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10月28日 Changement d'adresse!!!!!!!!!!!!!!J'ai la joie et l'honneur de vous transmettre la toute nouvelle adresse de mon nouveau blog qui sera mis en service d'ici quelques jours ou quelques semaines, le temps de rassembler mes idées, ce que je veux en faire, et d'attendre éventuellement vos propositions sur ce que vous aimeriez retrouver, et ce dont vous vous passerez bien. Un an après, je suis vraiment anxieux de retrouver la toile, et j'espère, une majorité d'entre vous, qui m'ont supporté pendant ces quelques articles. A très vite sur http://laboitedeguillermo.over-blog.com/ J'ai hâte!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! NouveautéBientôt un tout nouveau blog, à une toute nouvelle adresse... Bloguesquement.... 10月5日 FinalMes chers amis...
J'ai beaucoup réfléchi avant de prendre cette décision, j'ai apellé un ami, pris le 50 50, je n'ai pas demandé, il est vrai, l'avis du public.
J'ai lu mon horoscope, envoyé un mail à Elisabeth Teissier (qui ne m'a toujours pas répondu), j'ai tiré mes cartes (n'ayant que des cartes routières ce fut un brin compliqué), j'ai lu dans mon marc de café, détripé un poulet pour voir dans ses entrailles, bref, usé de toute la magie noire possible et imaginable...
Une seule idée m'est apparue.
Aprés plus de trois ans de bons et loyaux services, j'ai décidé de fermer ce blog.
Bon, pas fermer dans le sens strict du terme, pas de rabais, pas de solde ni de liquidation totale.
Il reste ouvert pour les nostalgiques qui voudront lire et relire les bêtises que j'ai laissées ça et là, pour les assoiffés de ma prose, pour les fans invétérés.
Mais je ne viendrai plus laisser mes pensées dériver au gré de mon clavier, je ne viendrai plus critiquer qui que ce soit, j'arrête de me plaindre, de dire que la vie est belle, que Vincent Delerm doit arrêter de chanter etc...
Je pars vers d'autres horizons.
Je reviendrai sur le net, trés certainement, mais pas à cette adresse, et pas immédiatement. Ailleurs, avec d'autres objectifs.
En y réfléchissant, ce blog a été pour moi essentiel ces dernières années. Il m'a permis de rencontrer des gens de tout horizon, extraordinaires, sympathiques, et plein de goût (puisqu'ils venaient ici régulièrement).
Il m'a permis de livrer mes états d'âmes pendant mes années facs post rupture.
Il m'a permis de me découvrir, d'apprendre à me connaître un peu plus.
Il m'a permis de me faire découvrir aussi parfois.
Merci à tous ceux et celles qui pendant ces années m'ont gratifiés d'un mot gentil à l'égard de cet espace, à ceux qui timidement m'ont avoué au bout de trois ans qu'ils venaient ici régulièrement (sans que je ne m'en doute), à ceux qui m'envoyaient des mails précieux d'encouragement, à ceux qui au détour d'une soirée, d'un voyage, d'une dispute laissaient transparaître leur favoris bloguesque.
Merci du fond du coeur pour tous les compliments auxquels j'ai eu droit au cours de ces articles, ils ont toujours été un moteur pour la suite, une envie de continuer, l'idée que je ne faisais pas ça que pour moi. Je ne sais pas recevoir les compliments, mais je sais les apprécier à leur juste valeur.
A trés bientôt, quelque part sur la toile, pour d'autres aventures aussi intimes, passionées et plaisantes.
Et vraiment merci de votre fidélité!!!!!!!!!!!!!!
9月22日 J'ai testé pour vous mon premier plateau télé...On se calme, Michel Denisot n'a pas encore eu vent de mes nombreux talents, Laurent Ruquier n'est pas au courant de ma naissance, Michel Drucker n'est jamais venu sur ce blog et David Pujadas ne m'a pas encore accepté comme ami sur facebook...
Ce n'est donc pas par une porte immense que j'ai fait mes premiers pas télévisuels, mais bien via une sympathique télé locale Montpelliéraine qui nécessitait un témoignage de dernière minute sur ces étudiants qui avaient en parallèle un job étudiant.
Qui a dit que je n'étais pas (plus, peu que sais-je) étudiant ????
J'ai une carte violette qui atteste de ce statut pour l'année 2007-2008, or cette période se termine précisément le 31 décembre 2008!!!
Et vu qu'il fallait témoigner en moins de 24h, j'ai accepté ce défi, digne de Kieffer Sutherland (j'avais le choix avec lui ou Darty, mais j'ai peur qu'on me taxe de Sarkozysme aigüe... aprés Carla voilà que je dois boycotter Darty, j'espère qu'il ne fera pas venir Cabrel pour chanter à l'Elysée).
Bref, j'ai accepté l'invitation avec empressement pour découvrir cet univers merveilleux du plateau télé.
Rapide tour du propriétaire, la régie, la rédac, le coin maquillage, et le plateau.
Au préalable, j'avais passé quelques heures au téléphone afin de répondre précisément aux questions qui allaient m'être posées lors du direct différé (un nouveau concept original, on est pas en direct mais on fait comme si...).
Au début, j'ai cru que c'était pour m'entrer dans le fichier EDVIGE.
Déjà, rien que pour le nom, j'étais pas super fier d'entré dans ce fichier là, mais bon, les choses devant suivre leur cours, j'ai accepté.
Nom : Guillermo
Prénom : Guillermo aussi
Orientation sexuelle : Pourtour méditerranéen
Fichier médical : Peu dense, même pas une appendicite à se mettre sous la dent, je ne perds pas espoir...
Autres : Scorpion ascendant sagittaire...
Une fois passé la questionnette, on me montre le coin maquillage.
J'y vais, comme si j'en avais l'habitude, d'un pas leste.
Je m'assois face au miroir que je regarde distraitement lorsqu'une espèce d'animal à poil me caresse le visage. Si j'avais gardé les yeux ouverts, j'aurai vu dans quelle boue il était allé se vautrer juste avant, mais comme je suis obligé de les laisser fermés, je ne sais pas.
C'est à ce moment précis qu'on me demande l'air de rien de répondre à quelques questions, histoire de terminer le dossier.
Et là, je suis obligé d'ouvrir la bouche pour répondre, ce qui permet à l'animal de répandre sa poudre sur le pourtour de mes papilles gustatives peu adaptées à ce goût ocre.
Je me souviens de ma dentiste préférée qui me pose tout le temps plein de questions quand elle me soigne, que deux tuyaux m'aspirent la langue, et que son poing est presque entier dans ma machoire.
"Alors les States c'était comment?
-PFgtrjkfloijelklhdhlhh
-Ah oui???????? Vous avez du vous régaler!!!!
-Jjdliemfmofmvjjkzejkbjv
-Je vous envie, vous avez visité quoi?
-cbnredigkfilxncjbjkhke
-Oh arrétez vous me faites râler..."
Bref, une fois maquillé, je fonce dans les chiottes pour voir le résultat (peut-être ont-ils cru que le stress me faisait vomir mes tripes...). Une fois devant le miroir je suis déçu. Pas de quoi fouetter un chat. Ils m'ont pas tellement ravalé la façade, j'ai toujours la même gueule, tant pis...
Je me dirige nonchalement vers le plateau où une expérience toute nouvelle vient d'être initiée. Faire une émission de télé dans les conditions extrèmes de la Sibérie du Nord. Moi et ma petite chemise avons l'air bien fins!!!
Et puis tout s'enchaîne, l'animatrice met son oreillette, et là, c'est le drame.
Vous avez déjà essayé d'avoir une conversation avec quelqu'un qui a une oreillette et qui vous regarde sans arrêt dans les yeux comme si toutes les phrases vous étiez destinées???
"C'est bon, vous êtes bien installé ? Pas de stress ?
-Non, non tout va bien, merci
-Putain tu fais chier, je t'ai dit de me prévenir
-Pardon?
-Vos voulez un verre d'eau ?
-Je veux bien
-Tu peux me dire ce que je fous?
