'ai pourtant l'impression de bien connaître et d'avoir appréhender, du moins en surface.
 
J'en connaissais la réputation à travers les célèbres "Chroniques de San francisco" que j'avais dévorées un mois avant mon départ, et cette réputation s'est révélée méritée.
San Francisco est une ville merveilleuse. D'une part grâce à sa superficie éloignée des énormes villes américaines, enfer du touriste bipède obligé de visiter le métro urbain peuplé de créatures plus ou moins splendides (confer Los Angeles dans quelques semaines), et de s'octroyer un massage de la voute plantaire tous les soirs, San Francisco peut se visiter à pied!!!
 
Ensuite, bien evidemment, les décors offerts par cette ville sont géniaux et dépaysants à 300 pour cent. Les fameuses rues pentues, le fameux Golden Gate, le Cable Car, les plaques d'égout fumantes, bref une part de cette Amérique que l'on rencontre dans les films.
 
Tout n'était pourtant pas gagné dans ce pays où tout est automatisé, nous renvoyant sans cesse à des machines sans autre explication quand ces dernières sont en panne, ou en dérèglement psychique.
Dés la descente de l'avion, nous nous sommes retrouvés à négocier avec un distributeur de métro pour comprendre quelle ligne quel arrêt et quel prix il fallait payer pour arriver à bon port, c'est à dire à notre hôtel.
 
Aprés maintes concessions, nous avons accepté de monter dans la rame qui arrivait et nous sommes retrouvés dans la ville, entourés par de vrais buildings immenses, des tramways de toutes les couleurs et un plan à appréhender en vitesse pour trouver le Grant Plaza.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque à force de pas hésitants, mes yeux se sont levés face à l'entrée majestueuse de Chinatown. Mon hôtel dans Chinatown? Non, ça ne pouvait pas être. Et pourtant ce fut...
 
Au final, une belle expérience, et pas tellement de sushis, de nems et de ninjas à ma fenêtre, bien heureusement, j'avais choisis San francisco, pas Tokyo.
 
Le décalage horaire aidant, nous avions gagné une journée dans ce voyage, nous permettant ainsi d'arpenter nos premières rues, et de découvrir nos premières bonnes impressions sur la ville, le port, le Fisherman's warf, et autres rues colorées.
 
La deuxième journée est sans doute la plus magique, et la plus merveilleuse. Aprés un Starbuck et une location de vélo, nous avons pédalé dans la baie de San francisco jusqu'au Golden Gate que nous avons traversé, apercevant ainsi une vue imprenable de la ville, et ce jusqu'à ce magnifique village qu'est Sausalito où un ferry nous attendait pour nous ramener en temps et en heure.
 
Comment passer à San francisco sans se rendre dans les fameux quartiers de Castro et de Haight Hashburry, essayer d'apercevoir la maison bleu accrochée à la colline...
Comment ne pas se hisser au plus haut point des Russian Hills, en cable car, et s'émerveiller devant le paysage extraordinaire?
 
Bref, San Francisco est magique.
 
Magique mais américaine, et comme toutes les villes américaines en proie à une population diverse et multiple.
Ce qui en fait la force peut aussi en faire la faiblesse. Rencontrer des gens aux cultures multiples, aux allures diverses et aux habitudes variées est un plaisir, une richesse que l'on peut exploiter à San francisco.
Mais ces différences sont beaucoup moins amusantes lorsque les quartiers riches sont adossés aux biddonvilles et aux quartiers beaucoup moins chanceux dans la vie. Pour le coup, la distribution des richesses prend un aspect concret.
Et puis ce patriotisme à toute épreuve, des drapeaux américains jusque sur le cadis de ce SDF qui fouille dans une poubelle afin d'avaler les restes d'un gobelet de café peut aussi géner parfois.
 
 
Pour le reste, San Francisco reste mon meilleur souvenir de périple californien et la vision du Golden Gate dans la brume me manquait dés le premier mile parcouru, laissant la ville derrière moi.
 
Prochaine étape Los Angeles...
 
 
Les points forts :
 
*San Francisco tout simplement
* La ballade en vélo sur le Golde Gate
*Le centre commercial de Macy's
*La gentillesse du personnel du Grant plaza
 
Les points faibles :
 
*Une ville un peu morne la nuit tombée
*Un brouillard étonnant, mais que serait San francisco sans son brouillard légendaire...
*Une ville familiale et posée dans laquelle il fait bon vivre si on est marié avec des enfants et un chien que l'on promènerait le dimanche à la campagne avec le Pick up familial...
 