-Pardon?
-J'enlève mon collier ?
-...
-Oui ça frotte le micro je sais, j'enlève"
Bref, un enfer de communication...
Jingle!!!!!
"Guillaume bonsoir
-Bonsoir (avec un beau sourire comme à la télé)"
Et puis un quart d'heure d'émission, et puis c'est déjà fini, j'ai terminé mon verre d'eau qui est sorti à la vitesse grand V par mes mains toutes moites pour le coup.
On se lève on s'en va. On nous remercie, on nous dit qu'on nous enverra un dvd.
Et puis on nous propose des lingettes pour se démaquiller. Moi je fais le fier, non merci pas besoin, on m'a pas beaucoup maquillé. Mais comme tout le monde s'exécute, j'en prends une, et le simple fait de la tapoter sur mon front la noircit totalement.
J'en prends alors une dizaine avant de partir, fier comme un prince d'avoir vécu ma première (et peut-être dernière télé)!!!!!!!!
Dans quelques jours, je me marie avec Coluche, restez connectés!!!!!!
9月6日 Ma rentrée (ou pas)Voilà, on y est, j'ai décuvé de Madrid. Non pas que mes papilles gustatives étaient inondées de sangria et autre tinto de verano (quoique), ni que mon estomac était squatté par un système parallèle qui l'empêchait de digérer autre chose que du jambon serrano et autres tapas (quoique), ni que mon foi était devenu hostile à tout élément non estampillé "Patrie d'Almodovar" (quoique), mais plutôt que mes yeux recherchaient sans cesse une rue colorée (par autre chose que la pisse alcoolisée montpelliéraine, même si ce n'est pas, je vous l'accorde, l'intérêt majeur de ma ville), mon nez chassait sans arrêt le moindre fumet ibérique (autre que le chien de mon voisin baptisé Antonio) et mes oreilles espéraient sans trêve une chanson espagnole (autre que Porque te vas, c'est quand même fou ce réflexe français de croire qu'on est des champions en variété espagnole parce qu'on connait par coeur Porque te vas, et Un dos tres -immanquablement suivi par les mots qui n'en sont pas "oum papilo pakanté Maria"- tous les français sont bilingues espagnols c'est bien connu...).
Bref, à trop vouloir entendre, mes oreilles ont entendu cette phrase qui revient chaque année, à la même période, quel que soit notre âge.
Décembre a son joyeux noël, janvier sa bonne année, juin "tu pars où cet été ?" (parce que si tu pars pas t'es vraiment ringard) et septembre son "tu fais quoi cette année?".
Alors voilà, j'ai entendu approximativement un milliard de fois cette question durant les dernières 48 heures (à moins qu'il ne s'agissait de minutes???).
Je fais quoi cette année????
Déjà, certaines hypothèses m'ont été généreusement ôtées par certaines personnes, comme par exemple libérer Ingrid Bétancourt. Je me suis donc rabattu sur quelques bribes d'idées qu'il me restait dans un coin de ma tête (c'est là que je me rends compte que je n'écris pas toujours comme je parle, j'avais une envie irrésistible de remplacer "dans un coin de ma tête" par "au fond de mon cul à droite, mais la poésie m'a rattrapé).
Je voulais m'acheter une propriété en Corse, mais apparemment, de temps à autres, des sittings ont lieu dans les jardins privés, à croire que la Corse est une iiiiiiiiiiiimmense fac de lettres (okayyyy non pardon, j'étais obligé).
Je voulais envoyer un mail à Bernard (Tapie) pour lui emprun.... pardon pour lui prêter des sous, mais apparemment plus besoin, donc je vais lui demander si, vu que j'avais l'intention d'être généreux vis à vis de lui, il ne voudrait pas me renvoyer l'ascenceur. Mais bon, je crois avoir cru comprendre que les impôts allaient malheureusement rien lui laisser, alors qu'on devrait pas s'enflammer à son sujet...
Donc n'éludons pas plus la question, je fais quoi cette année ???
J'ai regardé mon agenda, je suis au Maroc début octobre, je vais voir Francis le 7 novembre, j'ai prévu un déplacement en Espagne entre mars-avril-mai (tout dépendra de la date d'accouchement de Rachida Dati... non je déconne je tiens ici à préciser que je ne suis pas le père).
Petite parenthèse, j'adore les "people" (nouveau terme tréééééééééés à la mode) genre Arthur qui s'empresse de nier une information à laquelle personne n'avait songé, non il n'est pas le père du futur enfant de Rachida Dati. Merci Arthur pour cette humilité. Moi je tiens également à préciser que je ne couche pas avec Scarlett Johnson, ni avec Pierre Palmade ni même avec Jeanne Moreau (pourtant elle voulait). Fin de la parenthèse.
Je prévois un petit déplacement cet été mais rien n'est encore défini.
A caser entre tout ça des rendez-vous dentistiques, mettre de l'essence, acheter mes cadeaux de Noël, passer l'aspirateur, lire mes mails, aller bosser, aller voir des films, lire, regarder la télé, écouter un peu de musique pour adoucir mes moeurs, voir des amis (j'ai bien mis "des" amis, pas tous attention...) etc...
Autrement dit, je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit cette année...
Repassez l'an prochain on verra!!!!!!!!!
8月31日 MadridMe voici de retour de la capitale ibérique.
Enfin presque. D'une part j'y suis encore un peu, et d'un autre, je n'en reviens pas à l'instant même. Il m'a fallu quelques temps pour me remettre les idées en place.
Savoir si j'avais adoré être en vacances. Si j'avais adoré être à Madrid. Ou si j'avais adoré être en vacances à Madrid.
Diagnostic : J'AI ADORE LES TROIS!!!!!
Tant est si bien que je ne trouve pas les mots pour expliquer.
Heureusement pour nous, Madrid est photogénique. Trop. Des centaines de déclics ont été inévitables, des milliers de cadrages ont été obligatoires, des millions de poses ont été exigées.
Madrid est un ravissement.
Bon, il est vrai, sa situation géographique en plein coeur d'un pays que j'affectionne particulièrement a trés certainement fait pencher mon jugement du côté positif. Limite vers l'émerveillement.
Son soleil flambant a sans aucun doute permis à mes sens d'être au top de leur forme et de leur ravissement.
Ses ruelles colorées ont evidemment égayé mes journées.
Mais il y avait aussi tout le reste. L'ambiance, les places, les jardins, les plaques de rue, les lampadaires, le palais royal, le Prado, les tapas, la sangria, le tinto de verano, la musique flamenco, les patatas bravas, les fous rires inarrétables, les situations loufoques, les horaires décalés et une camarade inoubliable.
Journée type:
14h : Réveil plus ou moins facile (tout dépend de l'arrivée fortuite ou pas des femmes de ménage au petit matin)
15h59 : Départ de l'hôtel (et c'est pas forcément moi qui trainait sous la douche...)
16h01 : Starbuck made in Madrid
16h03 : Ballade
17h : Déjeuner (ben oui on a faim)
18h : Ballade
21h : Retour à l'hôtel
21h30 : Choix d'un resto
21h59 : Départ de l'hôtel
22h34 : Diner
22h44 : Sangria, tapas, jambon, flamenco...
????? : Retour à l'hôtel
Les visites inévitables :
Le palais Royal
Les jardins du Retiro
Les quartiers en marchant
Le bar Cañi
Madrid tout simplement...
Madrid m'a séduit. J'en suis tombé amoureux, alors forcément, je suis en sevrage.
Pour l'heure je vous laisse quelques photos, tentant par tous les moyens de faire venir cette ville au seuil de ma porte (c'est pas gagné hein...).
Pour le reste, je vous souhaite une rentrée bien remplie et tout en joie.
Au prochain voyage...
8月9日 On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille... Encore heureuxJ'ai tendance à répéter à qui veut bien l'entendre, que mon exigence pharaonique quant à mes amis (certains apellent celà intransigeance) relève d'une petite théorie personnelle selon laquelle, les amis sont les seules personnes que l'on choisit soi même.
On a assez à faire avec ceux qu'on nous impose, famille, voisins, collègues de boulot, et j'en passe.
Sauf que chez moi, le choix familial n'aurait jamais été plus luxuriant et plus heureux qu'il ne l'a été réalisé par le hasard. J'ai une famille fomidable, encore mieux que la série TV.
Sauf que, avec ma façon tarabiscotée de voir les choses , c'est bientôt plus un désavantage qu'une joie profonde.
Je m'explique, rengainez vos baïonettes.
Ce soir, samedi soir sur la terre, alors que tout le monde devait être en train d'élire la boîte de nuit qui abriterait leur folie estivale, j'étais tranquilement en train de manger chez mes grands parents, et de partager avec eux quelques moments importants de ma vie.
Et là je me suis rendu compte de quelque chose.
Ils avaient vieillis.
Non pas qu'ils soient grabataires ou incontinents, loin de là, ils pètent carrément la forme, au contraire. Mais quelque chose en moi s'est réveillé, une idée, une vision.
Mon grand père ne serait pas toute ma vie sur cette chaise en train de regarder mes photos de Californie ou d'écouter la dernière chanson en date de son petit fils.
Je me suis rendu compte que finalement, sur terre, le seul Dieu ou la seule puissance existante était le temps. Celui qui passait. Celui qui me faisait grandir et qui les faisait vieillir.
Moi qui serai à Madrid dans une semaine avait envie de tout plaquer pour rester encore avec eux, de prendre une valise et de m'installer dans leur salon.
Pourtant, j'en ai pas mal profiter de mes grands parents. J'ai déjà la chance exceptionnelle d'en avoir 4 extraordinaires. La chance de les avoir à portée de main. La chance de partager pleins de moments avec eux.
Mais cette chance là, c'est un poignard planté dans mon coeur, qui, une fois qu'il sera ôté, entrainera avec lui une bonne partie de moi et laissera place à la plus grande hémorragie que ce monde ait connu. Un tsunami de tristesse et de mélancolie.
Cette chance, je le sais, m'a souvent empêché de faire certaines choses. Je dis empêcher, mais au final, je suis bien plus heureux d'avoir choisi un moment familial.
Je me souviens de cette fille qui se plaignait parfois de manger peut-être trop souvent chez eux... Notre relation a décliné à partir de cette réflexion...
Et puis, il y a aussi une sorte de reconnaissance. L'envie de les remercier pour m'avoir fait tel que je suis. L'envie de leur prouver qu'ils ont fait du bon boulot, avant qu'il ne soit trop tard pour qu'ils s'en rendent compte.
Ce sentiment, je l'ai ressenti une fois, avec mes parents. Le jour où j'ai emménagé.
Je me souviens qu'une semaine loin d'eux les avait vieillis de quelques années. J'étais décontenancé. J'avais envie de revenir en arrière, de tout plaquer et de réintégrer le cocon familial pour ne plus perdre une seule miette de leur existence.
La raison est vite revenue à moi, et la fierté a elle aussi joué son rôle pour me permettre de commencer à vivre ma vie.
C'est un peu ce même sentiment ce soir, mais vis à vis de mes grands parents.
Je n'en profiterai, de toute façon, jamais assez, jamais trop.
Alors oui, il est vrai que quoi qu'il arrive dans cette vie, ma famille passera avant tout.
Il est vrai que j'aurai peut-être pu faire mes bagages et changer de ville, parcourir le monde ou conquérir Paris.
J'aurai pu m'enticher d'une belle demoiselle et me cloîtrer dans notre nid douillet pour le restant de mes jours.
J'aurai pu vivre en ermite au fin fonds de montagnes andalouses, avec une guitare pour toute compagne, et la musique pour toute maîtresse (ou l'inverse).
Mais au final, tout le bonheur du monde, ou plutôt tous les bonheurs de mon monde résident dans mes moments privilégiés, entre eux et moi.
Je n'échangerai jamais la richesse de Bernard Tapie, le talent de Francis cabrel, les conquêtes de mon pote Michel (et Dieu sait qu'il y en a, et pas des dégueulasses, petit clin d'oeil perso), contre ma famille.
On a coutume de distinguer les familles de sang et les familles de coeur, je peux vous dire que quand les deux fusionnent c'est un petit paradis...
7月17日 Folie estivale...Nous voici en plein dans cette saison que nous attendons tous avec impatience, celle qui, sans rien faire de particulier, fait couler nos souvenirs anciens d'amours éphémères, de coups de coeur ensoleillés...
Mais cette saison serait-elle à double tranchant ?
Le trop plein de chaleur dégagé par la présence excessive du soleil n'aurait-il pas de fausses vertus, rendant les hommes de plus en plus à côté de la plaque ?
Comme tous les matins, je me suis levé sans trop d'empressement, à mon rythme quotidien.
Tout paraissait normal.
Ma radio grésillait en tentant de me transmettre quelques notes de RTL 2, la chaleur était déjà palpable dans mon petit appartement, le chat du voisin miaulait déjà, bref la routine.
Je me suis dirigé vers ma cuisine, me suis fait un petit chocolat au lait. Encore une fois, rien qui ne témoigne d'une saison estivale outre mesure.
Et puis je me suis connecté sur internet.
Histoire de suivre le monde.
Je navigais, presque inconsciemment sur ma boite mail, lisais les derniers rapports de la loterie qui m'apprenaient comme d'habitude, que je n'étais pas encore millionnaire, essayait de devenir champion à tout le monde veut prendre sa place...
Et puis j'ai eu le malheur de m'inquiéter de la santé mentale de mes concitoyens et d'ouvrir la page FRANCE des actualités.
Première annonce, un homme a laissé son fils dans sa voiture, vitres fermées, et ce dernier est mort de suffocation...
La chaleur avait commencé à frapper, non seulement le fils qui en était décédé, mais surtout le père qui avait dû ponctionner de son cerveau les 4543234 dernières années, durant lesquelles le même drame n'a cessé de se renouveller.
Cerise sur le gateau, la réaction dudit papa "Je l'ai oublié". Ben pour le coup je crois qu'il l'a perdu aussi.
Deuxième annonce, un autre papa (j'ai vérifié, pas de crime maternel aujourd'hui) qui a décidé de partir en voyage avec ses deux petites filles, mais en choisissant une destination trés particulière, peut-être par volonté d'éviter les embouteillages.
Il les a pendu toutes les deux, et s'est accroché lui même à une corde juste aprés.
Déjà, se pendre soi même, faut en avoir envie, mais participer à la pendaison de ses enfants... la chaleur a vraiment des effets nocifs...
Troisième annonce, aprés m'être repu de misère humaine, je me suis dit qu'un peu de peoplade me ferait du bien. Savoir qui couchait avec qui, qui se mariait, qui divorçait, qui avait des jumeaux dans un hôpital de Nice, qui faisait un flop avec son album malgré sa situation étroite à l'Elysée...
Et là, j'ai cru avoir mon petit infarctus de l'été, sans l'effet canicule.
Dieudonnée à choisi Jean-Marie Le Pen comme parrain de sa fille.
J'ai immédiatement apellé mon amie Zaho qui m'a confirmé "C'est chelou".
On peut être ami avec à peu prés n'importe qui, partager l'opinion de qui que ce soit sans que celà soit un drame public.
Il existe dans notre pays un principe de liberté d'expression.
Mais malgré tout celà, je me demande quand même l'intérêt grandiloquent de donner à sa fille un parrain tel que Jean Marie Le Pen, âgé de quelques années de trop pour épauler cette fille, et surtout chargé de quelques mauvaises idées et affublé d'une trés mauvaise réputation.
Au delà de la provocation gratuite ou de la réelle maladie mentale de notre Dieudonnée national, je m'inquiète pour sa fille.
J'espère qu'il ne finira pas par l'oublier dans sa voiture en pleine chaleur, ni par la pendre avant de ne se pendre lui même... 7月4日 Libertad...Trés chers bloggeurs, je vous salue bien bas.
Un peu d'attente pour ce nouveau billet tant attendu par une majorité d'entre vous (je m'adresse ici à deux personnes).