L'anecdote personnelle :
 
Point culminant de mes rencontres extraordinaires, je me suis retrouvé en plein San francisco avec un SDF trés avenant qui voulait négocier la vente de quelques kilos d'herbe, kilos qu'il m'a gentiment montré sous le manteau, et qu'il insisté pour me faire tester...
 
 
6月3日

Tribulations espagnoles

Trois jours de repos inattendus, trois jours de voyage improvisé direction Valencia, l'Espagne et le soleil...
 
Mais avant d'arriver dans la troisième ville d'Espagne, il faut rouler, rouler et rouler... Un bus pour tout décor, une nuit pour tout paysage, et mon corps qui se dandine dans tous les sens pour tenter de trouver LA position qui me permettra de fermer les yeux pendant deux minutes, faisant croire au reste de mes sens que j'ai passé une bonne nuit.
Cette position étant inexistante, j'observe autour de moi. Un bus plein à craquer, c'est une aubaine pour moi, le croqueur de caractères...
 
Bon finalement, pas grand chose à dire, un couple de vieux qui ronflent à s'en éclater les poumons, une fille en totale autarcie avec son nouveau IPOD, et un gars pas trés loin d'elle qui lorgne sur son décolleté dés qu'elle pique du nez...
 
Et puis Valencia se découvre, et à travers elle, l'Espagne dans toute sa splendeur. C'est assez bizarre d'ailleurs, à peine avais-je ouvert les yeux que déjà je savais que j'étais en Espagne. Les grands trottoirs pavés, les immeubles, les façades, les enseignes, les figures, et même les chiens.
Oui les chiens... J'ai ouvert les yeux, et j'ai vu cette petite vieille (je sais pas ce que j'ai avec les yeux dans ce post) qui promenait son chien (ou peut-être était-ce le chien qui promenait la dame) et j'ai su à cet instant précis que j'étais en Espagne...
Oui le chien...
 
Et moi, en Espagne je suis plutôt heureux, je suis plutôt dans mon monde, je suis plutôt excité. Alors si en plus je prends pendant trois jours mes petits dejs sur des terrasses en plein soleil avec des churros et du chocolat (attention pas du chocolat au lait, juste du chocolat liquide.... hummmmmmm), mes repas dans un resto sympa et mes diners avec tapas y sangria, je suis aux anges. Et si par malheur vous me trouvez une petite taverne flamenco avec une chanteuse qui me fait le plaisir d'interpréter La Bohème version flamenco... Je jouis...
 
Sinon, la vie espagnole, ben c'est pas la vie française. Les gens sourient (et oui!!!) les gens sont heureux (et oui... ), les gens ne s'enferment pas chez eux et mangent tous les jours dehors sur les terrasses (et oui et oui et oui...)
Et en rentrant, en ayant fait semblant de dormir tout le trajet en bus, je savais à quel moment la frontière était passée...
Juste en regardant la mine enjouée des serveuses autoroutières...
 
Bref, me revoilà la mine toute bronzée et la verve un peu entamée par le manque de cynisme espagnol. Je tiens à vous dire que si j'avais créer ce blog en Espagne, ce serait un blog à l'eau de rose trés inintéressant, si tant est qu'il le soit en France...
 
 
A trés bientôt, je vais essayer de redevenir cynique, ce qui finalement est trés facile aprés un jour de boulot!!!
4月24日

Andalousie

Andalousie, je me souviens les prairies bordées de cactus... Mon pays mes origines...

C'est bizarre comme impression, j'y suis pas né j'y ai jamais vécu, je n'ai qu'un peu de mon sang qui est andalous et pourtant, pourtant, je ne suis pas tout à fait moi sans ces dunes de sable, sans ce soleil de plomb et sans ces chants envoutants.

L'Andalousie, c'est un carrefour de culture on ne sait pas vraiment si l'on est espagnol arabo-andalou, gitan.... On est soi même peu importe. Là bas, sous le soleil, les guitares accompagnent les cris des arènes.

La musique flamenco!!!!! Voici une de mes passions. Je m'y met doucement et je connais pas grand chose, mais j'ai des amies qui m'aident dans ce chemin. Ce qui me plait, ce sont les voix profondes qui paraissent sortir de je ne sais où, et qui emportent avec elle tous ces paysages andalous. Bref vous l'aurez compris c un pays magnifique dont je ne peux me passer.

Je vous laisse quelques photos...