Le problème est que je ne veux pas parler d'Ingrid Bétancourt. Et qu'en ce moment, l'éviter serait une erreur journalistique extrême. J'avais réussi pendant des années (six ans exactement) à éviter le sujet, toujours tentant de faire comme si je ne savais pas qui était cette femme affichée sur le devant de ma mairie.
Pendant longtemps, j'ai cru qu'il s'agissait de la femme du maire, mais quand le maire est devenue LA maire, je me suis posée des questions.
Et puis j'ai su. Une femme à qui on dit "n'allez pas dans la jungle, c'est dangereux, il y a des guerilleros armés de fourches qui sont pas trés contents" et qui s'est dit "guerilleros avec des fourches... j'y vais ça me fait pas peur".
Six ans de captivité...
Ouais, y en a qui meurent dans la minute aprés leur première rencontre avec ces gens là...
Bref, six ans à rattraper. Tous mes billets du blog à lire, je luis souhaite bien du courage.
Le pire dans cette histoire c'est que cette femme trés honorable, je n'en doute pas, est persuadée que Nicolas Sarkozy est quelqu'un de bien...
Par contre va falloir lui expliquer pourquoi Bernard Kouchner est ministre alors qu'on est même pas en période de cohabitation.
Faudra aussi lui expliquer pourquoi le Président sort avec une ancienne top model qui sort bientôt un album vantant les mérites de la coke colombiennes (Ingrid pourra d'ailleurs confirmer ou infirmer, faut pas me faire croire que six ans dans la jungle colombienne lui ont pas permis d'y goûter...).
Faudra lui dire pourquoi c'est pas PPDA qui la recevra au JT de 20h. Le pauvre homme obligé de prendre sa retraite à 61 ans va trés certainement finir sans abri.
Faudra d'ailleurs lui expliquer si la chanson de l'été "Assis par terre" n'est pas un hommage à ce même PPDA, et pourquoi une chanson qui parle de sans abri a des rythmes si entrainants, et un clip qui se passe sous le soleil avec une demoiselle qui sourit jusqu'aux oreilles quand elle chante "Assis par terre, et n'avoir pour domicile qu'un bout de trottoir".
Faudra aussi lui dire qu'Yves Duteil s'est battu pour sa libération (et là va falloir assumer...).
Faudra lui faire écouter la chanson de Renaud dans la jungle, version espagnole, et l'empêcher de rire.
Faudra lui dire que Pascal Sevran est mort.
Faudra lui demander comment elle fait pour prendre du poids en seulement quelques jours, dans une jungle colombienne.
Faudra surtout l'empêcher de participer à Secret Story, parce que tout le monde saura que son secret c'est d'avoir été otage.
Et puis faudra la remercier de son sens politique extrème à son arrivée. "No mas secuestros". Plus d'otages séquestrés... C'est quand même LA phrase qu'on attendait.
Je propose aussi "No mas Guerra", "No mas catastrofes", "No mas penas", "No mas dolores" ou autre "No mas tristeza".
Bref, je suis trés heureux pour elle et sa famille, mais je suis pas tellement empli d'empathie. Je vais faire le démago de base, mais il y a dans notre pays, des gens qui souffrent vraiment et qui ne l'ont pas cherché.
Pour le reste, je tiens à signaler que je vais bien, parce que bon nombres d'entre vous ont cru à une dépression avec le dernier article, qui pourtant n'avait pas pour but de faire larmoyer la France entière (je laisse cette tâche à la personne suscitée).
Je vais bien, je vous en remercie, et je remercie particulièrement la personne qui m'a laissé bon nombres de commentaires sur mon blog.
Je vous conseille pour l'été un petit livre "J'aurai préféré vivre" de Thierry Cohen, qui n'a rien à voir avec la captivité d'Ingrid Bétancourt.
Et encore une fois, c'est quand même génial que cette femme soit libre, mais faut pas non plus exagérer...
6月15日 Lettre ouverte à ...Lettre ouverte à ... (qui se reconnaitra... ou pas)
Il y a des moments dans la vie où les choix ne sont plus seulement des options, des chemins pouvant bifurquer vers des routes emplies de roses ou d'orties comme le chante si bien notre Francis national.
Il y a des moments dans la vie, où les choix qui se présentent à nous ne sont ni faciles ni évidents.
Il y a des moments dans la vie où l'on aimerait vraiment que tout se déroule comme dans un bon vieux film, avec une happy end, attendue, mais tellement jouissive.
Il y a des moments dans la vie où l'on doit prendre une décision, quitte à passer pour un homme insensible, bizarre, torturé, un artiste qui vit à sa manière sans se soucier de ceux qui l'entourent.
Il y a des moments dans la vie où des explications seraient loins d'être futiles, mais engendreraient des mots et des réponses à faire souffrir le plus insensible des fakirs indiens.
Et puis, il y a moi, qui tente de survivre dans ma jungle urbaine dans laquelle j'ai depuis quelques temps décidé de ne pas m'aventurer. Rester en surface sans plonger vers les profondeurs abyssales de qui que ce soit.
Il y a moi qui prends les décisions qui s'imposent pour ne pas souffrir, ne pas reproduire des schémas passés, toujours présents dans les tréfonds de ma mémoire.
Il y a moi qui décide un jour, comme ça, de ne plus t'adresser la parole, de cesser le peu d'intimité qu'il y avait entre nous, d'agir comme un inconnu, comme s'il n'y avait jamais eu de rencontre, de restos, de sourires, de rires...
Il y a moi qui me rends compte qu'à trop te fréquenter je me perds, je prends des routes que tu n'empruntes pas, ne serait-ce qu'hypothétiquement.
Il y a moi et mon imaginaire habituel qui se dit parfois pourquoi pas... Qui se laisse envahir par des sentiments trop refoulés ces derniers temps et que je ne souhaite pas retrouver.
Il y a moi qui trouve le moyen de s'intéresser à la seule personne au monde qui ne pourra jamais emprunter la même route et marcher sur mes mêmes empreintes.
Il y a moi qui décide de couper court à toute souffrance éventuelle.
Et comme je sais ce qu'entraînerait une quelconque explication de mon comportement, j'évite tout rapport, tout contact, toute approche, je sors ma carapace et mon regard noir, et je te tiens à distance comme un torero effrayé mais obligé d'affronter son destin.
Alors pardon, pardon de ces silences, de cette distance, de tout ce que tu peux ressentir à travers mon comportement.
Pardon de ne pas savoir comment réagir.
Pardon d'être si peu explicatif.
Pardon de tout t'expliquer sur une page web que tu ne liras trés certainement jamais... 6月5日 Mariage moderne...Qui voudrait passer à côté du petit débat des temps modernes (quoi qu'au final pas si moderne que ça) qui secoue le monde socio-philosofico-politico français, devrait s'armer de courage et de patience tant cela relèverait de l'exploit (encore plus qu'un français en finale de Rolland Garros).
Un mariage annulé pour cause de draps propres!!!
Je dois avouer que de prime abord, choqué je ne l'ai pas été. Ce n'est un secret pour personne que la religion musulmane demande à ses ouailles d'attendre la nuit de noces pour s'élever au 7ème ciel.
Tout du moins à la jeune femme, dont le corps trahirait ses envolées sexuelles passées, et qui, au soir du mariage, doit accepter l'auscultation maritale, le mari sachant exactement où et quoi regarder à l'instant T.
Le mari d'ailleurs, tout mâle qu'il est, peut s'en donner à coeur joie, visiter les antres les plus profondes, et faire se succéder les aventures nocturnes, rien sur son corps ne saurait en témoigner.
Jusque là tout va bien, même si on ajoute à celà la loi française qui autorise l'annulation d'un mariage si l'un des deux époux est trompé sur la qualité essentielle de l'autre.
Mais au malheur, un tribunal français a osé appliquer la loi... Non mais des fois...
"Bonjour mademoiselle, je suis masseur professionel et je suis passionné de pêche à la mouche
-Monsieur, je vous épouse..."
Quelque temps plus tard, la demoiselle se rend compte que le masseur est en fait un trafiquant de drogue et que, detemps à autres, il vend quelques armes par ci par là.
Ledit monsieur n'étant pas plus masseur que passionné de pêche, la demoiselle exige de ne pas être mariée. Comme la qualité du monsieur est comme qui dirait différent, la loi l'autorise.
Ce qui a choqué la France, c'est qu'on puisse annuler le mariage.
Ce qui m'a choqué moi, c'est qu'un homme trouve que la seule qualité essentielle d'une femme est sa virginité.
Ce qui m'a choqué moi, c'est qu'une femme ait accepté de se marier avec un homme, croyant que ce dernier ne saurait découvrir sa jeunesse dévergondée, n'ayant pas de licence de biologie.
Ce qui m'a choqué, c'est que l'on ne condamne pas ce genre d'unions et qu'au contraire on s'insurge de son annulation car pour moi le mariage c'est avant tout une histoire d'amour, un amour qui se concrétiserait par le symbole du mariage.
Mais aprés tout, si un homme estime que la qualité essentielle d'une fille réside dans le fait qu'il soit le premier à explorer son entrejambe, et non pas le fait qu'elle soit brune, blonde, rousse (toute façon elle doit être voilée), qu'elle chante du Cabrel sous la douche, embaumant la salle de bains d'odeurs paradisiaques, qu'elle se ballade en nuisette dans l'appartement, qu'elle ait son petit caractère et entraine de jolies bagarres de couples, qu'elle ait cette petite moue quand elle demande quelque chose et à laquelle on ne saurait rien refuser, alors tant pis pour lui.
Et si une femme estime pouvoir être heureuse avec un homme qui se foute qu'elle préfère le thé au café, qu'elle trouve Christophe Maé mignon, qu'elle irait bien au cinéma ce soir, qu'elle aimerait bien faire un tour sur la plage, aller manger une glace, ou se promener en ville. Alors tant pis pour elle.
Et si notre pays estime que l'on peut en toute connaissance des choses accepter ce genre de mariages faussés de tout sentiment et de toute symbolique, alors tant pis pour eux, pour nous et pour tout ceux qui y croyaient encore un peu...
5月30日 Suite de fantasmes...Ceci n'est pas un rabâchage du précédent article, loin de là. Une suite, ni plus ni moins.
Un peu parce qu'il m'a fait réfléchir.
Un peu parce que j'ai eu l'impression de le rater, de ne pas faire sentir ce que je ressentais vraiment.
Petite session de rattrapage, dans la mesure où le besoin s'en ferait ressentir.
Nul besoin de reparler fantasmes. Je n'en pense ni plus ni moins. J'ai dit ce que j'avais à dire sur le sujet.
Laissons de côté les multiples turpitudes de l'âme, nous emmenant trés souvent à vouloir des choses inaccessibles, soit pour s'enfuir de son quotidien tristounet, soit pour viser une lune bien trop haute pour nos pauvres petits bras humains, tendant la main plus par désarroi que par croyance, vers ce ciel trop muet.
Mon fantasme à moi, c'est juste un rêve, une envie soudaine de retrouver mes rendez-vous d'antan. Ceux qui me faisaient frissoner d'avance, rien qu'à l'idée de voir courir le temps, me menant inévitablement vers l'heure H, heure à laquelle je devais retrouver cette charmante demoiselle que je ne connaissais que depuis un jour, une semaine, un mois, un an, une éternité.
Je me préparerai, minutieusement, comme si la belle pouvait percevoir l'intime imperfection de mon être dans mon apparence. Suite à l'excitation du jour, l'angoisse de l'apparat, de l'habit, car même si l'habit ne fait pas le moine, il est le symbôle de l'âme, reflet improbable de l'humeur, de l'envie, et de mon moi profond.
Quid du rasage, rajeunir implacablement avec un rasage de prés, ou laisser transparaître une "cool attitude" tout à fait calculée avec une barbe de trois jours travaillée pour l'occasion.
Il y aurait aussi la touche finale parfumée, le fluide contemporain, l'effluve qui capterait l'attention, qui éveillerait les sens, qui enlasserait sur le moment la jeune fille, et, peut-être, lui permettrait à jamais d'assimiler l'odeur à ce moment là.
Elle, elle m'attendrait, l'air de rien, ayant passé autant de temps sinon plus, à faire en sorte de me plaire au premier regard. Sa touche de parfum à elle m'ennivrerait dés les premiers instants.
Moi je serai juste heureux qu'une fille ait pris tant de précaution pour me plaire. Pour faire en sorte que mon esprit soit chamboulé. Mes sens sans dessus dessous.
Une bise chaste saluerait notre rencontre. Sa toilette serait parfaite.
On irait à travers les rues de la ville, fiers l'un et l'autre d'être vus en si charmante compagnie.
Et puis, on choisirait un petit resto, toujours l'air de rien, mais pas n'importe lequel.
On mangerait, on discuterait à travers deux trois regards qui en diraient long sans vraiment le dire, parfois un sourire témoignerait d'une osmose parfaite.
Et le temps fuirait, trop vite, pas assez, anormalement.
Le vin nous permettrait de s'avouer des choses que l'on n'aurait pas avouer autrement.
Puis le temps se figerait à nouveau pour nous accompagner dans une ultime promenade.
On promettrait de se revoir, plus tard, demain, dans une semaine.
Et la nuit nous reprendrait, laissant la lune sur sa fin, seule spectatrice de ce moment si particulier qu'est un premier rendez-vous...
5月23日 Les fantasmes...Il y a de celà quelques semaines (voir quelques mois, mais le temps passe trés vite), une amie m'a demandé de réfléchir sur le fantasme et d'en débattre ici, avec vous.
J'avoue qu'à première vue, je ne voyais pas bien ce que je pouvais en dire.
Le fantasme, c'est cette chose qui fait rêver, mais qui, parait-il, ne doit jamais arriver. Rien que le principe, je suis contre.
Pourquoi désirer quelque chose à en mourir, et en même temps, préférer que celà n'arrive jamais???
Et pourquoi s'entêter à fantasmer sur un truc qui n'arrivera jamais.
Il me semble moi, que quand je rêve de quelque chose, c'est avec une once d'espoir que celà arrive un jour.
Bien qu'en y réfléchissant, il y a des choses que j'aimerai bien, et qui n'arriveront jamais. Mais je suis pas certain que cela relève du fantasme.
Par exemple, j'aimerais bien que Vincent Delerm arrête de chanter. J'aimerais bien traverser les murs et être invisible pour visiter les maisons des gens.
Oui, c'est vrai que je dois être un brin voyeur. J'adoooooooooorerais pénétrer chez les gens et fouiller chez eux, ouvrir les placards, voir comment c'est agencé etc...
Sans rien voler hein, juste pour regarder.
J'aimerais bien rencontrer Jacques Villeret.
J'aimerais bien voler aussi, comme tout le monde je crois (encore une fois, voler comme un oiseau, pas comme Bernard Tapie).
Je quémandais le ciel pour que mon voisin parte trés loin de chez moi (et finalement, héhéhé, c'est arrivé).
Mais bon c'est des fantasmes assez légers finalement.
Et là où je m'inquiète un peu, c'est que tout le monde a des fantasmes sexuels, sauf moi.
Les bains de perles, les actrices de cinéma, les tenues en cuir, les infirmières, les talons aiguilles, les bas résilles... Ouais ouais ouais...
Pas tellement attrayant tout ça. Enfin, je trouve ça un peu frustrant en fait. Passer sa vie entière à fantasmer sur Ludivine Sagnier pour se marier avec Josiane Balasko...
Et puis il y a la grande question derrière tout ça, faut-il ou non assouvir ses fantasmes ?
Certains disent non, sinon ce ne serait pas un fantasme (et oui, je suis con avec mes questions moi.)
Certains disent oui, mais alors il faut s'en trouver d'autres juste aprés (ben oui, un fantasme ne vaut que tant qu'il n'a pas été réalisé, aprés c'est plus un fantasme, ça fait deux fois qu'on le répète).
Donc au final, fantasmez si vous en avez envie, moi de mon côté, je m'en abstiens pour le moment.
Peut-être viendra un moment où je vivrai ma vie par procuration, à travers des désirs qui ne se réaliseront jamais, des envies inaccessibles...
Pour l'heure, je préfère rester réaliste et critiquer avidement le monde qui nous entoure.
A bientôt.
5月20日 J'ai testé pour vous... Cannes 2008Je l'avais annoncé il y a quelques jours, la Croisette devait m'ouvrir les bras pendant trois jours.
Bon, en fait, deux petites journées sous la pluie. Sous la pluie, sans doute, mais avec des stars quand même.
Brad Pitt, Angelina Jolie, Dustin Hoffman, Eva Longoria etc...
Je vous renvoie du côté photo de ce blog pour découvrir les stars... et ceux qui les traquent. Car enfin cette année, j'ai décidé de vivre le festival dans son envers. Ce que l'on voit des marches, quand on est pas tout à fait devant (rien du tout).
Bref, pas grand chose à dire dans ce billet si ce n'est à travers les photos de ce qu'est Cannes. Une folie extraordinaire, dans laquelle moi, humble petit terrien n'a pas grand chose à faire. N'étant pas du genre à traquer les stars, à les suivre de mon zoom numérique et de mon trieur empli de photos des uns et des autres.
N'étant pas non plus du genre de ceux qui montaient les marches en posant devant les photographes (ben en fait j'ai essayé et ça n'a pas vraiment marché).
Bref, Cannes c'est sympa mais trés superficiel, et y a un moment où on a quand même envie de revenir dans la vraie vie. J'ai même pas vu Ludivine Sagnier...
Je vous laisse contempler les photos et le look improbable de Gad Elmaleh.
A bientôt. 5月15日 Un peu de temps...Il se trouvait devant moi, quelques jours de repos. Deux et demie pour être précis.
J'avais le choix quant à l'occupation choisie pour les combler.
Remplir ma feuille d'impôt et m'apercevoir que je ne l'ai toujours pas reçu, que c'est normal parce que c'est ma première à moi tout seul (sauf si mes parents se rendent compte dans la foulée que je leur rapporte une réduction non négligeable avec mon statut d'étudiant salarié, étudiant que je suis de moins en moins par ailleurs) et que donc c'est à moi d'aller quémander ladite feuille à mon agence d'impôt aux heures de bureaux.
Aller poster ma nouvelle réclamation pour l'hôtel de police, qui me permettra, sans doute, d'éviter de payer le PV reçu il y a presque un mois (et donc qu'il serait temps de dénoncer), émis par un agent qui n'a pas su différencier ma citroën d'une peugeot, et a déclaré sans vergogne que je possédais une "peugeot saxo". Donc mon PV de 11 euros ne devrait me coûter que 4 euros 45, prix du recommandé avec accusé de réception.
Je viens d'ailleurs de découvrir un site génial qui vous permet de dénoncer presque tous vos PV (www.aallopv.com).
Partir dans la jungle colombienne et mettre fin à la Farc académy d'Ingrid Bétancourt, bien qu'en y réfléchissant bien, si bernard Kouchner n'y arrive pas, c'est pas certain que moi, humble citoyen français lambda, je parvienne à ma tâche. Ce qui est énervant quand on sait que tant qu'elle ne reviendra pas, on en entendra parler...
Partir faire du tourisme en Autriche, en prenant soin d'éviter les caves et autres recoins sordides de ce pays qui, quoiqu'on en dise, n'a rien à envier à la France qui de son côté, décide de ressortir la même histoire d'inceste, et, au miracle du hasard, parvient même à en sortir un livre...
Partir en Birmanie, enfin essayer d'entrer dans ce pays qui a fermé ses frontières. C'est balo, parce qu'en lieu et place d'une colonisation ou croisade quelconque, on aurait bien aimé leur proposer notre aide...
M'acheter une console de jeu, ce qui parviendrait à parachever mon associabilité due à mes horaires décalés du fait de mon travail d'agent cinématographique.
Envoyer une lettre à Francis Cabrel pour lui dire que je suis encore plus fan qu'avant, que le dernier album est excellent, et que je serai encore parmi le public de sa prochaine tournée.
Faire un peu de ménage chez moi, et trier mes papiers qui s'entassent de façon inquiétant sur la table de mon salon. Au final si j'attends un peu, je mettrai tout à la poubelle, ce sera plus simple.
M'inscrire pour aller aux JO de Pékin, catégorie boycott, parce que moi je suis pas sportif, alors je peux me permettre de dire tout plein de mal, et de m'insurger face à ceux qui décident de faire leur métier et de respecter leur engagement professionel, oh les vilains!!!
Partir à la recherche de mon voisin, qui, aprés un mois d'absence ne me manque pas plus que ça, mais me fait perdre énormément d'argent et de visites sur son blog, qui se voit amputé de ses péripéties et autres phrases fantasques.
Et finalement, parce que tout celà ne me convenait pas outre mesure, je me suis dit qu'un petit tour sur la croisette, en plein festival, ne devrait pas me faire de mal.
Avec la chance qui me caractérise ces derniers temps, je viens de voir qu'il risque de pleuvoir pendant mes deux jours et demis...
Qu'importe, je vais essayer d'en profiter et de ramener quelques photos, si possible aussi sympa qu'il y a deux ans (la preuve dans la catégorie photo de cet espace!!!).
A noter que dans les mois prochains, une envie de voyage s'empare de moi, et que si tout se passe comme prévu, il est fort probable que l'été habituel soit aux couleurs Madrilènes, et que l'été indien ait des odeurs maghrébines.
Je vous dis à trés bientôt!!!
5月6日 Epilogue...Depuis mon retour d'outre Atlantique, je sentais bien que quelquechose d'anormal régnait dans mon petit immeuble.
Un calme trop parfait, un respect incensé de mes heures de sommeil, bref, un truc de louche j'en étais sûr.
Au départ, j'ai cru que le décalage horaire était responsable de tout cela, qu'elle me manquait ma petite Amérique, que mes Starbucks matinaux se faisaient languir...
Mais c'était toute autre chose.
Mon voisin était parti!!!
On peut dire qu'il a le sens des apparitions et disparitions.
Le premier jour de mon aménagement, il avait fait une entrée fracassante dans ma vie, insultant au passage toute ma petite famille, et venant s'excuser quelques minutes plus tard, m'expliquant que c'était la faute de sa copine qui était partie avec "les bagues". Et depuis ce jour là, bon nombre d'histoires avaient ponctué notre petite communauté (peu entretenue il est vrai).
Aprés deux semaines de silence radio (ce qui est vraiment inquiétant quand on connait le personnage), je me suis inquiété.
Non plutôt interrogé. Selon moi, il était soit mort, soit en prison (oui j'ai une idée perso de son destin qui n'est pas trés enviable ni trés positive). Mais quand même, je voulais savoir. Une curiosité malsaine pour régaler les lecteurs de ce blog (et pour me régaler moi par la même occasion).
Alors j'ai attendu, et un soir, de retour d'une journée harassante de boulot (tu parles!) je découvris que son nom avait disparu de la boîte aux lettres.
Pour le coup, j'en étais sûr, il se passait quelquechose.
Deux jours plus tard, alors que j'étais sur mon balcon, regrettant le climat californien, je vis un homme qui ressemblait étrangement à mon voisin, mais beaucoup plus vieux que lui.
Mon intuition masculine me fit conclure que j'avais à faire au père. Conclusion qui se révéla correcte lorsque l'homme débarassa de son immobilier le petit appartement du dessous.
Mais aucune trace de mon voisin...
Le lendemain, mon intuition et moi-même nous apprétions à aller déjeuner en ville lorsque je croisai sa mère dans les escaliers.
Sa mère je la connaissai déjà puisque je l'avais eu au téléphone un jour où il était venu en pleur chez moi parce qu'il voulait déménager et que maman voulait pas (oui c'est bizarre de voir le gars qui battait sa copine de l'autre côté du mur, pleurer parce que maman ne voulait pas payer de caution).
Alors j'avais appellé sa mère parce que dans le fonds, ça m'arrangeait bien qu'il quitte ma mitoyenneté.
Donc, je croisai sa mère par une belle journée de printemps qui me raconta qu'il avait foutu le camp "pour de bon". J'ai eu peur que la mort soit responsable de ce "pour de bon", mais non.
Sa folie l'a encore une fois frappé, et le voilà maintenant qui sillone les routes françaises, et peut-être d'ailleurs.
Toujours est-il qu'une page se tourne dans mon petit univers.
Je n'aurai plus le droit à ses théories extraordinaires sur tout et tout le monde.
La dernière en date un peu salasse étant que, comme son ex, lors d'une réconciliation sexuelle qui ne dura pas plus de 24 heures, avait avalé son sperme, elle devait sans aucun doute être amoureuse de lui...
C'est le genre de phrases qui vont me manquer, je crains.
Le calme est donc revenu dans mon petit immeuble. Gare à vous si vous le croisez, cet homme est quand même bien entamé!!!
Et si jamais l'envie vous prenez d'habiter pas loin de chez moi, la place est libre.
Bloguesquement...
5月2日 Las VegasUltime étape de mon périple californien, Las Vegas...
Capitale du jeu et de la débâcle, le ton était donné bien avant mon arrivée.
Encore une ville qui s'avérait être trés différente de ce que j'avais pu découvrir à San francisco ou Los Angeles.
Une ville... Le mot est grand. Plutôt un immense mirage faisant croire à une véritable ville.
Une ville de casinos, d'hôtels... et c'est à peu prés tout.
Alors bien evidemment, c'est quand même un haut lieu de l'Amérique, et ne pas y aller aurait été une erreur fondamentale, tant pour le symbôle que pour l'architecture extraordinaire qui se dresse devant nous.
Mais Las Vegas plus de trois jours, c'est un enfer à vivre. Il faut bien avouer que mis à part le Strip (pas le strip tease hein, je parle bien de l'avenue principale de cette immense ville) de jour, puis de nuit (pas le même jour de préférence), il n'y a pas grand chose à voir.
Ce sont les hôtels que nous visitons à Las Vegas, et le jeu en vaut la chandelle. Chaque hôtel a son propre casino, sa propre voiture à gagner, son propre restaur... non pardon, sa propre bouffe à destination des obsédés de la molette (je parle des machines à sous), et sa propre galerie marchande qu'il ne faut rater sous aucun prétexte. Recréer Venise ou les rues de Paris en intérieur, il n'y a qu'à Las Vegas que l'on peut voir ça...
Et puis si vous avez la voiture, alors offrez-vous les grands espaces, Grand Canyon en priorité.
Et pour le coup, le voyage à Las Vegas prend toute son ampleur... Je vous laisse les photos pour juger objectivement de la grandeur du truc...
Et puis il y a les bizarreries américaines, les incompréhensions touristiques peut-être, qui m'ont laissé un peu brin amer.
Emmener ses enfants à Las Vegas, en proie à des visions sympathiques de jeunes filles (ou moins jeunes d'ailleurs) dénudées, affichées sur tous les bons camions de la ville, et annonçant que la fille sur la photo peut être dans la chambre du père dans moins d'un quart d'heure.
Ajoutons à celà la distribution gratuite et intempestive de petit dépliant proposant moultes autres femmes dénudées proposant à leur tour leurs services aux pères de famille poussant la poussette en compagnie de leur compagne.
Et puis il y a le monde du jeu... Déroutant...
Beaucoup de personnes âgées, ou ridées tellement elles ont plissé les yeux devant les machines à sous. La carte de crédit trés étroitement serrée autour du coup, le comptoir de la machine entouré d'hamburgers et de verres de soda alcoolisés. Peu de vie dans leurs yeux, juste cet espoir quelque peu effrayant et glauque de voir s'aligner trois 7, trois diamants afin de repartir avec le pactole annoncé, et voir sa photo sur la devanture de l'hôtel...
Bref, Las Vegas quoi...
Je vous laisse avec ces quelques souvenirs de voyage, et reviens trés bientôt avec de vrais billets, plein d'ironie et de cynisme, comme d'hab quoi... 4月20日 Los Angeles...Deuxième étape de ce maintenant célèbre périple californien, Los Angeles.
Soit disant la cité des anges...
Aprés une première semaine de folie à San Francisco, nous étions remontés à bloc pour vivre encore plus d'aventures et découvrir encore plus de décors surréalistes et enchanteurs.
Los Angeles fut une surprise.
Loin de la simplicité de Cisco, Los Angeles s'est dévoilé dans un périmètre inaccessible pour nos pauvres petits pieds, déjà bien entamés, mais gonflés à bloc.
Découvrir Los Angeles à pied est un défi inexploitable pour de pauvres petits touristes devant remplir chaque seconde de leur séjour.
Si je devais définir la ville en quelques mots, je dirai Cinéma, Plages et Mexique.
Cinéma:
Que serait Los Angeles sans Hollywood, sans le Walk of fame, ces étoiles gravées dans le béton, ces empreintes laissées par les légendes du cinéma ?
Personnellement, Hollywood Boulevard m'a déçu. Je m'attendais à quelque chose proche de la croisette en plein festival de Cannes, une espèce d'avenue brillante.
En guise d'avenue brillante, j'ai découvert un espace touristique et commercial axé sur le cinéma. Des petits commerces sans prétention, et sans grand chose d'ailleurs, des pauvres gens qui tentent de vivre de la célébrité de ceux qui ont mieux réussis dans la vie.
Ici on peut se prendre en photo avec Jack Sparrow, là on peut photographier spiderman en plein exploit... si on a la gentillesse de leur laisser un petit dollar.
Et puis il y a les boutiques un poil plus glauques, axées sur un autre genre de cinéma qui fait apparemment recette également.
Et puis, il y a ces gens qui se ruent sur les étoiles, qui les touchent, qui les regardent, qui les photographient, comme si ces étoiles en béton étaient un bout de leurs acteurs préférés. Bien evidemment, je n'ai pas échappé à cette fièvre et me suis senti obligé d'en prendre une en photo...
Sans parler de ces empreintes de pieds et de mains, jetant littéralement les gens au sol afin de comparer de façon fine la longueur de leurs doigts avec ceux de John Travolta, au cas où le succés se situent au bout des doigts.
Heureusement, il y a le vrai cinéma, tout autant commercial et touristique, mais beaucoup moins glauque.
Les studios!!!
Universal et Warner en tête. Deux voyages au coeur de la magie du cinéma, avec les décors, les costumes, les attractions.
Un poit d'honneur à la cafétéria de Friends, gardée intacte pour mon grand plaisir.
Les plages:
Que serait Los Angeles sans Malibu, Santa Monica et Venice ?
Sans doute l'attrait majeur de la ville, ses plages immenses, son sable fin, et son soleil cuisant, même en plein mois de mars.
Des kilomètres de sables où se regroupent joggeurs, skateboardeurs, rollermen, cyclistes et promeneurs occasionnels.
Le pacifique à l'état pur...
Un régal pour les yeux et pour l'âme alors que pendant ce temps là il neigeait à Chicago... Drôle de pays.
Les Mexicains:
Que serait Los Angeles sans ceux qui ont créé la ville, les Mexicains. Car s'il y a bien une ville fondée par un Mexicain, c'est bien Los Angeles. Du coup, on s'y croirait au Mexique.
Une sorte de grand ghetto où l'espagnol est la langue officielle et l'anglais une sorte de lien avec le reste du pays.
El pueblo, LE quartier mexicain par excellence est à découvrir.
Bizarrement collé à Chinatown, le melting pot américain prend ici toute sa signification.
Et comme dans toutes les villes outre Atlantique, ces mendiants qui côtoient les plus grands immeubles chics de la ville.
Un partage des richesses encore problématique.
Bref, mis à part les quartiers de Beverly Hills, Los Angeles n'a pas tellement d'attrait en dehors de son légendaire cinéma et de ses plages interminables...
Prochaine et dernière étape, la ville du jeu...
4月14日 San Francisco s'embrume..."Si vous allez à San francisco... Vous y verrez, une ville que j'aime bien..."
Première étape de mon périple Californien, San Francisco s'est découverte devant mes yeux ébahis, promettant un voyage plein de rêves et de magie.
Difficile de parler d'une ville dans laquelle je n'ai passé que cinq jours de ma vie, mais que j'ai pourtant l'impression de bien connaître et d'avoir appréhender, du moins en surface.
J'en connaissais la réputation à travers les célèbres "Chroniques de San francisco" que j'avais dévorées un mois avant mon départ, et cette réputation s'est révélée méritée.
San Francisco est une ville merveilleuse. D'une part grâce à sa superficie éloignée des énormes villes américaines, enfer du touriste bipède obligé de visiter le métro urbain peuplé de créatures plus ou moins splendides (confer Los Angeles dans quelques semaines), et de s'octroyer un massage de la voute plantaire tous les soirs, San Francisco peut se visiter à pied!!!
Ensuite, bien evidemment, les décors offerts par cette ville sont géniaux et dépaysants à 300 pour cent. Les fameuses rues pentues, le fameux Golden Gate, le Cable Car, les plaques d'égout fumantes, bref une part de cette Amérique que l'on rencontre dans les films.
Tout n'était pourtant pas gagné dans ce pays où tout est automatisé, nous renvoyant sans cesse à des machines sans autre explication quand ces dernières sont en panne, ou en dérèglement psychique.
Dés la descente de l'avion, nous nous sommes retrouvés à négocier avec un distributeur de métro pour comprendre quelle ligne quel arrêt et quel prix il fallait payer pour arriver à bon port, c'est à dire à notre hôtel.
Aprés maintes concessions, nous avons accepté de monter dans la rame qui arrivait et nous sommes retrouvés dans la ville, entourés par de vrais buildings immenses, des tramways de toutes les couleurs et un plan à appréhender en vitesse pour trouver le Grant Plaza.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque à force de pas hésitants, mes yeux se sont levés face à l'entrée majestueuse de Chinatown. Mon hôtel dans Chinatown? Non, ça ne pouvait pas être. Et pourtant ce fut...
Au final, une belle expérience, et pas tellement de sushis, de nems et de ninjas à ma fenêtre, bien heureusement, j'avais choisis San francisco, pas Tokyo.
Le décalage horaire aidant, nous avions gagné une journée dans ce voyage, nous permettant ainsi d'arpenter nos premières rues, et de découvrir nos premières bonnes impressions sur la ville, le port, le Fisherman's warf, et autres rues colorées.
La deuxième journée est sans doute la plus magique, et la plus merveilleuse. Aprés un Starbuck et une location de vélo, nous avons pédalé dans la baie de San francisco jusqu'au Golden Gate que nous avons traversé, apercevant ainsi une vue imprenable de la ville, et ce jusqu'à ce magnifique village qu'est Sausalito où un ferry nous attendait pour nous ramener en temps et en heure.
Comment passer à San francisco sans se rendre dans les fameux quartiers de Castro et de Haight Hashburry, essayer d'apercevoir la maison bleu accrochée à la colline...
Comment ne pas se hisser au plus haut point des Russian Hills, en cable car, et s'émerveiller devant le paysage extraordinaire?
Bref, San Francisco est magique.
Magique mais américaine, et comme toutes les villes américaines en proie à une population diverse et multiple.
Ce qui en fait la force peut aussi en faire la faiblesse. Rencontrer des gens aux cultures multiples, aux allures diverses et aux habitudes variées est un plaisir, une richesse que l'on peut exploiter à San francisco.
Mais ces différences sont beaucoup moins amusantes lorsque les quartiers riches sont adossés aux biddonvilles et aux quartiers beaucoup moins chanceux dans la vie. Pour le coup, la distribution des richesses prend un aspect concret.
Et puis ce patriotisme à toute épreuve, des drapeaux américains jusque sur le cadis de ce SDF qui fouille dans une poubelle afin d'avaler les restes d'un gobelet de café peut aussi géner parfois.
Pour le reste, San Francisco reste mon meilleur souvenir de périple californien et la vision du Golden Gate dans la brume me manquait dés le premier mile parcouru, laissant la ville derrière moi.
Prochaine étape Los Angeles...
Les points forts :
*San Francisco tout simplement
* La ballade en vélo sur le Golde Gate
*Le centre commercial de Macy's
*La gentillesse du personnel du Grant plaza
Les points faibles :
*Une ville un peu morne la nuit tombée
*Un brouillard étonnant, mais que serait San francisco sans son brouillard légendaire...
*Une ville familiale et posée dans laquelle il fait bon vivre si on est marié avec des enfants et un chien que l'on promènerait le dimanche à la campagne avec le Pick up familial...
L'anecdote personnelle :
Point culminant de mes rencontres extraordinaires, je me suis retrouvé en plein San francisco avec un SDF trés avenant qui voulait négocier la vente de quelques kilos d'herbe, kilos qu'il m'a gentiment montré sous le manteau, et qu'il insisté pour me faire tester...
4月10日 Goodbye America... Welcome in FranceHello everybody,
Je suis de retour dans notre bon vieux pays, emplis de gens heureux de vivre, enjoués, honnêtes, et le coeur sur la main.
Non, je déconne, j'habite bien en France...
Alors, que dire, que dire quand il y a tant à raconter ?
Déjà, chose trés importante, mon périple a été beaucoup moins épique que celui de la flamme olympique, à croire que mon arrivée à San Francisco était beaucoup moins attendue et adulée que celle de cette vulgaire lampe torche. Aucun signe sur le Golden Gate quant à ma présence dans cette magnifique ville Californienne.
Peut-être aurai-je dû débarquer de Pékin, cette fabuleuse ville, capitale du pays le plus merveilleux du monde (j'ai reçu des menaces asiatiques récemment alors je prends mes précautions).
Bref, pays qui est en tout point convenable au sport, loisir qui prône un respect sans faille de l'adversaire (confer Zidane en finale de la coupe du monde... ça faisait longtemps que je l'avais pas ressortie celle là), qui prône également un fair play à toute épreuve (confer le PSG qui laisse gagner ses adversaires depuis des mois et des mois juste par gentillesse) et qui prône surtout que le principal c'est de participer (confer encore une fois le PSG qui participe... ou pas).
Donc les JO en Chine je dis oui, surtout qu'avec la liberté que connaît la presse locale, on est certain de suivre une actualité dénuée de toute fioriture...
On oublie peut-être qu'il ne s'agit que de sport, de jeux olympiques, et non pas de G8 ultramondial sur la question des bombes nucléaires et des droits de l'homme.
C'est un peu comme si on rayait Paris de la carte parce que Sarkozy était (ah non pardon est toujours, malheureusement) Président de la République, comme si on boycottait le prochain album de Carla Bru... pardon Sarkozy, parce qu'elle se serait marié avec la personne sus-citée (ah bon? c'est pas un canular de Jean Yves Lafesse ou Gerald Dahan ? ILS SONT VRAIMENT ENSEMBLE???????).
Bref, remettons les choses à leur place, un sportif est un sportif, un politique est un politique et Alain Delon est Alain Delon.
Sur ces quelques mots je tiens à vous préciser que suivront prochainement quelques infos sur mon voyage en Californie, avec un rapport détaillé des trois villes que j'ai visité. San Francisco, Los Angeles et Las Vegas, peut-être quelques photos mais pas trop parce que les photos c'est perso, et peut-être quelques anecdotes croustillantes qui sait...
Je vous laisse patienter encore quelques jours, je précise que le dernier Cabrel est une petite merveille et que mon retour en France n'a été égayé que par la réception de ce colis (et aussi parce que la première info que j'ai eu c'est qu'Eve Angeli s'était planté avec son GPS, c'est fort quand même).
Je vous embrasse portez-vous bien, et arrêtez d'aller voir les CHTIS!!!! |
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